Culture › Musique

Culture: La SOCAM voit le jour

C’était le 07 juin 2008 au Palais des Congrès de Yaoundé

La création de la SOCAM, la Société Civile Camerounaise de l’Art Musical intervient au lendemain du retrait de l’agrément par madame la ministre de la Culture Ama Tutu Muna à la Cameroon Music corporation (CMC), dont le PCA n’était autre que l’artiste Sam Mbendé Ebobissé. En effet, au regard de nombreuses plaintes formulées contre le président du conseil d’administration de la CMC, notamment les arriérés de salaires du personnel , le manque d’outils de travail, le favoritisme, le manque de transparence, des répartitions partisanes et autres détournements, surtout la fameuse affaire des centaines des millions versés par les Brasseries du Cameroun que Sam Mbendé aurait distrait avec quelques complicités, Ama Tutu Muna procède au retrait de l’agrément à la CMC, le 12 mai 2008. Le siège de la société de Tsinga est scellé, seules quelques agences fonctionnent de manière temporaire pour gérer des affaires courantes.

La succession de Sam Mbendé est ainsi ouverte. Des candidats se déclarent, des alliances se forment: Louis Roméo Ndoumbé Dika, Elvis Kemayo, Mama Ohandja, Rachel Tsoungui, l’Abbé Jean Marie Bodo dévoilent chacun son plan d’action pour redresser la société des artistes. Après moults tractations, c’est finalement la chanteuse Odile Ngaska qui sera choisie comme Présidente du Conseil d’Administration au terme de l’assemblée générale élective du 07 juin 2008 au Palais des congrès de Yaoundé, c’était en présence du Pr Adolphe Minkoa She, le nouveau président de la Commission Permanente de Médiation et de Contrôle des organismes de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins. Odile Ngaska forme son conseil d’administration constitué de 15 membres, le PCA devra percevoir 500.000 francs CFA de salaire mensuel. La SOCAM voit le jour.


Le 25 juin 2008, près d’un mois après son élection, elle demande l’agrément à sa tutelle, le ministère de la culture, parallèlement, l’entreprise cherche un siège et finit par s’installer au quartier bastos à Yaoundé. Le 24 juillet, le ministre de la Culture installe le PCA et son équipe à l’hôtel Hilton de Yaoundé en présence de nombreux artistes qui saluent l’arrivée d’Odile Ngaska, aux affaires. Ama Tutu Muna lui dira alors que les artistes ont besoin d’être socialement reconnus et considérés comme des personnes à part entière dans un cadre décent. Pour elle, c’est une nouvelle équipe dynamique porteuse d’espoir, c’est un jour où les hommes et femmes oublieront leurs divergences pour mettre en harmonie quelque chose d’utile et de durable.

Le 28 novembre 2008, la SOCAM, élira son Directeur Général au cours de la session ordinaire de son conseil d’Administration. Simon Richard Mbappé Koum âgé de 45 ans, consultant et enseignant à l’université de Yaoundé II est lié à la SOCAM par un contrat de prestation des services. Le 25 septembre 2008, la SOCAM procède à sa première répartition des droits d’auteurs grâce à une dotation spéciale du ministère de la Culture évaluée à près de 40 millions de francs CFA. Les 500 artistes recensés et classés par catégorie(les sociétaires, les stagiaires et les adhérents), percevront des sommes allant de 10.000francs CFA à 25000 francs. En janvier 200, la SOCAM reçoit 36 millions de la CPMC sur les 110 millions débloqués par la Radio Nationale pour le compte du paiement d’une partie des Droits d’Exécution Publique(DEP). Les montants perçus dans une banque de la place oscillent entre 10000 francs CFA et 40000 francs CFA. Les artistes attendent maintenant le paiement, dans trois mois, des Droits de Reproduction Mécanique(DRM).


Journalducameroun.com)/n
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