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Denis Sassou Nguesso: «La Sangha ne tourne pas le dos au Cameroun»

Avec ses chantiers en cours, le département de la Sangha est en train de s’ouvrir aux autres régions du Congo pour sortir de sa dépendance vis-à-vis du Cameroun. Le point de vue du président congolais

La Sangha est frontalier avec le Cameroun et dépendait fortement de ce pays à cause d’un déficit de voies de communications. Depuis quelques années, le gouvernement a entrepris de déployer des infrastructures (portuaires, routières, aéroportuaires) pour son désenclavement. Toutes choses qui n’amènent pas le département à regarder ailleurs, à l’instar du Cameroun, selon le chef de l’Etat congolais qui a été interrogé sur le sujet mercredi dernier.

«La Sangha ne tourne pas le dos au Cameroun. Au contraire nous sommes pour l’intégration économique sous-régionale. En même temps que nous construisons cette route Ouesso-Pointe-Noire (.), nous construisons aussi l’aéroport de Ouesso qui sera le quatrième aéroport international du pays. Il est long de 3.000 mètres. Donc, désormais il y aura quatre aéroports internationaux: Brazzaville, Pointe-Noire, Ollombo et Ouessso. Pointe-Noire-Brazzaville c’est 500 kilomètres ; Brazzaville-Ollombo c’est pratiquement la même distance ; Ollombo-Ouesso également. Nous construisons aussi une route d’intégration sous-régionale Ouesso-Sembé-Souanké jusqu’à la frontière du Cameroun. La Sangha ne tournera pas le dos au Cameroun; mais s’ouvrira au reste du Congo», a-t-il affirmé, lors d’une visite sur le terrain, rapportée par Adiac Congo.

Le chef d’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, a effectué une visite, mercredi dernier, 13 mai, sur le site du barrage de Liouesso en construction dans le département de la Sangha au nord du pays. La construction du barrage, débutée en mai 2012, devrait être achevée en 2016.

«Vous avez certainement vu que les lignes de transports (très haute tension) sont déjà en construction et seront même prêtes avant la fin des travaux du barrage. Donc, dans un an on transportera l’électricité à Ouesso, Pokola, Ngombé, Mokeko, Ngbala. Ce sera donc une réalité», a estimé Denis Sassou Nguesso sur le site.

Concernant les rapports avec les Etats voisins, dont le Cameroun, le chef d’Etat congolais s’est présenté comme un fervent défenseur de l’intégration régionale. «Pour l’intégration économique sous-régionale avec le président Paul Biya et moi-même, nous nous sommes entendus pour construire une route d’intégration qui part du côté du Cameroun, précisément de Sangmélima vers la frontière congolaise, puis du côté congolais de Ouesso vers la frontière camerounaise. Jusqu’à Sembé nous avons déjà réalisé entre 140 et 147 kilomètres. On peut aller à Sembé sur une route bitumée (.) tout comme nous avons construit la route Obouya-Boundji-Okoyo à la frontière du Gabon avec le président Omar Bongo (.). Il a emmené la route jusqu’à Franceville et nous sommes allés à la rencontre de cette route après Lekety. Nous l’avons déjà inaugurée. Le Congo ne tourne le dos à aucun pays de la sous-région. Nous sommes les fervents partisans de l’intégration économique sous-régionale», soutient Denis Sassou Nguesso.

Denis Sassou Nguesso: « Nous sommes les fervents partisans de l’intégration économique sous-régionale »
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