Politique › Institutionnel

De 2013 à nos jours, Boko Haram a exterminé 1168 Camerounais

Selon le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, 1098 civils, 67 militaires et 3 policiers camerounais ont perdu la vie à la suite des exactions de la secte islamiste nigériane

1098 civils, 67 militaires et 3 policiers : c’est ainsi que sont répartis les 1168 Camerounais morts depuis 2013 à la suite des « agressions barbares » dirigées contre le Cameroun par la secte islamiste Boko Haram, rapporte le ministre de la Communication (Mincom), porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary.

S’exprimant jeudi, 14 janvier 2016, au cours d’un point de presse, le Mincom a affirmé que 315 incursions, 12 accidents sur mines et 32 attentats-suicide ont été attribués à ce mouvement jihadiste pendant la période considérée.

Depuis le début de l’année, a précisé Issa Tchiroma, les statistiques officielles font état de 15 attaques terroristes perpétrées par Boko Haram contre les intérêts et les populations camerounaises, au nombre desquelles deux attaques-suicide avec 10 personnes tuées, 11 blessés, 9 personnes enlevées et 6 cas d’incendie d’habitations et de concessions.

Le porte-parole du gouvernement a, par contre, dénoncé le comportement de certains acteurs de la société civile nationale ou internationale, qui selon lui ont choisi ce moment précis pour mettre le Cameroun, et particulièrement les forces de défense et de sécurité sur la sellette, les accusant de toutes sortes d’exactions et de violations des droits de l’homme.

« Le gouvernement ne peut rester insensible à un tel harcèlement, du reste dénué de tout fondement, tant les allégations proférées revêtent un réel caractère de gravité et même d’indécence », a déclaré le Mincom camerounais.

Rejetant formellement ces accusations, il a estimé que cette ardeur à défendre les droits humains ne doit pas pousser ces organisations non gouvernementales à confondre le bourreau qu’est Boko Haram et la victime qu’est le peuple camerounais.

L’adresse de Issa Tchiroma Bakary, note-t-on, semble particulièrement viser un rapport d’Amnesty International datant de septembre dernier et qui déplore des « violations des droits de l’homme commises par ses forces de sécurité camerounaises », coupables selon l’ONG « de crimes au regard du droit international et d’autres violations des droits humains ».

Pour lui, il y a plutôt lieu de féliciter l’armée camerounaise, qui a su « donner la réplique, infligeant de lourdes pertes à l’ennemi et lui faisant subir d’importants revers qui aujourd’hui, ont fini par l’affaiblir, au point de le réduire à des actes de couardise ».

L’on constate pourtant que le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, a récemment radié des rangs 4 soldats camerounais pour « faits avérés contre l’honneur et l’éthique des forces de défense », en rapport avec des exactions commises sur des populations civiles dans la région de l’Extrême-Nord en proie aux attaques de Boko Haram.

L’armée camerounais en éveil au front contre Boko Haram.
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