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Douala : les employés d’Hysacam ont repris du service

Les employés d'Hysacam après la levée du mot d'ordre de grève ce 12 mars 2018 (C) Droits réservés

Ils avaient observé un mouvement d’humeur dans la matinée du lundi 12 mars 2018 pour réclamer le paiement de leurs arriérés de salaire.

Les camions de ramassage d’ordures de la société d’Hygiène et salubrité du Cameroun (Hysacam) ont finalement quitté la base lundi 12 mars 2018 à 11h. Ils étaient restés immobilisés à la faveur d’un mouvement d’humeur des employés qui revendiquaient le paiement de leurs arriérés de salaire et de meilleures conditions de travail.

La grève a débuté peu après 4h30 à Douala, l’heure indiquée pour la prise de service. Les éboueurs mécontents ont plutôt pris d’assaut l’entrée de la direction générale, déterminés à ne reprendre le travail qu’après le règlement de leurs dus. «Aucun camion ne sortira d’ici aujourd’hui. Nous voulons qu’on nous paie nos salaires », a lancé un des grévistes en colère.

Michel Ngapanoun, le Président directeur général (Pdg) d’Hysacam, arrivé sur les lieux autour de 9h, est allé à la rencontre des manifestants deux heures plus tard. Il les a rassuré de ce que les virements des salaires du mois de février seront entamés dès le mardi 13 mars 2018. Il a ensuite invité les uns et les autres à reprendre du service dans la quiétude. Ce qui a été fait.

Une réunion s’est tenue à 17h entre les délégués du personnel et la direction de l’entreprise a été l’occasion pour les représentants des employés d’obtenir des explications sur le retard des salaires, a-t-on appris.

En plus des arriérés de salaire, les employés d’Hysacam se plaignaient aussi lundi matin du calendrier de paie irrégulier, des allocations familiales, de l’assurance maladie et de la mutuelle indisponibles. Ils ont observé le mouvement d’humeur, alors que des délégués du personnel soutiennent qu’ils n’avaient pas appelé à la mobilisation.

«Les employés sont en train d’exprimer leur mécontentement, car nous sommes en train de traverser une période difficile. Les délégués du personnel ont entamé une procédure. Il était question ce matin que les ouvriers vaquent à leurs occupations et se retrouvent à la direction générale de l’entreprise à 17h, pour une réunion avec le directeur d’agence. Les employés ont jugé que la procédure est lente et trop longue. Ils ont arrêté le travail ce matin », a déploré Roger Nchoungou Njoundap, un délégué du personnel, rencontré à l’entame de la manifestation.

 

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