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Discours de Paul Biya, les réactions!

Quelques camerounais donnent leurs avis sur le discours du février à la jeunesse

c’est du déjà entendu
Noumbissie Blaise Didier, étudiant en 3eme année svt à l’université de Yaoundé I
C’est du déjà entendu. Tout porte à croire qu’il dit les mêmes choses dans ses discours. Il semble oublier que juste 5% du budget national est alloué à la jeunesse, or, quand on imagine, la jeunesse signifie développement de l’industrie, des Tic, de l’agriculture etc. Dès lors, il est clair que 5% c’est minable, S’il faut le comparer au budget du fonctionnement de la présidence de la république. Quand il fait le bilan, il veut donner l’impression que le gouvernement travaille beaucoup, or il n’en est rien! Le président gagnerait à s’informer davantage sur ce qui se passe dans le pays.

C’était un discours bilan
Bénédicte Djeukam, cadre dans une société de micro finance
Le Président a fait le bilan et les décomptes des établissements construits, des universités créées et celles en voix de création. Mais il n’a rien dit quant à l’avenir des jeunes qui sortiront de ces écoles de formation. Néanmoins, à travers son interpellation de s’intéresser davantage aux technologies de l’information et de la communication (tic), tout porte à croire que c’est un secteur qui retient particulièrement son attention, et qui serait dans le futur un gisement important d’emploi.

Un discours porteur d’espoir pour les jeunes
Nyada Mani, directeur de publication du bimensuel le Procès international
le discours est à l’image de tous les discours du président, ni trop tapageur, ni trop prometteur. Il met un accent sur l’éducation, avec la construction des établissements scolaires. Il rappelle à cet effet que les ministères de l’enseignement secondaire et supérieur comptent parmi les gros budgets de l’année 2009. En ce qui concerne l’insertion professionnelle des jeunes, l’investissement de plus de 100 milliards de Fcfa est mis à la disposition des structures en charge de l’emploi jeune et l’exécution débute en 2009. Mais il faudrait penser à développer un tissu industriel solide, au lieu de financer les petits éleveurs de porc ou les propriétaires de salon de coiffure.

C’est une espèce de campagne présidentielle
Touangnou Sabine, étudiant en 1er année au Cestam
Le discours du président s’apparente à une campagne présidentielle. On se serait attendu à ce qu’il nous montre dans ses traditionnels discours des pistes pour sortir du chômage. Il dit qu’il faut consacrer suffisamment de temps à ‘étude comme si le Cameroun manque d’intellectuels. En fait, il faut que le président de la république nous dise à quoi sert la célébration de la fête nationale de la jeunesse.

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