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Crise dans le renseignement au Cameroun: Le patron de la DGRE s’explique!

La réaction de Maxime Eko Eko suite à la publication d’une enquête du journal Intégration

Lundi 26 mai 2014. Il est 11h37 à notre montre. Un numéro inhabituel (22 50 99 22 51) s’affiche sur le téléphone de travail du directeur de publication de votre journal. «Puis†je parler à M. Thierry Ndong?» interroge l’interlocuteur à l’autre bout du fil, qui ne manque pas de se présenter. Il s’agit de Léopold Maxime Eko Eko. L’entretien démarre sans les règles de politesse d’usage. Léopold Maxime Eko Eko, directeur général de la DGRE, est un brin irrité par notre article publié à la grande une de l’édition en kiosque ce lundi 26 mai. Il s’étonne de ce que l’enquêteur de service n’a pas essayé de prendre sa version des faits. Le patron de la DGRE y voit une envie malveillante de nuire à sa personne. Pendant une dizaine de minutes, le commissaire divisionnaire justifie, critique, sermonne et accuse. Ci†contre le discours unilatéral de M. Eko Eko. Nous y annexons une note de la rédaction et republions l’article querellé, pour une information complète de nos lecteurs. Nous ne saurions finir sans réitérer notre bonne foi dans cette production éditoriale. Pour nous, il n’a jamais été question de règlement de comptes ou d’argent. Ô grand jamais.

I-Relations avec les patrons de la police et de l’armée
«Vous dites que je suis en froid avec le Délégué général à la Sûreté nationale. Vous savez comment on s’appelle? Il m’appelle «Mon fils»; et je l’appelle «Mon père». Comment un fils peut†il ne pas porter son père dans son c ur? Vous connaissez le nombre de services que je rends au DGSN, Martin Mbarga Nguelé?» «Vous dites que je ne vais pas au ministère de la défense. Êtes†vous au courant que le week†end dernier (ndlr 24†25 mai), à la demande des chefs d’Etat camerounais et tchadien, j’étais en séance de travail au Mindef avec le ministre tchadien de la Défense! Et cette rencontre de travail était supervisée par le ministre Edgard Alain Mebe Ngo’o.»

II-Missions de la DGRE
«Vous dites que le renseignement n’est plus partagé entre les différents chefs. Sachez que les textes organiques de la DGRE donnent la primeur de nos informations au chef de l’Etat. C’est à lui de décider de ce qu’il faut en faire». «Je suis un pur produit de la DGRE. En 30 ans de carrière, j’ai travaillé pendant 26 ans ici à la DGRE. C’est une maison que je connais par conséquent très bien». «Je suis fils de paysan. Et je suis chrétien. Dieu seul me guide et me protège. Lorsqu’on me nommait à la tête de la DGRE, beaucoup de personnes ne me donnaient pas six mois, mais aujourd’hui j’en suis à ma quatrième année, grâce à Dieu».

III-Intrigues et délations à la DGRE
«La cérémonie des v ux n’a pas eu lieu cette année à la DGRE. Parce que nous avons inauguré en juillet de l’année dernière de nouveaux bâtiments. A l’occasion, nous avions eu à faire le point général avec le personnel de la DGRE. En ma qualité de manager, j’ai jugé utile de ne plus organiser une cérémonie de v ux, puisqu’il n’y avait pas eu de grandes évolutions entre juillet et décembre.» «Vous m’accusez d’empêcher à mon adjoint d’être à l’aéroport lorsque je suis indisponible pour accueillir le chef de l’Etat. Sachez que la Direction de la sécurité présidentielle octroie des invitations nominatives à tous ceux qui doivent être à l’aéroport pour les événements du chef de l’Etat. Mon invitation ne saurait donc servir à quelqu’un d’autre».

IV-Accusations gratuites de M. Eko Eko contre le journaliste rédacteur de l’article
«Je n’ai pas pris votre femme. Je n’ai pas pris votre maison ou votre voiture, je n’ai pas pris votre argent. Je ne vous connais pas. Mais je suis victime d’une méchanceté gratuite de votre part. Pour cela, je vais prier pendant neuf jours devant le tabernacle, en prononçant votre nom». «Vous êtes au service de l’argent. Vous avez pris de l’argent pour écrire contre moi. Vous avez pris fait et cause pour les forces d’argent».

Note de la rédaction
Nous ne ferons pas de commentaire à cette sortie du patron de la DGRE. Pour éviter de brouiller son message et pour montrer que nous n’avons pas de parti pris. L’enquête que nous republions ci†contre est partie d’une concertation au sein de la rédaction de votre journal. Nous avons recoupé à plusieurs sources. Nous avons produit un travail équilibré. Personne ne nous a donné le moindre sou pour régler quelque compte. Nous sommes dans une posture éditoriale républicaine. Et cette enquête doit être comprise comme notre contribution à la lutte contre Boko Haram. Nous maintenons tout ce qui est dit dans cette enquête. Car nous n’avons rien inventé. Pour les menaces à peine voilées (prière devant le tabernacle en prononçant le nom du journaliste†rédacteur), Dieu est celui de tout le monde. Il voit nos c urs et connaît nos intentions. C’est pour cela que nous sommes plus que sereins au journal INTEGRATION. Néanmoins, nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale, au cas où quelque chose de fâcheux nous arrive.



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