Culture › Livres

Daniel Nsegbe reçoit son prix Ahmadou Kourouma

Mutt-lon, s’est rendu en Europe pour la première fois le 02 mai dernier afin de recevoir la gratification accordée au salon du livre de Genève pour son livre « Ceux qui sortent dans la nuit »

Dans les annales du Salon du livre de Genève, il y sera désormais marqué qu’en 2014, le prix Ahmadou Kourouma (du nom de l’illustre écrivain ivoirien, auteur de : « Les soleils des indépendances »), a été accordé à un Camerounais. Muttlon (fils du terroir), auteur du roman « Ceux qui sortent la nuit », publié en 2013 chez l’éditeur français Grasset, a vu son livre être consacré meilleur roman francophone dans le cadre de la dernière édition du Salon du livre de Genève, qui a ouvert ses portes du 30 avril au 04 mai 2014.

Daniel Nsegbe de son vrai nom, a ainsi réussi, avec son deuxième roman, à remporter une importante distinction littéraire. Son premier livre « La veuve chauve » avait paru discrètement en 2011 aux éditions de la Société des écrivains après de nombreux refus d’autres éditeurs. La persévérance a fini par payer pour ce monteur en service à la station régionale de la télévision publique (CRTV EST) à Bertoua, féru de littérature et ancien enseignant de mathématiques au collège. Le 02 mai 2014, il s’est rendu en Europe, pour la première fois, grâce à son talent de romancier qu’il a réussi à cultiver. « Ceux qui sortent la nuit », est un livre qui parle de sorcellerie et d’ « ewusus », ces êtres qui possèdent la faculté de séparer leur esprit de leurs corps à la nuit tombée. Etrange que ce roman fascine hors des frontières africaines, pour une réalité que l’on pourrait qualifier de « tropicale ». A la parution de cet ouvrage en 2013, un critique littéraire du journal français Libération avait ainsi eu à considérer qu’il se dévore « comme un polar ».

Daniel Nsegbe ou Mutt-Lon devient ainsi le onzième écrivain à remporter ce prix du meilleur roman francophone à Genève. Le prix Ahmadou Kourouma est né en 2004, un an après la disparition de l’écrivain ivoirien, de l’initiative conjointe de Pierre-Marcel Favre, ex-président du Salon du livre de Genève, de Jean-Louis Gouraud, ancien directeur de Jeune Afrique, et de Jacques Chevrier, professeur émérite à la Sorbonne, avec le soutien de la veuve du romancier, Christiane Kourouma, toujours présente lors de la remise de ce prix.

Les Lauréats du prix Kourouma depuis sa création
2004 Esther Mujawayo et Souâd Belhaddad, pour « Survivantes. Rwanda, dix ans après le génocide » (éditions de l’Aube)
2005 Tanella Boni, pour son roman « Matins de couvre-feu » (éditions du Serpent à plumes)
2006 Koffi Kwahulé, pour son roman « Babyface » (éditions Gallimard)
2007 Sami Tchak, pour « le Paradis des chiots » (éditions Mercure de France)
2008 Nimrod, pour « le Bal des princes » (éditions Actes Sud)
2009 Kossi Efoui, pour « solo d’un revenant » (éditions du Seuil)
2010 Florent Couao-Zotti, pour son polar « Si la cour du mouton est sale, ce n’est pas au porc de le dire » (éditions du Serpent à plumes)
2011 Emmanuel Dongala pour son roman « photo de groupe autour du fleuve » (éditions Actes Sud)
2012 Scholastique Mukasonga pour son roman « Notre dame du Nil », (éditions Gallimard collection Continent noir)
2013 Tierno Monénembo pour son roman « Le terroriste noir ». (éditions du Seuil)




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