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Débora Ngo Tonye : « La foire aux métiers est un début de solution au problème de l’emploi »

La promotrice de La foire aux métiers nous explique ses motivations. Entretien

Madame Ngo Tonye, la foire aux métiers: La solution à l’emploi ou alors juste une proposition de solution?
La foire aux métiers pour nous est un début de solution sur l’épineuse question de l’emploi et du chômage au Cameroun. C’est notre modeste contribution à ce problème qui selon moi doit être une préoccupation pour tous.

Doit-on penser que si vous avez décidé d’organiser une autre foire aux métiers c’est parce que la précédente a été une réussite?
Les précédentes éditions de Yaoundé et de Douala étaient certes réussies mais il est question pour nous de faire mieux, d’améliorer, de voir les manquements et d’y remédier. Les dernières éditions étaient axées sur les élèves avec le choix d’un métier et la prochaine sur le recrutement et la création d’entreprise.

Quels domaines pensez-vous rectifier pour cette nouvelle édition et quelles en sont les innovations?
S’il y a quelque chose à rectifier l’année prochaine, c’est la communication qui, nous le reconnaissons n’était pas à la taille de l’évènement. Il nous faudra mieux communiquer. La première innovation est que la foire se tiendra dans quatre régions du pays: Littoral, le Sud Ouest, l’Ouest et le Centre; elle est axée sur le recrutement des jeunes et le public est plus large. Il concerne les chercheurs d’emploi, les élèves, les étudiants, et même les travailleurs à la recherche d’une reconversion professionnelle.

Quel est le message que vous voulez passer aux travers de cette foire?
Le slogan de cette foire est « un métier pour chacun, de l’emploi pour tous » et c’est notre souhait. Chaque camerounais doit pouvoir avoir un emploi quelque soit sa formation, son niveau d’étude ou son niveau social. S’il ne peut en trouver, il doit pouvoir en créer. Par conséquent, il est question pour nous de donner aux uns et aux autres les clés de la recherche d’un emploi, du montage et de la réalisation d’un micro projet, et les métiers porteurs, les métiers d’avenir vers lesquels les jeunes doivent se lancer pour accroître leurs chances sur le marché de l’emploi.

Le gouvernement vous soutient-il dans cette démarche?
Pas encore! Nous espérons qu’il va finalement comprendre l’importance de l’action que nous menons et nous soutenir. Car le travail que nous faisons participe à accompagner l’action gouvernementale dans la résolution de cette question d’emploi qu’ils ont, il faut le dire, du mal à gérer tout seul.

A 2 mois de la prochaine édition êtes-vous totalement prêt?
Honnêtement, non! Il y a encore beaucoup à faire. C’est la fin d’année et les principaux partenaires tardent à réagir. Mais nous sommes confiants.

Pourquoi organiser la Foire aux métiers en février?
En février 2008, de milliers de jeunes camerounais se sont lancés dans les rues des grandes villes pour manifester contre la vie chère, le chômage et la faim. En 2010, pendant que le pays tout entier va se remémorer ce triste souvenir, nous serons là pour redonner de l’espoir à cette jeunesse en proie au désespoir. En plus de cela, février c’est le mois où le pays célèbre sa jeunesse. Nous avons décidé de célébrer cette jeunesse en lui donnant les clés de l’emploi.

Débora Ngo Tonye, la promotrice de La foire aux métiers

Journalducameroun.com)/n

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