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Du rififi à la fédération camerounaise de l’haltérophilie

Les présidents des clubs d’élite demandent le droit de vote. Ils viennent de saisir le ministre des sports et de l’éducation physique Adoum Garoua, pour arbitrage

Le 22 décembre dernier, la fédération camerounaise d’haltérophilie a tenu à Douala, une assemblée générale visant à réviser ses textes fondamentaux suite à la publication d’une circulaire ministérielle. Parmi les résolutions de ces travaux, il avait été décidé que « la totalité des onze (11) clubs d’élites de la FECAHALT jouissaient pleinement du double droit de vote et de membres de notre auguste Assemblée Générale élective à l’occasion du renouvellement de nos dirigeants pour l’olympiade 2013-2016 », affirme l’association camerounaise des présidents de clubs d’élite d’haltérophilie, ACPCEH. Une résolution qui sera annulée plus tard de manière unilatérale par le président sortant, selon l’ACPCEH. D’après cette association, le Président sortant « au mépris du droit et de la morale, prenant des prétextes fallacieux », a introduit auprès du ministre des sports et de l’éducation physique, une requête en annulation des travaux du 22 décembre 2012 à Douala. Sans autorisation du ministre, le président sortant « a procédé le 19 janvier 2013 à l’occasion d’une Assemblée Générale forclose tenue après la publication de l’instruction ministérielle du 15 janvier 2013 à un nouveau toilettage dans le fond et non sur la forme de nos textes fondamentaux. Président sortant pendant cette messe des exécuteurs de l’haltérophilie a aliéné nos droits de clubs d’élites en réduisant de onze (11) à deux (02), l’effectif de nos représentants. Il opère ainsi la réduction de l’électorat en éliminant ceux qui ne sont pas à sa botte », martèle les présidents de club avec colère.

La réaction du ministre des sports Adoum Garoua toujours attendue
Pour faire entendre sa voix, l’association a adressé le 30 janvier 2013, une lettre ouverte au ministre des sports dans laquelle elle affirme : « Nous estimons que les droits acquis jusqu’ici par les onze clubs d’élites n’ont pas été restreint par votre instruction au contraire nous pensons qu’ils ont été renforcés. Nous rappelons à toutes fins utiles qu’à toutes les précédentes Assemblées Générales électives de la FECAHALT, tous les clubs d’élites reconnus ont toujours été membres à part entière. Monsieur le Ministre, plusieurs requêtes de dénonciation de cette mascarade vous ont été adressées et à ce jour, nous n’avons toujours pas votre position formelle. Nous pensons que certains de vos collaborateurs tapis dans l’ombre et ayant de près ou de loin un intérêt particulier dans les affaires de la FECAHALT vous occulte la vérité et veulent vous induire en erreur ». Les présidents de clubs disent attendre impatiemment la réaction du ministre des sports Adoum Garoua, qui tarde à se prononcer jusqu’ici. « En gardant le silence vous leur permettez de tronquer le droit, la démocratique au détriment de l’esprit sportif et de la promotion du sport. Leur seul but est de dérouler un tapis roulant au Président sortant pour une nouvelle réélection dans la fraude comme d’habitude. Monsieur le Ministre votre silence fera de vous un complice du faux et de la corruption. C’est cette image que les camerounais en général et les haltérophiles en particulier retiendront de vous », indique l’ACPCEH.

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Journalducameroun.com)/n
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