Politique › Institutionnel

D’après le SDF, le régime prépare «d’autres coups électoraux»

Le plus grand parti politique d’opposition a donné une conférence de presse à Yaoundé pour exprimer son point de vue après l’adoption récente de la loi portant répression des actes terroristes

Le chairman du Social democratic front (SDF), Ni John Fru Ndi, a accordé une conférence de presse hier, jeudi 11 décembre, au bureau de son parti à Yaoundé pour donner son point de vue après l’adoption récente par le Parlement de la loi portant répression des actes terroristes. Ladite loi prévoit la peine de mort pour les personnes qui seraient convaincus de préparer ou d’être des auteurs d’actes terroristes par le Tribunal militaire. «C’est un mensonge de nous faire croire que l’objectif de cette loi draconienne est en réalité d’éradiquer le terrorisme. Nous y voyons un moyen de préparer le terrain pour d’autres coups électoraux et d’éviter ce qui est arrivé récemment au Burkina Faso», a indiqué le chairman, cité par le journal Mutations de ce vendredi.

Le président plus grand parti politique d’opposition représenté à l’Assemblée nationale du Cameroun (18 députés sur les 180) a toutefois assuré qu’il ne demandera pas aux populations de descendre dans la rue. «Je ne veux pas appeler les populations à descendre dans la rue. Mais si d’aventure elles manifestaient, je serais à leurs côtés», a-t-il indiqué.

L’Union des populations du Cameroun (UPC), parti d’opposition également représenté à l’Assemblée nationale, a indiqué, par la voix de l’honorable Bapooh Lipot, que ses avis n’ont pas été pris en compte lors des débats du fait de sa faible représentativité (3 députés sur 180). Le parti, qui réunissait le bureau de son Comité directeur jeudi, dit s’en tenir au respect des institutions étant donné que la loi a déjà été votée.

Ni John Fru Ndi, le Chairman du SDF
AFP)/n


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