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Des entreprises de communication audiovisuelle appelées à se conformer à la loi

Une campagne sera menée dès le 01 juillet prochain, à l’Ouest-Cameroun, contre une trentaine d’entreprises audiovisuelles sommées de se conformer à la loi, sous peine d’être scellées

«Lorsque j’ai pris fonction en octobre 2014 comme nouveau délégué régional de la Communication de l’Ouest, j’ai trouvé une note du ministre (de la Communication, Ndlr) qui demandait aux entreprises de communication audiovisuelle de se conformer à la loi sous huitaine, sous peine d’être fermées. Je ne fais qu’appliquer cette instruction du ministre de la Communication.» C’est par ces termes que le délégué régional de la Communication de l’Ouest, Simon Ekolle Penda, justifie la campagne qui sera menée dès le 01 juillet prochain contre toutes les entreprises de communication audiovisuelle qui ne se seront pas conformées à la loi, notamment au décret N°2000/158 du 03 avril 2000 fixant les modalités de création et d’exploitation des entreprises de communication audiovisuelle.

Au cours de cette opération, qui rentre dans le cadre de l’assainissement du secteur audiovisuel, il sera question, pour les équipes de la délégation régionale, de demander à tous les organes de presse qui ne se seront pas mis en règle de cesser d’émettre. S’ils n’obtempèrent pas, ils pourront être scellés à tout moment sans autre avis.

Le délégué explique avoir écrit à ces responsables depuis le 18 décembre 2014, pour leur demander de se conformer à la loi. Par la suite, le 10 mars dernier, une réunion a été tenue avec lesdits promoteurs pour leur réitérer la nécessité de se mettre en règle au plus tard le 01 juin 2015, c’est-à-dire, d’obtenir les autorisations de fonctionnement auprès du Mincom. «On ne peut pas laisser que certains soient en règle et que d’autres fonctionnent dans l’illégalité. Je suis là pour faire appliquer la réglementation afin d’assainir l’environnement de la communication dans la région», indique Simon Ekolle Penda.

Un des responsables d’une radio incriminée, explique pourquoi son entreprise n’est pas en règle. «On a juste composé le dossier, on a déposé. On attend encore l’autorisation d’émettre. Mais en même temps, ce que le délégué fait n’est qu’un acharnement. Dans toutes les régions du pays, plusieurs radios fonctionnent sans autorisation. Dans sa circulaire, le Mincom avait demandé que les entreprises se conforment à la loi, non pas qu’elles soient fermées», commente-t-il.

Au rang des structures menacées de fermeture, sont comptés neuf (9) radios privées, trois (3) télévisions, et dix-huit (18) opérateurs du secteur de la câblodistribution.


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