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Douala va accueillir un salon sur les énergies renouvelables en zone CEMAC

Cyril Dindombi Baboule, Chef de Projet dudit Salon, présente les enjeux et fait le point des préparatifs.

Vous organisez en mai prochain le premier forum international du développement durable et des énergies renouvelables dans la sous-région CEMAC (SEDDERC). De quoi s’agit-il précisément ?
C’est un cadre d’exposition et de rencontre qui permettra au public de toucher du doigt et voir ce qui se fait de mieux dans ces technologies de pointe et pour les professionnels (financiers, industriels, opérateurs.) l’occasion de nouer de relations
B to B afin de monter des projets. Nous aurons également une meilleure perception du secteur par le public grâce à la médiatisation par des canaux tel que le vôtre.
La situation énergétique de l’Afrique, précisément au sud du Sahara, n’est pas enviable, et pourtant cette partie du continent dispose d’un potentiel suffisamment important pour satisfaire les besoins énergétiques de ses populations, pour atteindre les objectifs de croissance, qui sont des préalables au développement. Qu’est ce qui peut justifier ce retard, et quelle peut être sa conséquence sur le développement durable ? Autant de questions auxquelles nous tenterons de trouver des réponses et des applications pratiques en termes de projets par ce salon.

Où en sont les préparatifs ?
Le cadre qui est le prestigieux HOTEL SAWA de Douala a été trouvé et la date du 22 au 24 mai 2014 choisie en fonction du calendrier national et international, les invitations lancés en fonction du programme et des enjeux. Nous pouvons vous assurer que tout sera prêt au jour J.

Quelles sont vos attentes ?
C’est un Salon professionnel pour la constitution d’un réseau et le développement véritable d’une filière des énergies renouvelables en Zone CEMAC par l’établissement de relation B to B entre financiers, industriels et ordonnateurs ou porteurs de projets et pour les simples visiteurs avoir un état de l’art des technologies mises en uvre.

A quoi peut-on circonscrire le développement durable et les énergies renouvelables ?
Traduit de l’anglais « sustainable development », le terme « développement durable » est vu comme une forme de développement « qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Lors du deuxième sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, il est complété par la définition des trois piliers que sont: l’activité économique, la préservation de l’environnement et l’équité sociale.
Les énergies renouvelables quand à elles sont des ressources énergétiques qui peuvent être exploitées sans pénaliser les générations futures.Leur utilisation permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre et protéger l’environnement en limitant les transformations négatives sur cet écosystème local de la couverture des besoins en énergie. Les énergies issues du soleil, l’utilisation de la Biomasse (bois, plantes, déchets…), l’hydroélectricité, l’énergie éolienne, la géothermie. Ce sont des technologies de pointe certes mais qui sont accessibles, qui peuvent créer des emplois et générer des richesses.

Le Cameroun est-il à l’heure de ces différentes technologies ?
Une direction des énergies renouvelables a été créée au ministère de l’Eau et de l’Energie (Minee) en 2013 et le Cameroun a adhéré aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en rapport avec la réduction de la pauvreté et à ceux du Sommet mondial pour le développement durable (SMDD) sur l’énergie tout en luttant contre le changement climatique. Nous avons paraphé les accords de Rio, adopté l’Agenda 21, mais maintenant il faut que cela se concrétise encore plus par des projets visibles. Le développement durable repose sur trois principaux piliers : l’économique, le social et l’environnement. Ceux-ci sont à prendre en compte par les collectivités, par les entreprises et les individus. La finalité du développement durable est de trouver un équilibre cohérent et viable à long terme entre ces trois enjeux. À ces piliers s’ajoute aussi la gouvernance, qui représente un enjeu transversal et indispensable à la définition des politiques relatives au développement durable, dans le cadre de la démocratie participative.

Qu’est-ce qu’un pays comme le Cameroun gagnerait à s’y mettre concrètement?
Au delà du simple vocable c’est une nouvelle vision du devenir de la planète qui passe par la maitrise de ces technologies, passage obligé pour tous les pays qui ont pour ambition d’atteindre l’état d’émergence en assurant la couverture de leurs besoins énergétiques en conservant un équilibre entre l’exploitation de leurs ressources naturelles et l’avenir de la planète. Ces technologies vont générer de nouveaux emplois pour notre jeunesse tout simplement.

Est-ce que vous travaillez avec le gouvernement, vous accompagne-t-il ?
Tous les ministères concernés au Cameroun et en zone CEMAC ont été contactés et leur parrainage sollicité. Au fil des jours nous pourrons voir si un accompagnement de leur part est effectif, pour l’instant il est trop tôt pour le dire !

Quelles sont les conditions de participation?
La participation est libre pour les visiteurs des stands qui se sont enregistrés sur le site www.sidderc.com! Les conférences et les ateliers sont réservés et payants, les inscriptions et les tarifs sont en ligne sur le site sidderc.com

Cyril Didombi Baboule, chef de projet du Sidderc
Journalducameroun.com)/n

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