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Crise ivoirienne: Le HCR annonce des milliers de réfugiés

Redoutant des violences, de nombreuses populations ont fui le pays, plusieurs d’entre elles sont signalées au Liberia voisin

Déjà près de 25 000 refugiés
Alors que la Côte d’Ivoire continue sa crise post électorale, un porte parole des nations unies, a fait savoir que près de 25 000 personnes avaient déjà quitté la côte d’ivoire pour se réfugier au Liberia voisin, par crainte de la survenance d’un conflit social. « Les réfugiés continuent d’arriver au Liberia au rythme de 600 quotidiennement », a précisé M. Edwards au cours d’un point de presse à Genève, où se trouve le siège du HCR. Les Nations unies, a-t-il ajouté, sont en train d’aménager un nouveau camp de réfugiés d’une capacité d’accueil initiale de 18.000 personnes à Bahn, dans l’est du Liberia. Cette annonce intervient alors que sur le terrain diplomatique, le Premier ministre kényan, Raila Odinga, médiateur de l`Union africaine (UA) dans la crise ivoirienne, devrait revenir à Abidjan pour la deuxième fois, avant la fin de cette semaine. Mais avant, des sources officielles ont fait savoir qu’il se concertera avec Jean Ping, le président de la commission de l’UA, pour avoir une position définitive à défendre. La deuxième visite de Raila Odinga en Côte d’Ivoire intervient après celle, très discrète, de l`ex-président nigérian, Olusegun Obasanjo, qui a quitté Abidjan lundi après y avoir passé deux jours. La diplomatie africaine est aujourd’hui embourbée dans la crise ivoirienne. Il lui sera difficile de faire marche arrière, de même qu’elle ne possède pas les ressources nécessaires pour aller jusqu’au bout de son ambition. L’hypothèse d’une offensive armée divise plus d’un pays. Et la communauté des Etats d’Afrique de l’ouest ne possède pas les moyens de faire face à l’importante crise humanitaire qui pourrait résulter d’une telle initiative. Près de 7 millions d’étrangers vivent et ont des affaires en côte d’ivoire. Le Nigéria qui possède l’essentiel des forces militaire de la CEDEAO ne peut s’engager dans un conflit en Côte d’ivoire, dont l’issue est incertaine. Ses crises internes sont déjà assez difficiles à gérer, et en pleine année électorale, Goodluck Jonathan, ne voudrait pas se risquer à un échec et des pertes en vies humaines.

La société civile africaine divisée
Laurent Gbagbo qui certainement le sait prend chaque jour l’ampleur de la difficulté de la communauté internationale à intervenir par la force. La crise ivoirienne ne concerne plus seulement les ivoiriens, dans différents pays d’Afrique, le débat entre pro Ouattara ou pro Gbagbo, est de plus en plus grandissant. Mais le discours de Gbagbo passe dans une Afrique pauvre et accusatrice de l’exploitation des pays riches. Un rassemblement de la société civile africaine prétend vouloir faire éclater la vérité dans la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Le parlement africain de la société civile, dont le siège est à Lomé au Togo, veut mener ce combat. Des responsables de cette association panafricaine ont présenté aux média ivoiriens, un pan de leurs activités. M. Yao Philippe Mensah Dogo, premier responsable du parlement africain de la société civile, a expliqué que son organisation est venue s’enquérir de la situation : «Notre organisation a observé le 1er tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. On a donc été témoins de certains faits. C’est au Burkina Faso que nous avons appris ce qui se passe aujourd’hui. L’objectif de notre structure est de mobiliser la société civile africaine à faire bloc pour barrer la route à la CDEAO pour son intervention militaire en Côte d’Ivoire», a-t-il fait savoir. Cette organisation se dit soucieuse de la vie de nombreux Africains vivant en Côte d’Ivoire. «Les grandes victimes d’une intervention militaire, ce sont les civils. Notre devoir est donc de les protéger. Pour ce faire, nous allons organiser une grande conférence internationale le 19 janvier 2011 à Lomé au Togo pour exposer les raisons profondes de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Nous allons condamner toute intervention militaire en Côte d’Ivoire, dénoncer l’ingérence de la France dans les affaires ivoiriennes etc.», a annoncé M. Yao Philippe Mensah. Dans de nombreuses capitales européennes par contre, ce sont les manifestations pro ou contre Gbagbo qui sont à l’honneur. Sur le plan diplomatique, l’ambassadeur nommé par Ouattara à l’ONU, multiplie les offensives diplomatiques pour faciliter l’exécution d’une offensive militaire. L’église ivoirienne joue la carte de la neutralité. L’archevêque métropolitain de l’archidiocèse de Bouaké, Mgr Paul-Siméon Ahouanan Djro, a fustigé le fait que les fidèles chrétiens catholiques et ceux de la communauté musulmane ne respectent plus les lieux saints. Une allusion claire aux attaques des mosquées dans la commune de Grand-Bassam par des personnes peu scrupuleuses. Il a félicité et remercié la communauté musulmane qui est restée digne dans cette épreuve en ne posant aucun acte qui puisse éventuellement provoquer une guerre interreligieuse dont les conséquences enfonceraient encore plus le pays.

25 000 refugiés ivoiriens annoncés
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