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Crise sociopolitique au Cameroun: « la solution ne pourra être trouvée qu’à travers le dialogue » Union européenne

Maja Kocijancic, porte-parole du Service européen pour l’action extérieure

Maja Kocijancic, la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a appelé jeudi, les différentes parties impliquées dans la crise sociopolitique que traverse le pays à un « dialogue dans un contexte serein et inclusif ». 

A travers un communiqué rendu public ce jeudi soir, Maja Kocijancic, précise aux acteurs politiques camerounais que la situation actuelle du pays peut trouver une solution durable à travers un « dialogue, dans un contexte serein et inclusif, où les libertés fondamentales et l’état de droit sont respectés »  

Dans son communiqué, Maja Kocijancic  dresse un constat des événements corollaires aux marches blanches organisées samedi dernier par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Le faisant, la porte-parole de la diplomatie européenne dénonce « un usage disproportionné  de la force par les forces de sécurité ainsi que de multiples arrestations dont celle de Maurice Kamto, leader du MRC qui au fil du temps s’est érigé en principal parti de l’opposition du pays ».

Dans le même temps,  elle ne manque pas de revenir sur les incidents violents causés par des opposants contre certaines ambassades du Cameroun à l’étranger.

Samedi le 26 janvier dernier, bravant l’interdiction des autorités, les militants du MRC ont tenu des marches dites « marches blanches » sur toute l’étendue du territoire. Percevant ces marches comme un acte de défiance, les forces de sécurité ont « violemment » repoussé les manifestants.

Dans la ville de Douala, où l’événement aura eu plus d’écho, les forces de sécurité auraient blessé par balle deux hauts cadres du MRC dont Célestin Djamen et l’avocate Michèle Ndocki. Réagissant à ces événements,  le gouvernement avait démenti l’usage des armes à feu à Douala.

Il est aussi à préciser qu’après avoir appris que des cadres de son parti avaient été blessés par « balles », Maurice Kamto qu’accompagnait Christian Penda Ekoka, le président du Mouvement Agir s’étaient rendus dans l’après midi samedi à Douala pour s’enquérir de la situation de ces militants hospitalisés.

Toutefois le président du MRC et son compagnon ne reviendront à Yaoundé que lundi après avoir été interpellés à Douala dans le domicile d’Albert Dzongang l’un de ses lieutenants. Plusieurs griefs sont portés à son encontre. Trouble à l’ordre public, hostilité contre la patrie , rébellion de groupe, insurrection, incitation à la révolte, en sont quelques uns.

Lors de la mise sous presse de cet article, des sources concordantes annonçaient sa comparution vendredi 01er fevrier au Tribunal militaire de Yaoundé. Dans le même temps il, ainsi que les autres militants de son parti auraient entamé une grève de la faim au GSO à Yaoundé où ils sont incarcérés.

 

 

 

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