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Des chercheurs américains identifient un possible vaccin contre le paludisme

Des scientifiques ont identifié un antigène qui génère des anticorps réduisant la capacité des parasites du paludisme à se multiplier,

La découverte de l’antigène, appelé PfSEA-1, est un ajout crucial au nombre limité d’antigènes actuellement utilisés dans les vaccins candidats contre le paludisme, ont rapporté jeudi les chercheurs dans le journal américain Science.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que 627.000 personnes meurent du paludisme chaque année, la plupart des décès dus à la maladie parasitaire transmise par un moustique concernant de jeunes enfants vivant en Afrique subsaharienne.

Les personnes qui vivent dans les régions où le paludisme est commun développent fréquemment des réponses du système immunitaires protectrices qui peuvent limiter le niveau du parasite du paludisme dans le sang et empêchent la survenue des fortes fièvres et des pathologies associées à l’infection par le paludisme.

En utilisant des échantillons de plasma d’enfants tanzaniens âgés de 2 ans qui étaient soient résistants ou susceptibles d’être infectés par le paludisme, les chercheurs ont effectué des expériences de sélection de gènes et une série de tests en laboratoire qui ont permis d’identifier l’antigène PfSEA-1.

Plusieurs tests ont confirmé que les anticorps du PfSEA-1 arrêtaient l’infection par le paludisme au stade où le parasite quitte un globule rouge pour en envahir un autre, ce qui pourrait protéger contre une infection sévère par le paludisme. « Beaucoup de chercheurs essayent de trouver des moyens de développer un vaccin contre le paludisme en empêchant le parasite de pénétrer les globules rouges, et dans le cas présent nous avons trouvé une manière de l’empêcher de quitter le globule rouge une fois qu’il y est entré », a expliqué Jonathan Kurtis, directeur du centre pour les recherches internationales en matière de santé à l’hôpital de Rhode Island, et principal chercheur de l’étude. « S’il est piégé dans le globule rouge, il ne peut plus aller nulle part (…) il ne peut plus faire de dégâts supplémentaires ».

Les chercheurs ont ensuite vacciné cinq groupes de souris avec le nouvel antigène pour évaluer ses effets une fois les souris exposées au paludisme. Dans tous les groupes, les souris vaccinées avaient des niveaux de parasites du paludisme inférieurs et survivaient plus longtemps que les souris non vaccinées. Les chercheurs ont également mesuré les niveaux des anticorps dans les échantillons de plasma de 453 enfants tanzaniens et ont découvert qu’aucun cas de paludisme sévère n’était survenu pendant les périodes où les enfants avaient des traces détectables de l’anticorps PfSEA-1.

Ils ont en plus évalué les échantillons de plasma de 138 individus de sexe masculin âgés de 12 à 35 ans vivant dans des régions du Kenya endémiques au paludisme et ont découvert que les individus ayant des traces détectables de l’anticorps PfSEA-1 avaient une densité parasitaire 50% moindre que ceux sans anticorps détectables. M. Kurtis a indiqué qu’ils allaient effectuer d’autres essais avec l’antigène PfSEA-1, d’abord avec des animaux, espérant ensuite commencer les essais de phase I chez l’homme « très rapidement ».


sante.lefigaro.fr)/n



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