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Développement: Le Cameroun à l’horizon 2035

L’objectif à terme serait de faire du Cameroun un pays émergeant d’ici 25 ans.

Le 04 mars dernier le premier ministre a ouvert un atelier dont le thème central était la vision de développement à long terme du Cameroun . Ces travaux qui regroupent des autorités gouvernementales, opérateurs économiques, membres de la société civile, intellectuels, etc., ont pour objectifs de rechercher une grande adhésion des camerounais à ces nouvelles orientation en matière de politique économique.
Une telle ambition pour être effective devrait reposer sur 5 piliers essentiels comme l’a indiqué Louis Paul Motaze ministre de l’économie et de la planification.

Il s’agirait d’abord de trouver les moyens pour relever le défi de la croissance économique et de l’emploi au Cameroun, afin d’atteindre un taux de 10% d’ici à 25 ans, contre 4% actuellement. Cette ambition dont le corollaire est la création des richesses et incidemment des emplois, devrait permettre de réduire le taux de chômage au Cameroun, que certains syndicats des travailleurs situent autour de 60%. Ensuite, les propositions des séminaristes de Yaoundé doivent pouvoir se rejoindre, a encore indiqué le ministre de l’Economie, autour des défis « la démocratie, de la démographie » au moment où plus de la moitié de la population camerounaise est annoncée en zone urbaine d’ici à une quarantaine d’année. Enfin, selon Louis Paul Motazé, les deux derniers piliers sur lesquels repose la vision de développement du Cameroun à long terme, et sur lesquels les participants au séminaire d’hier doivent trouver le consensus le plus large possible, sont la gouvernance et l’urbanisation.

De tels objectifs bien que louables doivent encore faire l’objet de maturation. Beaucoup d’éléments semblent être mis ici en veilleuse alors même qu’ils devraient être mieux expliqués. On se demande comment on peut atteindre un taux de croissance à deux chiffres; taux relevant de la capacité de l’Etat à lancer de grands programmes d’investissement alors même que les moyen d’action de l’Etat s’amenuisent du fait de la dégringolade de la demande des matières premières, principale sources de devise de l’Etat. Cette situation en entraînerait une autre ; en l’absence de devises extérieurs l’Etat serait contraint de réunir toute les ressources internes donc fiscales, ce qui entraînerait la réduction des investissements privés en raison d’un milieu non incitatif et de la réduction de la consommation des ménages ; et comme on le sait pas d’investissement pas d’emploi. De même le gouvernement devrait pouvoir établir un plan clair de développement du tissu de production local, afin de nous éviter une grosse dépendance des aléas du marché international
Quoiqu’il en soit et à en croire le Premier ministre, ce séminaire serait la seconde phase du projet d’élaboration d’une vision de développement du Cameroun, qui est en élaboration depuis l’année 2006 ; et qui a déjà abouti, apprend-on, à « la production d’un premier draft de document de formulation d’une vision volontariste de développement du Cameroun ». Lequel draft a été enrichi par les contributions de 22 départements ministériels, deux universités d’Etat, trois cabinet d’études, des associations socioprofessionnelles, etc. Autant de contribution qui a permis l’élaboration d’un second draft sur lequel les participants ont planché, afin d’aboutir à un document final.
Ce document sera, selon le ministre de l’Economie, présenté aux partenaires au développement du Cameroun, afin de recueillir leurs conseils et autres appuis multiformes. Ceci afin que ces derniers accompagnent le gouvernement camerounais dans ses objectif.


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