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Décès de Bebé Manga, l’Afrique perd une diva

Selon les informations recueillies, la célèbre chanteuse camerounaise serait morte d’un arrêt cardiaque

Emotions et regrets
Pour de nombreuses personnes à Douala la capitale économique camerounaise, c’est la peine. Les habitués de sorties se souviennent de l’avoir rencontré une dernière fois lors de la soirée républicaine organisée par la communauté urbaine de la ville. Certains ont dit l’avoir trouvé en forme, d’autres un peu moins. La rumeur a commencé à courir. On apprendra un peu plus tard, sa mort survenue des suites d’u arrêt cardiaque. Selon des témoignages rapportés par la famille, l’artiste en souffrait, en raison de son surpoids. Déjà de nombreuses réactions se font ressentir. J’ai fait la connaissance physique de Bebé Manga en 2008 au Ghana. C’était à la faveur de la coupe d Afrique des nations et le Cameroun qualifié devait jouer trois matchs importants au premier tour. Après le premier match perdu contre l’Egypte le MINSEP et le MINCULT ont organisé un concert. J’ai alors pu approcher pour la première fois Bebé Manga. Lorsqu’elle s’est installée au micro dans cette cour de l’hôtel ou les Lions avaient pris leur quartier j’ai frémi. Sa voix était suave. Douce. Envoutante. Et offrait vraiment du plaisir. Affirme Sylvestre Kamga, un reporter camerounais. Les réactions sont aussi venues de l’univers de la musique. Le décès de Bebé Manga est une nouvelle perte pour la famille des artistes camerounais. C’était une chanteuse de très grande dimension. Sa mort est une épreuve difficile pour chaque artiste et plus particulièrement pour la Socam a fait savoir Odile Ngaska chanteuse et patronne d’une organisation d’artiste, selon une information rapportée par le journal camerounais [Le Messager].




Une perte pour l’Afrique
Pour la grande famille de la musique africaine c’est aussi une grosse perte. Elle avait chanté avec les plus grands. Sa carrière prend son envol, avec la reprise du célèbre titre «Ami oh», écrit par Ebanda Manfred. Cette chanson est reprise une cinquantaine de fois, dans différents rythmes et langues, par plusieurs artistes de renoms. On compte parmi ceux-ci, Henri Salvador, Monique Séka, Nayanka Bell, Papa Wemba, Passi avec le groupe «Bisso Na Bisso», le collectif «African collection». Son uvre musical est vaste. On se souvient du duo avec le feu Tom Yoms dans le titre «Na meya» et avec Manu Dibango dans «Un Soir au village» et «Manu safari», sortis respectivement en 1982 et 1998. Ses musiques continuent et continueront de bercer les mélomanes à travers le monde entier. Ce succès vaut à cette originaire du village Tinto dans la région du Sud-Ouest, plusieurs distinctions. Le programme des adieux à cette belle et singulière voix de la musique camerounaise et africaine sera communiqué ultérieurement. Mais à la dimension du continent, un autre pays va pleurer la diva, c’est la Côte d’Ivoire. C’est dans ce pays en 1975 qu’elle est découverte. Elle s’y était installée après le décès de son mari. C’est aussi dans ce pays qu’on lui donnera le surnom de Bebé. Les mélomanes de ce pays trouvaient que sa voix était douce et candide comme celle d’un bébé. De son vrai nom Bessem Elisabeth Manga, la chanteuse était née à Mamfe, dans la région Sud-ouest du Cameroun. On connait finalement très peu de choses de sa vie privée, sauf qu’elle s’occupait des enfants d’un frère disparu lui aussi.


griot.com)/n

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