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Douala: Centre pilote d’aquaculture intensive en circuit fermé de Logbaba

La structure vise la production locale du poisson en vue de satisfaire l’importante demande nationale

Du poisson en quantité suffisante et en qualité à toutes les familles du Cameroun c’est possible. La structure pilote d’aquaculture intensive en circuit fermé de Logbaba est l’illustration pratique de la possible production domestique du poisson en grande quantité. Elle est située dans l’arrondissement de Douala 3e et Paul Nkeze Morfaw en est le Chef service pour la vulgarisation aquacole pour le Littoral. Ce système nous permet de résoudre deux problèmes, le manque d’espace et le manque d’eau pour la production de poissons de manière traditionnelle dans les étangs piscicoles explique-t-il. Dans ce centre, un aquarium géant constitue les quatre bacs dans lesquels on élève d’abord une espèce de silures qu’on retrouve facilement au Cameroun. L’installation bénéficie d’un fonctionnement autonome. L’eau qui coule dans les bacs est en fait le point culminant de toute une chaîne de recyclage d’une quantité précise d’eau pompée automatiquement du forage et dont le cycle peut s’étendre à un mois sans danger pour les poissons avant la vidange totale. Si les poissons y vivent paisiblement c’est aussi parce qu’ils sont alimentés par de grandes quantités de produits riches et adaptés pour leur croissance. Six mois plus tard ils sont prêts pour les casseroles: si 20 000 Camerounais embrassent ce système c’est que les problèmes de manque du poisson et les importations du poisson vont rentrer dans l’histoire poursuit Paul Nkeze Morfaw.

Diminuer les importations
Comme ce fut le cas il y a moins de 10 ans avec la volaille au Cameroun, l’aquaculture intensive à circuit fermé promet de révolutionner la production locale du poisson puisque le rendement de ce seul centre pilote est escompté à hauteur de 850 à 3400 tonnes par an et par hectare quand on sait que la production nationale connaît un déficit de plus de 70.000 tonnes avec des besoins nationaux en consommation de poissons estimés à 240.000 tonnes pour une production réelle qui se situe à 168.000 tonnes comme le précisent les statistiques de la CDPM. En 2010, par exemple, environ 150.000 tonnes de poisson ont été importées. Cette situation a contraint le Ministère de l’élevage, des pêches et des industries animales à poser des actions d’envergure telles que la consolidation du processus de cogestion des ressources halieutiques au niveau des pêcheries continentales, en vue d’instaurer systématiquement une période de «repos biologique», l’achèvement des travaux de réhabilitation et la mise en fonctionnement optimal des stations aquacoles de Ku-Bome, Bamessing et Foumban pour une production massive d’alevins de qualité et la mise en service de l’unité pilote d’élevage de poisson en circuit fermé de Logbaba.

Paul Nkeze Morfaw, Chef service pour la vulgarisation aquacole pour le Littoral
Journalducameroun.com)/n

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