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Diversité de sujets dans la presse camerounaise

Les journaux camerounais parus mercredi affichaient des sujets divers, allant du social à l’humanitaire en passant par la politique ou encore la politique.

Les journaux camerounais parus mercredi affichaient des sujets divers, allant du social à l’humanitaire en passant par la politique ou encore la politique.

Avec pour sujet la subvention publique aux médias à capitaux privés, The Guardian Post moque les 250 millions FCFA octroyés à pas moins de 600 publications et autres sociétés commerciales telles que les imprimeries.

Cette enveloppe, précise la publication anglophone, est réduite de 15 millions FCFA représentant les impôts et taxes, de 6 millions FCFA que se partageront les membres de la commission d’octroi de cette «misère» sans oublier le ministre de la Communication en personne, qui y défalquera sa quote-part.

Et il n’y a pas que ces médias à peine tolérés par le pouvoir pour connaître un tel affront, renchérit le trihebdomadaire Le Soir : limogé le 2 octobre dernier, l’ex-ministre des Transports Robert Nkili, qui se voyait déjà dans le siège d’ambassadeur du pays en France, après avoir vu son passeport retiré et alors qu’il est guetté par la justice pour crimes économiques, «est désormais interdit de sortir du territoire avant la fin de l’enquête en cours».

En couverture du bihebdomadaire The Spark c’est le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies, Stephen O’Brien, qui tire la sonnette d’alarme : La générosité du Cameroun ne suffira pas pour nourrir les 310.000 réfugiés qui s’empilent actuellement sur son sol.

«Une aggravation de la crise humanitaire est à craindre en 2016 au Cameroun, due à une augmentation du nombre de réfugiés et de déplacés, conséquence des violences persistantes de la secte islamiste nigériane Boko Haram, déjà à l’origine de la présence dans des camps de réfugiés dans ce pays de quelque 61.000 ressortissants nigérians.»

Le même journal, s’agissant de l’économie constate que le pays, sous l’ère dite des «grandes réalisations» qui sont en réalité le tout premier septennat entier sous le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE), donne l’impression d’être une «dictature économique», tant l’illégalité et l’illégitimité de ce document restent encore fortement soupçonnées.

«Le défaut de la tenue des états généraux de l’économie avant ou après la validation du DSCE ou même pendant son implémentation, ce qui peut encore être fait, sédimente une forte impression du primat de la raison politique sur la raison économique.»

Il y a pourtant un «frémissement», tempère le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune qui revient sur l’inauguration, veille dans la métropole économique Douala, par le Premier ministre Philemon Yang, de l’usine du groupe marocain Ciment de l’Afrique (CIMAF) qui avec une capacité de 500.000 tonnes annuelles vient augmenter la production nationale en ce matériau de construction.

Il reste toutefois, souligne «CT», à combler la grosse attente des consommateurs, lesquels souhaitent une baisse des prix comme conséquence de cette multiplication des offres.

Dans l’hebdomadaire Repères c’est le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, qui vient de «déclarer la guerre aux fraudeurs» : il a mis en garde les opérateurs économiques véreux contre les pénuries artificielles et la spéculation pendant la période de fêtes de fin d’année.

Dans une interview à Mutations c’est le président de la Chambre d’agriculture, des pêches et des forêts (CAPEF) du Cameroun, Janvier Mongui Sossomba, qui annonce l’imminence de la création d’une banque agricole, fruit d’une souscription nationale lancée le 19 octobre dernier à l’endroit des producteurs.


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