Politique › Sécurité

Didier Badjeck : « 90% des attentats perpétrés contre le Cameroun échouent »

Le chef de la division de la communication du ministère de la Défense s’est exprimé mardi dans l’émission La grande interview  diffusée sur la chaîne Canal 2 International.

Le colonel Didier Badjeck a effectué un passage sur les antennes de Canal 2 International ce 1er août 2017. C’était l’occasion pour lui de revenir sur les sujets brûlants de l’actualité des forces de défense camerounaises. Face à Jean Bruno Tagne, tout est passé en revue, à commencer par le dossier « mundemba », du nom du navire du Bataillon d’Intervention Rapide dont le naufrage a récemment entrainé la mort de 34 militaires et civils.

A ce sujet, Didier Badjeck affirme que toutes les mesures de sécurité avaient été prises avant le départ de ce bateau, comme il est de coutume dans la marine et dans l’aviation. Il assure par ailleurs que la mission civilo-militaire que le Bir effectue dans la région de Bakassi ne s’arrêtera pas, malgré l’importance que le « mundemba » avait dans le déploiement logistique de l’armée dans cette région. Le porte-parole du ministère de la Défense qui prétend ne pas avoir le nombre exact de corps repêchés après ce drame, ajoute que la souveraineté du Cameroun sur la péninsule de Bakassi continuera.

Sur la guerre contre Boko Haram, le colonel Didier Badjeck s’est lamenté du coût élevé de la guerre dans le septentrion camerounais, ce qui mine les autres chantiers de développement du Cameroun. Il a, par ailleurs, salué l’assistance des populations des régions touchées par cette guerre, avant de révéler que « 90% des attentats perpétrés contre le Cameroun échouent« , grâce à la collaboration et le renseignement de ces populations. Interrogé sur le moral des troupes, le chef de division rappelle que « l’armée ne fait pas un travail de clinique. Plus vous êtes en opération, plus les dangers peuvent arriver. C’est difficile, mais il faut faire avec« .

Un ton direct que l’invité a gardé tout au long de l’émission et ce même sur un sujet aussi délicat que celui de la discipline au sein de l’armée. Ici, le colonel n’a cessé de marteler que l’armée camerounaise est une armée disciplinée, avant de réfuter catégoriquement les allégations d’une bastonnade infligée à un capitaine pour une affaire de mœurs. Didier Badjeck a avoué que des exactions singulières pouvaient arriver, mais qu’elles n’étaient ni systématiques, ni cautionnées par la hiérarchie. A titre d’exemple de rigueur disciplinaire, il est revenu sur l’épisode des soldats mutins qui ont été mis aux arrêts. Car dans l’armée, il y a une manière de revendiquer et elle se fait à travers la sécurité militaire.

Un échange de près de deux heures particulièrement riches au cours desquelles, Didier Badjeck n’a pas manqué de s’insurger une nouvelle fois contre le rapport d’Amnesty international accusant l’armée camerounaise de torture. Pour lui, ce rapport est un « ramassis de mensonges grossiers qui ne reflète en rien la réalité du terrain ».


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