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Douala: Forces de sécurité et Journalistes à l’école des droits de l’homme.

C’est à la faveur d’un séminaire placé sous le thème du renforcement des capacités des médias, pour la promotion des droits de l’homme en milieu carcéral.

Forces de sécurité, membres de l’administration pénitentiaire, défenseurs des droits de l’homme et journalistes tous autour d’une même table, ce n’est pas tous les jours que l’on peut voir pareil rassemblement. Et pourtant cela s’est vu ce week-end à Douala, à l’occasion d’un atelier de concertation entre ces différentes parties sur la question des droits de l’homme. Un projet de renforcement des capacités des médias pour la promotion des droits de l’homme en milieu carcéral, initié par l’ONG JADE Cameroun (Journalistes en Afrique pour le développement), en collaboration avec Ouest Fraternité, et soutenu par l’Union Européenne. Dans son mot de bienvenu, le coordinateur du projet Etienne Tasse a tout d’abord salué la forte mobilisation des parties, un vendredi Saint et de surcroit, jour férié : ce qui témoigne de l’intérêt et de la volonté de tous, de travailler en synergie pour une meilleure promotion des droits de l’homme en milieu carcéral a t-il souligné. Le projet doit permettre la diffusion régulière des informations sur le respect des droits des personnes détenues dans les prisons, les commissariats de police, les gendarmeries ou tout autre lieu privatif de liberté.

D’après l’ONG, divers problèmes entravent en effet une meilleure information du public sur les conditions de détention des personnes condamnées. Il s’agit notamment du manque d’un dialogue constructif entre les responsables pénitentiaires, la police ou la gendarmerie d’une part et les journalistes d’autre part ; l’absence de collaboration entre les organisations de la société civile actives en milieu carcéral et les journalistes, le déficit des moyens financiers nécessaires aux investigations et surtout le manque de formation appropriée de la part des journalistes appuie le coordinateur. Du coup, ceux-ci se limitent au traitement approximatif des informations ou aux dénonciations légères poursuit-il.

Le projet Renforcement des capacités des médias pour la promotion des droits de l’homme en milieu carcéral tente de corriger ces lacunes. Au cours des ateliers du 22 au 23 avril, les participants ont passé au peigne fin des thèmes tels que L’état des relations entre les journalistes et les autres parties prenantes, L’explication du rôle de chaque partie dans la promotion des droits humains et la définition des modes de collaboration entre les journalistes et les autres parties prenantes dans le cadre de ce projet. Car c’est en étant mieux informés que les citoyens, les élus peuvent se mobiliser pour faire mieux respecter les droits des personnes privées de liberté et que les décideurs peuvent être touchés et agir pour améliorer les conditions de détention dans notre système carcéral conclut Etienne Tasse à l’issue de ce séminaire, le troisième du genre, après ceux de Bafoussam et Yaoundé.

Forces de sécurité et Journalistes à l’école des droits de l’homme à Douala
Journalducameroun.com)/n



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