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Dion Ngute: «l’Afrique du Sud ne permettra pas que le Cameroun soit déstabilisé à partir de son territoire»

Joseph Dion Ngute ©Droits réservés

Le ministre délégué aux Relations extérieures chargé des Relations avec le Commonwealth apportait ainsi un démenti sur les rumeurs d’une chaîne de télévision émettant depuis l’Afrique du Sud en direction des régions anglophones du Cameroun

La mission gouvernementale conduite en Afrique du Sud par le ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures, Joseph Dion Ngute, a «largement atteint ses objectifs», indique ce fonctionnaire. Il s’agissait, selon lui, d’informer les autorités de ce pays et les Camerounais y résidant du déroulement de la crise anglophone et des mesures prises par le régime de Yaoundé pour la juguler ; et tenter, par la même occasion, de rassurer les investisseurs.

Au-delà, la mission a également donné l’occasion au gouvernement, via ses émissaires, de tenter d’en savoir plus l’émission d’une chaîne de télévision qui servirait de canal de propagande aux sécessionnistes dans les régions anglophones.

«Les autorités sud-africaines sont formelles : il n’y a aucune chaîne qui émet à partir de leur territoire en direction du Cameroun. S’il y a une chaîne qui le fait, elle le fait de manière illégale. Nous avons été rassurés. Les autorités sud-africaines que nous avons rencontrées sont formelles, elles ne permettront pas que le Cameroun soit déstabilisé à partir de leur territoire. Elles tiennent à maintenir les excellentes relations qui existent entre les deux pays», a indiqué le ministre.

Joseph Dion Ngute ne donne aucune indication sur le média incriminé. Toutefois, tout laisse à penser qu’il est question de la «Southern Cameroons Broadcasting Corporation (SCBC)» une chaîne de de propagande qui émet dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest depuis le 06 mai dernier.

Peu avant le début de la diffusion de ses programmes, la SCBC avait été annoncée par le coordonnateur des programmes du Consortium de la société civile du Cameroun anglophone, Tassang Wilfried, comme un moyen d’optimiser la communication entre les activistes en exil à l’étranger et ceux restés au pays.


Peter Essoka, le président du Conseil national de la communication (CNC), avait pour sa part tiré la sonnette d’alarme sur la distribution de cette chaîne. Il avait rencontré, en juillet dernier, à Bamenda, les opérateurs de câble pour leur rappeler le caractère «rebelle», «illégal» et «clandestine» de cette chaîne, et les enjoindre de renoncer à  la distribuer.

 

 

 

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