Culture › Musique

Culture: La Socam et les brasseries du Cameroun signent un accord

Il définit les rôles de chaque partie dans la perception des droits d’auteurs.

IL fallait mettre un terme à la cacophonie qui avait pratiquement pignon sur rue dans la perception des droits d’auteurs au Cameroun. Les responsables des quatre sociétés de gestion de droit d’auteur au Cameroun, les brasseries du Cameroun et la le syndicat national des exploitants des débits de boissons du Cameroun(Synedeboc) étaient face à la presse le 18 juin 2009 à Yaoundé. L’objectif de cette rencontre tripartite était de clarifier les rôles des uns et des autres et mettre un terme aux abus et autres arnaques de toutes sortes dont sont victimes les exploitants des débits de boisson s dans les principales métropoles du Cameroun. Car à tout moment des responsables de la Société Civile Camerounaise de l’art musical (Socam) parfois sans aucun mandat de la hiérarchie opéraient à leur propre compte au mépris des conventions et lois en vigueur. Présente aussi à cette rencontre la Commission Permanente de Médiation et cde contrôle(CPMC) et les responsables du Ministère de la culture. IL a donc été convenu que désormais la redevance des débits de boissons sera payée par les Brasseries du Cameroun moyennant une retenue sur les ristournes. Pour les membres du syndicat des exploitants des débits de boissons cette décision est un aboutissement heureux des négociations entamées depuis déjà quelques années entre le ministère de la culture et les brasseries du Cameroun. On se rappelle déjà qu’une première décision avait été prise par les responsables du Ministère. Il s’agissait alors pour les exploitants des bars de Yaoundé et d’ailleurs de payer 15 francs CFA par casier.

Pour le Président de la CPMC, le Pr Minkoa She Adolphe, il était difficile d’appliquer cette décision sur le terrain, aussi avait- on juger utile de suspendre ces négociations. Ainsi le 15 avril 2009, le ministère de la culture a signé une décision fixant le taux et les modalités de perception de la redevance du droit d’auteur et du droit voisin due par les exploitants des débits de boissons.IL faut donc noter que les exploitants des bars et autres débits de boissons devront payer la redevance en fonction de leur taille, c’est-à-dire les vente à emporter les bars snack bar, bar-dancing. Les montants à payer devront osciller entre 29500 à 85000 francs CFA.

Après avoir obtenu l’assurance du représentant des brasseries du Cameroun sur l’application de ces nouvelles mesures, madame Asherie Kilo, conseiller technique au ministère de la culture, a remercié les acteurs ayant contribué à la signature de cet accord. Un accord qui vient à point nommer dans un contexte marqué par des tensions et une confusion dans le processus de perception des droits d’auteurs au Cameroun. La Présidente du Conseil d’administration de la Socam, Odile Ngaska s’est réjouie de cet accord. Et c’est la Socam, mandataire des trois autres sociétés de gestion collective qui opérera les partages de l’argent collecté auprès des exploitants des débits de boisson. C’est donc un accord salutaire pour toutes les parties qui se sont engagées devant les médias de faire chacune son travail et respecter scrupuleusement les engagements pris.


journalducameroun.com)/n
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