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Duplex Tchamba : «Quitter de la quatrième division au Cameroun et se retrouver en Ligue 1, c’est quelque chose d’extraordinaire»

Duplex Tchamba, footballeur camerounais. ©Droits réservés

L’international camerounais évoque son parcours, affiche ses ambitions en club et en sélection nationale.

Vous êtes international camerounais, sociétaire du Racing Club de Strasbourg, club de Ligue 1 en France. Comment êtes-vous arrivé dans ce club?

C’est un très long trajet. Pour être bref, tout part de l’équipe nationale où j’ai été appelé en stage avec les juniors en vue de la Can de notre catégorie en Zambie en 2017. Après ma prestation à la Can, où j’ai valablement défendu les couleurs du Cameroun, je me suis retrouvé en train de signer un contrat de cinq  ans avec le Racing Club de Strasbourg.

Donc le projet Strasbourg vous a été proposé par un agent après la CAN 2017?

Non. J’étais parrainé par mon président de Tad Sport Academie (club de Ligue régionale du Centre) de l’époque qui s’en est chargé. C’est vrai qu’il y avait plusieurs clubs qui m’ont contacté mais je ne m’occupais pas de ça. Je me concentrais à jouer au football.

C’est après avoir passé des essais que vous avez signé votre contrat professionnel…

Non. Je n’ai pas eu à faire d’essais. Mon contrat professionnel je l’ai signé au Cameroun. Les dirigeants du RC Strasbourg se sont déplacés. Ça s’est passé dans un hôtel de la ville de Yaoundé. C’est du Cameroun que tout est parti.

 Comment s’est passée votre première saison au RC Strasbourg?

C’est une saison d’adaptation. Quitter de la quatrième division au Cameroun et se retrouver en Ligue 1, c’est quelque chose d’extraordinaire. Il a fallu s’acclimater, apprendre. J’ai fait deux listes. J’ai fait la liste en vue du match contre Saint-Etienne à domicile. Ce n’est pas mauvais. Le meilleur reste à venir.

Comment se passe votre vie au quotidien? Avez-vous  disputé des matches avec la réserve du RC Strasbourg?

Oui. Quand on est jeune professionnel, il faut passer par là pour grandir. Jouer avec la réserve ce n’est pas quelque chose de mauvais. Je m’entraîne avec l’équipe pro et le week-end, je joue avec la réserve. Ça me permet de progresser. C’est vrai que j’aspire à jouer en Ligue 1. Mais, pour un début, il faut passer par là. J’ai été sur le banc de touche avec les pro deux fois durant la saison : à Dijon et Angers

Durant la saison dernière vous avez été convoqué avec l’équipe nationale fanion des Lions Indomptables pour participer aux matches amicaux notamment face à la Tunisie et la Guinée. Comment s’est déroulé ce rassemblement?

Pour moi c’était extraordinaire parce que jouer avec les juniors c’était fantastique après cette Can, mais me retrouver dans la cour des grands  avec l’équipe fanion, c’était exceptionnel. J’ai beaucoup appris des aînés. C’était une bonne expérience que j’aimerais revivre. Pourquoi pas, pendant la Can  2019 au pays?

Dans la foulée vous êtes convoqué pour un match amical avec l’équipe nationale espoir. En un an tout a basculé : vous êtes international junior, espoir et senior. Ce n’est que du bonheur…

C’est vrai que ce n’est que du bonheur mais vous savez, quand vous travaillez dans l’ombre vous êtes récompensé. Ce n’est pas un travail de deux jours. C’est trois ans de dur labeur. Je n’ai pas été étonné mais juste fier de mon travail. J’ai aussi compris à quel point je peux faire de très bonnes choses. Le plus important c’est de rester concentré, de travailler encore plus dur, afin de toujours progresser.

Le match amical France-Cameroun des U23 qui s’est soldé sous un score malheureux de 3 buts à 1 en faveur des français. Vous inscrivez l’unique but de la partie. Est-ce que ça vous a marqué?

Ça m’a marqué parce c’est mon premier but au niveau international. Déjà défendre les couleurs du Cameroun, et en plus de ça ouvrir le score, c’était fantastique. Malheureusement, nous avons perdu la partie.

Maintenant, quelles sont vos ambitions avec le RC Strasbourg?

Mes ambitions avec le Racing Club Strasbourg sont claires. Travailler dur pour défendre les couleurs du club, montrer mes qualités, arracher la confiance des dirigeants et une place de titulaire en équipe première d’ici un ou deux ans.

Pour la saison à venir, vous serez un peu orphelin de votre compatriote Stéphane Bahoken qui s’est engagé avec Angers. Quels rapports entreteniez-vous?

Ça a été un réel plaisir de rencontrer Stéphane Bahoken au RC Strasbourg. Nous étions les deux Camerounais du vestiaire. Il m’a beaucoup apporté sur le plan mental. Etant ancien, il m’a montré la ville. J’ai beaucoup appris de lui, sur le terrain et en dehors. C’est vrai que je serai comme un orphelin mais nous allons rester en contact.

Si vous aviez un dernier mot à l’endroit de vos fans, que leur diriez-vous?

Merci pour le soutien qu’ils m’apportent depuis le début de ma petite carrière. Rien n’est facile. Le meilleur reste à venir.

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