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Croissance: Un léger mieux en Afrique Centrale

D’après le Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale, le taux de croissance va évoluer cette année

Prévision de croissance
Le CPM a donné quelques indicateurs mercredi 6 juillet dernier à Douala, au cours de sa 2e réunion de l’année. Cette réunion présidée par Lucas Abaga Nchama, gouverneur de la BEAC et président statutaire du CPM, a permis de passer au peigne fin les tendances de l’économie mondiale au premier semestre 2011, ainsi que les prévisions économiques, monétaires et financières actualisées de la CEMAC en 2011. Au niveau sous-régional, l’année 2011 sera plus florissante que celle précédente pour les six Etats de la CEMAC, si l’on s’en tient aux prévisions des membres du CPM. En effet, selon les conclusions de cette réunion, les perspectives macroéconomiques de l’année 2011 font ressortir une croissance économique soutenue, avec un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel projeté à 5,2%. Ce qui révèle une progression d’environ 1% par rapport à l’année 2010 au cours de laquelle le taux de croissance dans la zone CEMAC avait culminé à 4,3%. Cette prévision de croissance est supérieure à celle faite par la Banque africaine de développement et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans les perspectives de l’économie africaine de 2010, laquelle analyse planchait sur un taux de croissance de 4% pour l’Afrique centrale en 2011, contre une moyenne générale de 5,2% pour l’ensemble des pays du continent noir.

Les raisons de l’embellie
D’après Lucas Abaga Nchama, qui est revenu amplement sur cette question au cours de la traditionnelle conférence de presse organisée en marge des travaux, trois principales raisons expliquent cette tendance haussière. D’abord la hausse de la production pétrolière et de gaz, ensuite l’orientation favorable du secteur non pétrolier qui bénéficierait du dynamisme des télécommunications, des transports et des industries manufacturières et, enfin, le lancement des travaux projets d’exploitation de minerais et l’intensification des travaux de construction des infrastructures publiques dans les pays membres. Pour le président du CPM, il y a une nette embellie de la croissance dans la zone CEMAC. Ce qui, d’après lui, est une bonne chose non seulement pour les Etats, mais surtout pour les populations qui tirent aussi grand profit de cette croissance. Quand il y a croissance, cela veut simplement dire qu’il y a un peu plus d’activités. Dans certains pays il y a eu des augmentations des salaires, des recrutements, etc. Voilà pourquoi le taux est positif. Car, quand il y a croissance, il y a création d’emplois, analyse Lucas Abaga Nchama.

Inflation
Au menu également de ce CPM, la question des comptes publics extérieurs et monétaires. Sur ce point, le CPM a noté que les comptes publics, extérieurs et monétaires s’amélioreraient sous l’effet, entre autres, du raffermissement des cours des matières premières. Au sujet de l’inflation, on a appris que le taux est désormais de 2,1%, contre 1,5% en 2010. Tout en restant modérées, les pressions inflationnistes réapparaitraient, pense le CPM qui a également noté que le taux de couverture extérieure de la monnaie demeurerait confortable, au dessus de 100%. Au demeurant, les signaux sont au vert pour ce 2e trimestre qui est quasiment la photocopie du premier. Car, les prévisions issues du CCPM de ce mois sont pratiquement les mêmes que celles du premier tenu le 18 mars 2011 à Yaoundé. Dans ce contexte, et après analyse de la balance des risques pesant sur la stabilité monétaire et financière, le CPM a décidé de maintenir inchangées les conditions d’intervention de la BEAC. Sur le plan mondial, le CPM a noté qu’au cours du premier semestre 2011, la croissance économique s’est poursuivie à un rythme modéré. Cette évolution demeure toutefois plus lente dans les pays avancés que dans les économies émergentes et en développement. De plus, l’économie mondiale reste exposée à des risques importants de ralentissement, notamment les tensions persistantes sur certains compartiments des marchés financiers de la zone euro, le renchérissement des prix des matières premières et l’incertitude géopolitique dans les pays du Maghreb et du moyen Orient, a commenté le président du CPM.

Lucas Abaga Nchama, gouverneur de la BEAC et président statutaire du CPM
Journalducameroun.com)/n


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