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Derniers conseils «epistemolo-politiques » à Owona Nguini, l’homme immanent

Par Patrice Nganang

Au Cameroun, tout le monde veut le changement. Il y en a, plus nombreux, qui veulent une alternative à l’infamie. C’est que dans ce pays, le président de la République tient de manière routinière des discours d’opposant, tandis que le ‘leader de l’opposition’, lui, se tait ; dans ce pays, le plus vociférant critique politique se trouve à Etoudi depuis trente-deux ans, incarcère ses collaborateurs, parfois pour vingt-quatre heures, parfois pour vingt-quatre ans, accuse son propre parti politique, accuse l’administration dont il a la charge, accuse les Camerounais de leur propre malheur, tandis que le commun se tait ou quitte le pays. L’homme auto-proclamé du changement au Cameroun, c’est Mbiya, cela nous le savons déjà depuis les années de braise ; mais qui est donc la personne de l’alternative ? Personne ne sait. Telle triangulation additionnée à la néantisation de l’opposition a un nom, doit avoir un nom – appelons-la la droite, par convenance, mais surtout parce que partout la droite croit toujours que le pays organisateur, que la nation, c’est elle. Par sa triangulation de l’opposition, la droite au Cameroun veut rendre l’alternative impensable, et donc impossible. Or c’est le devoir de l’écrivain de rendre celle-ci toujours imaginable. L’alternative à la droite serait donc de gauche. Parce que la nourriture de l’écrivain c’est l’imagination, la gauche devient son habitacle naturel.

Cette clarification des choses est importante, parce que dans ce Cameroun où l’opposition ne veut plus rien dire, dans ce pays sans alternative, dans ce pays pris en otage par la droite, Mathias Eric Owona Nguini nous dit qu’il est de gauche. Sa confusion sur son identité politique, si elle ferait sursauter tout socio-politiste sérieux, est le commun dans notre pays où me dit-on, des gens l’appellent d’ailleurs ‘grand professeur.’ Je vais ici pas à pas l’aider à s’établir une carte d’identité politique, parce qu’au fond, des gens comme lui prospèrent dans le cafouillage qu’entretient la droite qui a pris notre pays en otage depuis 1956, en vaporisant toute opposition. Je vais, pour le dire clairement, lui enseigner qui il est, et cela à partir de ses propres ‘positionnements’ et ‘postures’ (pour utiliser son jargon) exprimés durant nos échanges, ‘positionnements’ et ‘postures’ desquels je vais découler ses convictions de droite, pour enfin lui dire ce qu’est la gauche chez nous, comme 1 + 1 = 2. Il est de ce fait important de préciser d’entrée de jeu que la caractéristique essentielle de la droite, c’est l’immanence. L’immanence c’est son principe directeur, fondamental. Qu’est-ce que l’immanence ? C’est la conviction nombriliste qui veut que le monde ne puisse être compris qu’à partir du lieu de celui qui le regarde – ici, le pays organisateur. Sa manifestation la plus amusante est l’invitation qu’Owona Nguini me lance dans la presse, de venir enseigner dans l’université où il enseigne, de venir bavarder avec lui dans les chaînes de télévision et de radio où il bavarde, bref, de venir dans l’enclos du pays organisateur. La conséquence de telle immanence, c’est évidemment son incapacité à s’imaginer que professeur d’université multilingue, je puisse enseigner comme je le fais, dans plusieurs universités à travers la terre – y compris celle où il enseigne ; que je puisse m’exprimer dans des chaînes de télé, de radio, dans des journaux ou sur Facebook selon mon choix – et qu’il peut avec un peu d’effort m’y rejoindre, lui.

On l’a compris, l’immanence comme principe c’est la dictée du borné, et sa manifestation c’est l’étroitesse d’esprit – ce que j’ai appelé être petit dans la tête, ou alors avoir une cervelle de poule. Ce dont l’immanence a le plus peur en effet, c’est l’extérieur, ce qui vient de dehors, l’étrange, ce qui n’est pas soi, ce qui n’est pas le même, est complexe, ce qui en somme n’est pas dans le pays organisateur. C’est que l’immanence est le principe du pays organisateur qui a pris le Cameroun en otage et s’est imposé sur nos têtes après de nombreux bains de sang. Le dicton : ‘le Cameroun c’est le Cameroun’ est l’expression idoine de l’immanence, dont Owona Nguini est le symptôme de la malfaisance intellectuelle, lui qui né en France, est sans doute de nationalité française, a fait ses études en France quand des étudiants de son âge, Parlementaires, se battaient, oui, mourraient, pour donner à notre pays une alternative ; lui qui sinon a presque toute sa famille en occident, écrit ses textes dans un charabia qui est de souche française, ne serait en bref rien du tout sans la France, mais qui décrète cependant ce qui vient de France ou d’occident (dans son ‘positionnement’ bien sûr) comme étant fondamentalement mauvais. À côté de la commune mesure de l’anticolonialisme et de l’argument contre le ‘néocolonialisme’ que même Mbiya partagerait sans sourciller, nous avons ceci : l’occident c’est ‘Gotham City’, ‘ville sombre et stupéfiante’. Diabolisé avec est tout ce qui n’est pas le Cameroun – donc, le Ghana, le Sénégal, l’Afrique du sud, le Kenya, la Chine, etc. -, tandis que le Cameroun deviendrait le meilleur des mondes possibles.

Il n’y a pas de principe sans conséquence politique. Et ici, dans un pays qui depuis mai 1955 a chassé des millions de ses concitoyens ; dans un pays dont l’alternative politique, d’Ernest Ouandié, à Mongo Beti, à Woungly Massaga, aux leaders Parlementaires exclus de toutes les universités d’Etat en 1993 par Titus Edzoa et qui vivent tous leur vingtième année d’un exil passé au Bénin, au Burkina, au Sénégal, mais aussi en Côte d’ivoire, en Allemagne, etc. ; dans un pays captif de la droite, dont la face de l’alternative est aujourd’hui redevenue ce qu’elle a toujours été depuis 1955, c’est-à-dire l’exil où est mort Lapiro de Mbanga ; dans un tel pays diasporique en fait, Owona Nguini se donne le luxe de diaboliser la diaspora camerounaise. Il faut le faire ! Dans un pays dont la pensée de l’alternative politique serait impossible sans les sédiments conceptuels d’Achille Mbembe (qui lui non plus n’est pas revenu au Cameroun depuis vingt ans, et n’a jamais voté, selon ses propres dires), sans les visions économiques de Célestin Monga, le ‘Bantou de Washington’, Owona Nguini se donne le luxe de présenter la diaspora camerounaise comme étant pernicieuse sinon vile. Entre nous, quel Camerounais d’intelligence ne comprend pas qu’à telle immanence qui veut que ‘la vraie bataille se passe sur le terrain’, le Panthéon de l’histoire camerounaise aie toujours présenté ces figures de l’ailleurs qui au fond sont les pulsations de l’espoir chez nous ? Et qu’à l’étroitesse d’esprit du pays organisateur, l’histoire des idées chez nous a toujours su opposer le cosmopolitisme intégral de notre vécu collectif ? La bataille de Félix Moumié ne valait donc pas la peine, lui qui est mort en exil pour le Cameroun ? L’idéal qui le faisait arpenter les terres d’Afrique et du monde depuis 1955 n’est-il donc pas cette indépendance-là qui fait Owona Nguini se targuer aujourd’hui d’être camerounais, même s’il est comme on sait, français ? Qu’a-t-il donc contre la bi-nationalité, Owona Nguini ?

Owona Nguini est sans doute hétérosexuel. C’est du moins ce que je découle de ses phrases. Il est confiant d’être dans la norme, dans la majorité de la population camerounaise. Bref, il est si sûr de sa sexualité qu’il veut mettre en doute celle des autres. Il est si sûr de la sexualité de son épouse – s’il en a une -, qu’il peut fantasmer en pouffant de rire à l’idée d’un ‘Gay pride’ sur l’avenue du 20 mai. Il est si certain de la sexualité future de ses enfants – en a-t-il ? – qu’il peut en toute confiance jeter à la meute qu’il dirige, une minorité. Homme immanent qui se dit que ce qui se passe dans son lit doit nécessairement aussi avoir lieu dans le lit de son voisin, il ne peut pas s’imaginer qu’il en soit autrement. Cette seule pensée le rend fou, tout comme le fait qu’il puisse y avoir un ailleurs au pays organisateur : l’alternative est toujours impossible, doit être détruite, jetée à la meute. Seulement, telle est la pensée de droite : celle qui prend la norme pour le vrai, le dominant pour l’éternel, le pouvoir pour le juste, et ses amis pour le peuple. Car le peuple est toujours divers, et cela est la doxa de la gauche. Parce qu’au Cameroun il y a plusieurs sexualités, l’homosexualité devient camerounaise car faisant partie de cette diversité de pratiques sexuelles qui ont lieu dans le lit des Camerounais. Et puis, qu’est-ce qu’il va chercher dans le lit des gens, Owona Nguini ? Est-ce son affaire ? Pays organisateur qui devient opprimant jusque dans le lit !

La démocratie, ce n’est pas le pouvoir de la majorité, mais le respect dû à la minorité. La raison de ce respect est simple : à cause du jeu politique inhérent à la démocratie, la minorité d’aujourd’hui, c’est la majorité de demain, qui, elle, est la minorité d’après-demain. Autrement dit, fais gaffe, toi qui est du pays organisateur, car si tu me maltraites aujourd’hui, je te maltraiterai demain ! La loi du talion devient impossible quand le pays se démocratise, et cela veut dire, quand il passe de la tyrannie à la liberté, celle-ci étant toujours comme nous savons, à la limite de la liberté de son voisin. Seule l’immanence tyrannique veut que la majorité ait toujours raison, que l’appel du peuple soit toujours juste. Extraordinaire qu’un soit disant ‘socio-politiste’, croie à la raison de la meute. Plus extraordinaire est qu’il se dise de gauche ! N’enseigne-t-il donc pas à ses étudiants qu’Adolf Hitler avait pris le pouvoir en Allemagne à la suite d’élections régulières, et qu’il avait gagnées ? Le peuple allemand s’identifie-t-il donc aujourd’hui avec Hitler parce que ce chancelier emplissait des stades et des rues de 1933 à 1945 et faisait des foules allemandes s’extasier à sa voix ? Mais peut-être faut-il encore lui enseigner, à Owona Nguini donc, que dans son ‘positionnement’ et dans sa ‘posture idéologique’, Hitler était socialiste, car le parti Nazi, son parti, s’appelait ‘Parti National-Socialiste’. Ainsi comprendra-t-il peut-être, Owona Nguini toujours, que se ‘positionner’ ou avoir une ‘posture’ de gauche, ne veut pas dire que l’on soit de gauche. La triangulation des paroles de changement est en effet une tactique bien vieille de la droite – surtout de celle la plus vile, la poujadiste dont il partage les évidences – pour étouffer toute formulation de l’alternative et maintenir son hégémonie.

La question de l’identité, je m’en suis rendu compte, taraude Owona Nguini. Pour le dire plus simplement, il ne sait pas qui il est. Pire : il ne sait sans doute pas que la gauche d’aujourd’hui, post-1989, je l’appellerai la Nouvelle Gauche, ne se définit plus dans ‘l’idéologie’, car entre nous, nous ne sommes plus en 1960 ! La gauche, celle qui a porté au pouvoir aux Etats-Unis un Kenyan, ne saurait faire l’économie de la question de l’identité qu’à son propre péril. Or ce qui ailleurs, en occident donc est le racisme, est bien chez nous le tribalisme. Autrement dit : dans un Etat tribal comme celui que nous avons au Cameroun, adresser la question du tribalisme c’est frapper dans le c ur du malaise dans la république. La fuir, c’est laisser le status quo intact. La déclinaison du tribalisme n’est pas seulement l’exclusion, qui est un acte négatif d’ailleurs pas encore pénalisé au Cameroun, mais également la régulation, qui est un acte positif, de fabrication d’un vivre ensemble différent qui respecterait la diversité fondamentale du peuple camerounais.

Expliquons cela à Owona Nguini, avec un exemple concret. Eh bien, parce que l’Etat camerounais, droitisant, est centralisé, la gauche de notre pays ne peut que vouloir un Etat fédéral. Mais Owona Nguini n’est pas fédéraliste. Car le serait-il qu’il aurait compris cette évidence : l’élection des gouverneurs, des préfets, des sous-préfets et des juges, comme je le souhaite parce que ce serait l’application chez nous de la démocratie intégrale ; l’élection de la classe dirigeante chez nous pour remplacer le pays organisateur, rendra miraculeux le fait qu’un Sudiste soit gouverneur dans l’Extrême Nord, par exemple. Et pourtant, respecter l’identité, c’est-à-dire, les langues et les cultures, des Camerounais voudra bien que notre pays se sorte de la tyrannie du petit nombre et des décrets présidentiels, pour accepter le règne du plus grand qui ainsi serait structuré démocratiquement. Notre pays a besoin de penseurs de l’alternative fédérale. Le spectre du tribalisme, de la guerre ou de la paix n’a jamais tu la raison.

Il n’y a pas de génération spontanée – encore moins dans la gauche. Voilà pourquoi seul un homme de droite peut comme Owona Nguini, abandonner aux gémonies ses propres étudiants gauchisants, et ici je parle des leaders de l’ADDEC, Hervé Nzouabeth, Majali Njonkouo, Emilien Atangana, et Tchoualeu Demanga – qui, réveillés aux idéaux de liberté, furent arrêtés et condamnés pour une bagatelle, et jetés dans la prison de Mfou. Seul un homme immanent peut faire table rase de ses propres camarades de classe parce qu’ils étaient Parlementaires quand lui n’était rien, et qui plus est, dans des microphones de radio et télé plantés dans le sang de ces derniers, dans les universités multipliés dans la sueur de ces derniers, parler de leur ‘échec’. La gauche camerounaise, elle, s’est toujours passé le bâton. Ainsi les premiers upécistes en exil – le leadership historique, Ernest Ouandié, Félix Moumié, Abel Kingué – ont trouvé durant les années 1960-70 en France, en Guinée, au Ghana, dans des étudiants comme Michel Ndoh, Jean-Martin Tchaptchet, Kapet de Bana, la suite de leur aventure planétaire, et de leur manufacture douloureuse d’une alternative pour notre pays. En 1994, Kapet de Bana a retrouvé au Burkina Faso durant les sombres moments de leur exil, les leaders Parlementaires exclus des universités, qui s’y étaient réfugiés, Néné Fadimatou, Tene Sop, Napi Tagnidoung, Jacques Tiwa et les autres. Parce qu’il veut savoir où les Parlementaires étaient en février 2008, je laisse Virginie Tiwa raconter à Owona Nguini les circonstances de la mort de son mari le 28 février 2008, à Douala, dans une lettre au tyran :

‘Mon mari, Jacques Tiwa, assassiné le 28 février 2008 par l’armée à Ndokotti Douala, n’était pas un brigand, encore moins un pillard. Mon époux était un expert comptable dont l’engagement politique depuis l’université de Yaoundé dans le ‘Parlement Estudiantin’, lui a valu les foudres répressives de votre régime. Ce qui l’avait finalement contraint à un exil besogneux à travers l’Afrique de l’Ouest. Je sais que mon mari était également engagé dans le Conseil national pour la Résistance-Mouvement Umnyobiste (Cnr-Mun) dont il assurait la représentation au Cameroun, depuis son retour d’exil en 2004. [.] Tiwa Jacques a été tué à cause de son engagement et de ses convictions politiques dans le Conseil National pour la Résistance, organisation affiliée au CODE (Collectif de la Diaspora pour la Démocratie au Cameroun); ce dernier ayant été accusé par des membres du parti au pouvoir et de votre gouvernement, d’avoir commandité et organisé les soulèvements de février 2008. Il s’agirait donc d’un assassinat politique commandité et prémédité !

‘Je vous rappelle que Tiwa Jacques a été assassiné le 28 février, c’est à-dire le lendemain de votre adresse radiotélévisée à la nation, que tout le monde espérait apaisant, mais qui manifestement a jeté l’huile sur le feu. En effet, au lieu d’appeler les jeunes révoltés au dialogue vous les avez plutôt insultés en les qualifiant d »apprentis sorciers’ et en donnant des pleins pouvoirs à l’armée pour ‘régner l’ordre, par tous les moyens’ ! C’est donc le lendemain de votre discours signant un chèque en blanc aux forces de sécurité que mon mari, Tiwa Jacques, a été tué au niveau du Palais de justice de Ndokotti par un homme armé, descendu selon les témoins qui ont assisté à la scène, d’un cargo militaire transportant des agents des forces de défense et de sécurité munis d’armes de guerre. Aussitôt après avoir commis leur sale besogne, les assassins de mon mari ont démarré et sont partis. Après leur départ, des passants ont recueilli Tiwa Jacques, hurlant de douleurs et ses intestins dehors, sur un ‘pousse-pousse’ et se sont jeté à la recherche d’un hypothétique centre de santé.

‘Après plus d’une heure de marche, ces secouristes de fortune vont finalement tomber sur une ambulance qui a transporté l’infortuné à l’Hôpital Laquintinie de Douala. Lorsque Tiwa Jacques arrive aux urgences de Laquintinie, il est déjà dans le coma, totalement inconscient, et les urgentistes ne peuvent plus rien faire. Ils se contentent de constater le décès de mon époux. L’un des médecins accouru au chevet de mon époux, m’informe que mon ‘numéro a été trouvé dans le téléphone d’un patient répondant au nom de Tiwa Jacques, arrivé dans un état très critique aux urgences…’ avant de me demander de me rendre sans plus tarder à l’Hôpital Laquintinie. Lorsque j’arrive à Laquintinie, je trouve mon époux inanimé, le corps encore chaud, avec un trou béant au niveau de la cavité abdominale, laissant échapper les intestins. Mais il ne respire plus, son c ur ne bat plus ! Mon mari était mort !

‘Monsieur le président, je vous fais grâce des autres détails.’

La droite croit toujours avoir raison, parce qu’elle a la violence de son côté, comme elle croit être le peuple, parce qu’elle est le pays organisateur. Cette lettre écrite le 25 février 2010 à Bangangté, respire de l’air et de l’odeur de cette capitale fière, noble et digne, de ceux qui depuis Ernest Ouandié toujours ont refusé, et refuseront encore l’esclavage auquel la droite condamne les Camerounais. C’est qu’il y a une chose que le Parlement représentait : c’était le dissensus. Rien n’y valait qui ne soit passé au crible de l’agora. C’était aussi simple que cela. Je suis donc toujours amusé quand je lis des gens – fussent-ils jésuites – dire ceci: ‘unissez-vous’, ‘rassemblez-vous !’, ‘pourquoi ne travaillez-vous pas ensemble’.

Quoi? Vingt-deux (22!) ans dans la tyrannie camerounaise, la plus vieille d’Afrique, m’ont appris que le ‘rassemblement’, ‘l’union’, c’est la source de la pauvreté, de l’étroitesse d’esprit, du ratatiné, du laid, du con, de l’imbécile, de la peur, de l’animal en nous, et vingt-deux (22!) ans dans des démocraties m’ont appris que c’est de la compétition que naît le grand, que c’est du dissensus que naît la vérité, que c’est du conflit que naît la beauté, et donc, que c’est de la critique que naît la richesse. J’ai 44 ans, et ma conclusion est celle-ci: à l’immanence de la droite, je préfère et préfèrerai toujours la transcendance de la gauche. Voilà pourquoi je demeure Parlementaire, le serai toujours, fais quoi, fais quoi, et mettrai tout en uvre pour détruire la droite et ses latéraux qui comme Mathias Eric Owona Nguini l’incarnent chez nous, et prennent des ‘postures’ et des ‘positionnements’ de gauche. Devant le chaos et le bruit ambiants, toute clarification est de bonne guerre pour notre pays.

Patrice Nganang
Droits réservés)/n


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