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Déclaration d’Auguste Mbappè Penda, directeur général du CNCC

Lors de la réunion de concertation sur le nouveau système de contrôle des exportations vers l’Union européenne

Les faits
Au cours des mois de novembre et de décembre 2010, les armateurs Mes line et Delmas Cameroun publiaient successivement à l’attention des pouvoirs publics deux notes sur la mise en application du règlement de la Commission européenne instituant un nouveau système de contrôle des importations, Import Control System. Elles faisaient état de la mise en application du règlement de la Commission européenne sus cité à partir du 1er janvier 2011, cette application entraine des coûts supplémentaires pour les marchandises en provenance des ports camerounais et pour nos chargeurs soumis à une procédure nouvelle de déclaration sommaire d’entrée – entry sommary declaration – dont l’accomplissement est taxé à 25 dollars us pour certains et 40 dollars us pour d’autres.

Les actions menées
Suite à cette déclaration, le CNCC a tenu ici même (dans la salle de réunions de son immeuble siège ndlr) le jeudi 23 décembre 2010 une réunion de concertation avec les principaux membres de l’Union des consignataires et armateurs du Cameroun (Ucam), où en quelques mots les conclusions de la réunion qui se sont dégagées faisaient savoir que nous ne pouvions pas aller contre l’application de la règlementation mais de l’autre coté nous ne comprenions pas pourquoi imposer des charges supplémentaires. Parce que nous estimons que toutes ces structures aujourd’hui sont mieux outillées surtout sur le plan informatique, elles transmettent déjà des documents électroniques et quand on regarde l’ensemble des documents exigés je pense qu’il y en a un ou deux qui venaient s’ajouter à ce qui se transmettaient déjà. Nous leur avons dit au cours de cette réunion que le rôle du CNCC n’était pas d’interdire que la loi puisse être appliquée, mais tout au moins de jouer notre responsabilité d’éveil et d’alerte auprès des autorités car nous savons tous que l’un des combats majeurs entamés par le gouvernement de la république est de combattre la vie chère. Nous avons donc saisi les ministères compétents à savoir le ministère des transports et le ministère des finances. Nous avons également tenu une séance de travail avec l’association des institutions des ports de l’Afrique de l’ouest et du centre, de même nous avons travaillé avec l’association des armateurs européens à Bruxelles en juillet 2010 et nous nous étions dit que pour toute augmentation il serait bon que les armateurs puissent informer leurs partenaires, nous avons été surpris par la soudaineté de la démarche qui est entrée en application au mois de janvier.

Impuissance
Les dernières informations que nous avons font savoir que Maersk Cameroun et son transporteur maritime exigent depuis le 15 janvier 2011 les paiements des frais afférents à cette procédure, Mediterranean Shipping Company (Msc) exige ces frais depuis le 06 janvier 2011 avec son 1er navire en partance de Douala, Delmas Cameroun exige aussi ces frais depuis le 18 janvier 2011, Messina Cameroun nous a informé qu’ils exigeraient ces frais s’ils en recevaient l’instruction de leur siège. Il y a lieu de préciser qu’en ce qui concerne Msc et Maersk, ils ont institué une pénalité de 40 dollars us en cas de modification des informations du bon de livraison par le chargeur, s’alignant ainsi à la décision prise par Delmas Cameroun. En conclusion et au regard des informations en notre possession à ce jour, nous constatons que les armateurs et leurs consignataires n’ont pas adhéré à notre souhait qui était que la règlementation puisse être appliquée mais qu’on sursoit d’abord à l’exigence de ces frais.

Les intertitres sont de la rédaction

Auguste Mbappè Penda, directeur général du Conseil national des chargeurs du Cameroun
Journalducameroun.com)/n
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