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Douze navires en attente au port de Douala depuis près de 40 jours

Douala International Terminal (DIT) qui exploite le terminal à conteneurs, est accusé de ne plus remplir son cahier de charges

Douze navires porte-conteneurs sont en attente à la bouée de base du port de Douala, métropole économique du Cameroun, depuis près de 40 jours, a constaté sur place la PANA, ce mercredi. «Cette situation, a expliqué un déclarant en douanes opérant au port de Douala, Serge Olivier Nandjui, est due à l’incapacité de l’opérateur du Terminal à conteneurs de Douala de remplir son cahier des charges». Il soutient que «la Douala International terminal (DIT, l’opérateur du terminal à conteneurs du port de Douala (Ndlr) ne peut travailler actuellement qu’avec un seul navire à la fois parce que ne disposant que de deux portiques de quai dont l’un tombe régulièrement en panne».

Comme Serge Olivier Nandjui, les déclarants en douanes et les transitaires opérant au port de Douala reconnaissent que ce «port est durablement engorgé» avec «des conséquences énormes et fort préjudiciables». Les acteurs opérant au port de Douala notent, entre autres conséquences, que «le nombre de navires porte-conteneurs attendus au Cameroun est en forte diminution», que «les armateurs ne veulent plus positionner leurs bateaux sur Douala tant que la situation ne s’améliorera pas».

«Au-delà de ces conséquences visibles, les armateurs limitent, depuis le début de la semaine, en plus d’imposer des surcharges de congestion au moins 300 dollars par TEU ou 5 dollars par tonne, les quantités de fret qu’ils embarquent à destination du Cameroun même pour les cargaisons transbordées», s’indignent-ils.

«Pendant ce temps, les consignataires prélèvent aux acconiers des frais de stationnement surélevés et aux importateurs des montants énormes de l’ordre de plusieurs milliards par mois de faux frais dont principalement les surestaries et les « detention fees » sur les conteneurs», dénonce Serge Olivier Nandjui. Par ailleurs, le même constat est fait au niveau des opérations liées au Terminal à bois (SEPBC) où 4 navires de bois sont mis à quai alors que le parc à bois ne peut approcher quotidiennement que 2.00 m3, soit un rendement journalier ridicule de 500 m3 par bateau.

A titre de rappel, ce n’est pas la première fois que le port de Douala connaît un engorgement préjudiciable. Le débat sur la concession du Terminal à conteneurs du port de Douala n’a jamais été clos depuis que l’Etat du Cameroun l’a confié en 2002 à la DIT du groupe Bolloré au détriment de Progossa qui avait une meilleure offre.

En attendant l’ouverture officielle du port en eau profonde de Kribi au sud du Cameroun, l’engorgement du port de Douala pose de sérieux problèmes au transport maritime au Cameroun et paralyse les activités commerciales et économiques des pays comme le Tchad et la République centrafricaine qui n’ont pas accès à la mer et dont les marchandises transitent en majorité par le port de Douala.

L’engorgement du port de Douala pose de sérieux problèmes au transport maritime au Cameroun
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