Société › Faits divers

Des manifestants brutalisés par les forces de l’ordre à Douala ce mercredi

L’accalmie est revenue de manière générale dans la cité économique, malgré les tensions

Tout a commencé très tôt ce mercredi, 23 février 2011. Dès l’aube, les jeunes camerounais appartenant à l’association « Cameroon ô Bosso » que préside Edith Kah Wallah, étaient regroupés au carrefour Eto’o fils au quartier Nkomondo à Douala, pour manifester suivant les appels lancés par les leaders des partis d’opposition. Ces jeunes abhorraient notamment des t-shirts rouges, une couleur qui n’a pas été retenue au hasard, car il s’agit du « sang des martyrs de février 2008 » disent-ils. Sur les t-shirts, l’on pouvait également lire «Biya dégage », ou encore « ça suffit ! ».

Mais au moment où ils s’apprêtaient à descendre dans les rues, ils se sont heurtés au fort déploiement des forces de l’ordre qui ont d’ailleurs procédé à l’interpellation de plusieurs personnes. Mais il en faut plus pour décourager les jeunes de cette association, qui se sont déportés du côté du rond point salle des fêtes d’Akwa, où était prévu le grand « meeting de solidarité avec nos martyrs », comme le stipulait le programme de la semaine des martyrs ce mercredi. Ces jeunes ont formé une barrière pour « exiger l’organisation d’élections libres et transparentes, l’amélioration des conditions de vie des populations, la fin de l’intimidation des populations par les forces de l’ordre, . », selon Kah Walla.

Déploiement des forces de l’ordre ce matin à Douala
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Egalement présents sur le site, les leaders des partis politiques d’opposition dont le Sdf, le Manidem, etc. Très vite, la situation dégénère. Les forces de l’ordre vont disperser à coup de force les manifestants, n’hésitant pas à utiliser leurs matraques pour frapper les manifestants, ou encore à arroser la foule, puisque la brigade anti émeute était présente. Edith Kah Walla a été brutalisé par les forces de l’ordre, ainsi que les autres opposants. De nombreuses personnes ont bien sûr été interpellées, et déversées loin du centre ville, notamment au niveau de PK 12 dans la zone Bassa à Douala.

S’en est suivi des courses poursuites…
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Le calme dans plusieurs quartiers
Cependant, ces tensions ne se sont pas propagées dans toute la ville. Au niveau du quartier Bonabéri, considéré comme l’un des foyers de rébellion, c’est le calme plat depuis ce matin. De même qu’au niveau du carrefour Ange Raphaël où est située l’université de Douala, les étudiants ont normalement suivi les cours. Au carrefour Ndokoti également où plusieurs personnes avaient perdu la vie en février 2008, c’est également le calme. Les populations vaquent normalement à leurs occupations. De même, les marchés, boulangeries, bref les entreprises du secteur formel et informel, ont poursuivi leurs activités comme à l’accoutumée.

… Et des arrestations
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