› Société

Délestages à Yaoundé : le gouvernement reconnait la gravité de la situation

Yaoundé dans le noir.

Les autorités admettent des « mesures insuffisantes » et n’envisagent pas un retour rapide à la normale.

De l’embarras transparaît dans la sortie de René Emmanuel Sadi, le ministre de la Communication (Mincom) du Cameroun. Dans un point de presse donné le 14 aout à Yaoundé, le porte-parole du gouvernement tente de rassurer sur les évènements de la nuit du 7 aout à Yaoundé : l’incendie d’une « matrice essentielle et source du réseau électrique de la ville de Yaoundé ». Un incendie qui a provoqué une « situation critique ».

Le Mincom reconnait que « malgré la prompte réaction et la grande mobilisation pour une reprise en main rapide de la situation », il a fallu néanmoins l’acquisition de nouveaux matériels.

Ce qui induit « un délai supplémentaire de temps nécessaire à la réalisation des travaux appropriés par les ingénieurs sur le terrain ». En clair, la fin du rationnement de l’énergie électrique dans tous les quartiers de la capitale Yaoundé n’est pas pour demain. Les officiels ne donnent d’ailleurs pas d’échéance pour un retour à la normale.

Pour le gouvernement, les délestages dans la ville et ses environs « demeurent insuffisantes, eu égard aux nombreuses coupures de l’énergie électrique qui perdurent ».

Aucune indication sur les causes de l’incendie de ce « poste-source ». De son côté, Eneo, le concessionnaire du réseau électrique du Cameroun a déjà publié un calendrier de rationnement de l’énergie électrique. L’entreprise n’envisage pas un retour à la normale avant six mois.


À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Retour en haut
error: Contenu protégé