Personnalités › Success Story

Dr Taïga: L’efficacité dans la discrétion

Le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales se distingue par sa discrétion

Pas compliqué de le rencontrer qui que vous soyez, aussi bien à Yaoundé qu’à Dziguilao (Taibong) sa base arrière. Rarement, un membre du gouvernement n’aura suscité autant d’étonnements et de surprises par son comportement simpliste et sociable. Deux choses caractérisent cet homme dépourvu de prénom ordinaire : Son travail de ministre et son attachement à ses origines. Dr Taïga dont on dit être le produit de la société profonde, ne s’est pas toujours départi de cette appartenance qui fait de lui, un homme ordinaire. Dans un bistrot au quartier briqueterie à Yaoundé, ses pairs des soirs d’une lointaine époque ne tarissent pas de souvenirs à son endroit. Quand il arrivait ici, il aimait s’asseoir là, se souvient un cadre du ministère de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat). En fin de journée, on se retrouvait ici pour parler de la République se rappelle JB déjà à la retraite. Si son absence se fait ressentir là-bas, c’est que ses charges de membre du gouvernement ne lui permettent plus ce type d’escapades.

Un parcours des plus remarquables
Particulier dans son style et singulier dans ses manières, il est l’un des rares membres du gouvernement à avoir un parcours scolaire et universitaire en Afrique. Né à Ngaoundéré le 19 avril 1960, le Dr Taïga démarre son cursus scolaire à l’école privée catholique de sa ville natale. Suivra l’école privée catholique de Garoua puis celle de Sacré C ur de New-bell à Douala. De 1973 à 1980, il suivra son parcours secondaire tour à tour au lycée polyvalent de Bonaberi avant de l’achever au lycée de Maroua avec un baccalauréat série D. Le Bac en poche, l’enfant de Dziguilao obtient une bourse pour le Sénégal. De 1980 à 1986, il se forme à l’Ecole inter-Etat des Sciences et de la Médecine vétérinaire de Dakar et en sort nanti d’un doctorat à l’issue de la présentation d’une thèse présentée et soutenue publiquement le 17 juin 1986.
De retour au pays la même année, il intègre la fonction publique le 21 juillet 1986. Il est tour à tour nommé chef secteur par intérim de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales du Mbéré à Meiganga, chef secteur dans le département de la Vina. En 1998, il est nommé sous-directeur des productions animales. Dans sa quête d’étoffer son CV et de diversifier ses connaissances, le Dr Taïga s’inscrit à l’Institut supérieur de Management public (ISMP) où il obtient en 1999, le Diplôme d’Etudes supérieures spécialisées. En 2010, toujours au sein du même département ministériel, il est nommé Conseiller Technique n°2. Poste qu’il occupe jusqu’au 9 décembre 2011 date à laquelle le Président de la République le nomme ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales. Une nomination qui vient consacrer une carrière politico-professionnelle de longue date. Le Minepia est désormais entre de bonnes mains, disent certains avisés qui gardent la même opinion 18 mois après cette nomination.

Vraisemblablement, les agents rencontrés aussi bien dans les couloirs que dans les bureaux parlent d’une même voix. Non., il maitrise bien ses dossiers nous confie un cadre. Au secrétariat du cabinet du ministre, la sérénité et la concentration caractérisent les personnes qui y sont en service. Les parapheurs ne dorment pas dans le bureau du ministre d’autant qu’il y reste jusqu’à 22h indique un agent. Quoiqu’ayant la maitrise des dossiers de ce département ministériel, il consulte toujours ses collaborateurs. Un agent qui y est également depuis presque la même période, dit ne pas se souvenir d’un ministre qui consulte à chaque fois les techniciens du dossier. « Même au téléphone, le ministre vous appelle pour demander votre avis » précise ce cadre en service au Minepia depuis un peu plus de 30 ans.

Stratège politique
Issue de la même zone géographique que le président du Mouvement pour la défense de la République (Mdr), la reconversion des militants de Dakolé Daisala se compte par centaine à chaque meeting du Rdpc. En effet, depuis son accession au poste de ministre de la République, l’on s’accorde à dire que le Dr Taïga redonne espoir à la population. Il est d’ailleurs très aimé des populations des trois arrondissements (Guidiguis, Porhi et Taibong) du département du Mayo-Kani dont il est originaire.

Désormais, tous n’ont dans la bouche que le mot  » Souse’e » qui signifie en Toupouri merci. Dr Taïga qui donne un sens à la politique locale prêche par le développement participatif et une implication plus forte des populations à l’essor local. Désormais, pendant les vacances, les jeunes ne sont plus laissés à la merci de l’oisiveté. Outre des championnats de vacances qui sont organisés avec à la clé des trophées sous forme de taureaux offerts aux gagnants, d’autres mécanismes d’occupation sont mis en branle, notamment l’organisation et le regroupement des jeunes et des femmes en GIC.

A 53 ans, l’époux de Julienne Taïga, père de six enfants dont deux ont choisi la voie du journalisme, nourrit beaucoup d’ambitions pour sa contrée. Dans l’une des confidences faites à l’un de ses proches, Dr Taïga envisage de faire de la jeunesse locale, une entité digne et responsable et prête à affronter les défis de l’heure. Jadis abandonnée à elle-même, peu à peu, la jeunesse retrouve le sourire et l’espoir. Conscient que la réussite vient au bout de l’effort, le Dr Taïga veut leur donner leur part de chance.

Dr Taiga
Journalducameroun.com)/n
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