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DAVOC 2013, à 2 semaines du «Passage à l’agriculture de 2nde génération au Cameroun»

A quelques jours de la 6ème édition du Forum DAVOC, Jérôme Monteu Nana, coordinateur de l’organisation fait un état des lieux des préparatifs

Monsieur Monteu Nana, Comment se prépare la prochaine édition du forum DAVOC, qui nous le rappelons se tiendra les 22 et 23 Août à Yaoundé au Cameroun ?
Globalement les travaux d’organisation du Forum DAVOC 2013 se déroulent très bien, les différents enjeux tels que la sensibilisation et la mobilisation des acteurs et partenaires clés de cette édition ont été largement couvertes par le CTO. Après la tournée européenne qu’avait conduit la Présidente du CTO auprès des représentations diplomatiques du Cameroun en France, Belgique, Suisse, Allemagne et Hollande, le CTO s’est attelé à initialiser le processus de participation du gouvernement camerounais et divers acteurs publiques impliqués dans la mise en oeuvre de la politique agricole du Cameroun à court, moyen et long termes. Le défi pour l’équipe de l’organisation se situe à ce jour autour de la contribution de la diaspora aux travaux de Yaoundé. Je dois préciser que Plusieurs délégations venant de Suisse, France, Allemagne, Belgique, Canada et Afrique de l’ouest ont déjà annoncé leur participation effective aux travaux. Et nous pensons que davantage de participants, notamment ceux de la diaspora en vacances au pays devraient s’intéresser à cette édition singulière de notre forum. En effet, La pertinence de la contribution de la diaspora à la réflexion menée autour de ce sujet d’intérêt stratégique est notre préoccupation actuelle. Nous voulons profiter de cette occasion pour inviter toutes les organisations de la diaspora, les experts et autres spécialistes du domaine agricole à venir partager leurs visions sur la question.

Pourquoi avoir choisi la thématique autour de l’agriculture ? vous dites « Accélérer le passage à l’agriculture de deuxième génération : Apport de la diaspora »
En fait, nous croyons que malgré l’effervescence qui entoure le domaine des sciences et notamment celui des technologies de l’information et de la communication (TIC), le développement social et économique d’un pays ou d’une communauté passe nécessairement par des fondamentaux tels que la santé et le bien être. Or ces deux « aspects » sont directement liés au mode d’alimentation de chaque communauté, et ainsi qu’à sa capacité à garantir sa sécurité alimentaire. Ces fondamentaux constituent le c ur de la discussion que nous proposons d’engager lors du Forum Davoc 2013. En l’occurrence, il est prévu dans l’agenda d’analyser trois points suivants que sont premièrement La question de l’accès à la terre car cette question embrasse la problématique de la répartition des domaines fonciers au Cameroun, avec comme élément clé l’enjeu de l’accès à la terre en quantité suffisante par les camerounais et en particulier ceux de la diaspora, pour une activité agricole. Cette question est d’autant plus importante que l’on dénote en ce moment un intérêt particulièrement marqué des multinationales agricole et agroalimentaire pour ces mêmes terres. Des mécanismes doivent donc être rapidement mis en uvre pour garantir et préserver l’intérêt national à court, moyen et long terme. Deuxièmement, il est important d’aborder la question de la Formation. A travers cette question nous voulons toucher du doigt le challenge de l’orientation stratégique à donner au processus d’apprentissage des techniques de transformation de produits agricoles. Dans la phase actuelle du développement du Cameroun, la maîtrise de bout en bout de la chaîne de valeur agricole peut déjà faire la différence en terme de revenu pour les agriculteurs et distributeurs camerounais. Mais encore plus important que le simple fait de former de bons agriculteurs, nous pensons au sein de CASA-NET (Cameroonian Skills Abroa – Network) que le système de formation professionnel au Cameroun doit proposer à terme une main d’ uvre extrêmement qualifiée dans la transformation (création de valeur ajoutée) de denrées alimentaires. Cette nécessité se justifie d’une part par le fait que l’inévitable processus d’industrialisation de l’agriculture camerounaise aura pour conséquence une réduction de la main d’ uvre exploitable dans le secteur, et d’autre part qu’en raison du positionnement géographique du Cameroun, celui-ci deviendra progressivement le pivot de la sous région, autrement dit, le n ud de transit des denrées alimentaires en partance ou à destination des pays de la sous régions (Tchad, RCA, Congo, Nigéria, Gabon, Guinée équatorial), soit une population totale estimée à 200millions d’habitants. Enfin, nous prévoyons également lors des travaux de ce Forum DAVOC 2013 consacré à l’agriculture, d’aborder la question du financement de la stratégie agricole nationale. Ainsi les pistes d’une participation de la diaspora à la Banque Agricole en cours de création au Cameroun devront être explorées avec les divers acteurs impliqués. La contribution de la diaspora dans la mobilisation de capitaux et fonds à l’international en vue de financer les projets agricoles au Cameroun fera l’objet d’un point particulier lors de cet atelier.

M. Monteu, quelles sont vos attentes vis à vis de ce forum, qu’allons nous retenir?
Nos attentes à l’issue de ce Forum DAVOC 2013, du 22 au 23 Août 2013 à Yaoundé se situent à 3 niveaux déclinés dans un document plan d’action DAVOC 2013 qui sera élaboré avec le concours des participants et dont les grandes lignes suivent les axes thématiques présentés précédemment. Le but de ce document plan d’action DAVOC 2013 est de parvenir à capter des différents acteurs et participants, les idées et solutions proposés pour problèmes identifies autour de la thématique, mais, en même temps, d’engager ces derniers sur les moyens à déployer pour l’implémentation des solutions proposés. Au final il ne suffira plus de simplement souligner ce qui ne va pas, mais de proposer des solutions combinées aux moyens dont les uns et les autres seront prêts à investir pour leurs mises en oeuvre. C’est pour cette raison que ce plan d’action DAVOC 2013 sera chiffré et les responsabilités dans la mise en uvre établie.

Quelles sont les modalités pour participer au forum?]
L’entrée est libre et gratuite, cependant, l’enregistrement en ligne sur notre site www.davoc.org est obligatoire, question de faciliter la gestion logistique de participants

Jérôme Monteu Nana, coordinateur général de l’organisation du Davoc 2013
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