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Eau potable: Un nouveau prêt de la Banque mondiale pour Yaoundé

La signature de l’accord de financement a eu lieu mercredi à Yaoundé, pour la construction d’un décanteur sera construit sur le fleuve Nyong

Renforcer un prêt initial de plus 40 milliards
Le Cameroun dans le cadre de sa coopération avec la Banque mondiale, a obtenu mercredi 29 décembre dernier, un prêt concessionnel et additionnel de 14,6 milliards de FCFA. Ce nouveau financement a pour objectif principal d’étendre les travaux d’infrastructures initiés dans le cadre de la réalisation dudit projet et de prolonger les travaux d’urgence concernant l’approvisionnement en eau potable dans la ville de Yaoundé en saison sèche. Ce prêt vient compléter le crédit initial de près de 40, 31 milliards de FCFA octroyé en 2008 par l’Association internationale de développement (IDA), la structure de la Banque mondiale en charge de financer les pays à faible revenus. Ces financements additionnels obtenus sont supposés permettre l’amélioration et l’extension de la fourniture en eau potable des villes de Yaoundé et de Douala. Il devrait aussi permettre de faciliter la réforme du secteur, principalement dans le cadre du renforcement des capacités du partenariat public-privé relatif à la CAMWATER. Sont aussi concernés par ces financements additionnels, les populations défavorisées qui ne jouissent pas d’un accès permanant à l’eau potable dans les deux grandes villes de Yaoundé et de Douala. L’objectif à terme est de permettre que ces populations puissent bénéficier d’une eau de qualité et en quantité suffisante, a fait savoir un cadre de la Banque Mondiale. Un nouveau décanteur sera construit sur le fleuve Nyong à partir de la station de pompage d’Akomnyada. Avec les trois qui existent déjà, cela va porter à quatre le nombre de décanteurs et nous souhaitons en avoir cinq pour pouvoir atteindre l’objectif de 50.000 mètres cubes d’eau par jour en plus des 50.000 qui seront produits par la station de la Mefou. Nous avons misé sur 35.000 mètres cubes d’eau par jour en espérant atteindre 50.000 mètres cubes d’ici deux ans. Nous pensons que le décanteur pourra être prêt d’ici 2012, a expliqué Basile Atangana Kouna, directeur général de CAMWATER.

Ce financement devrait bénéficier à la ville de Yaoundé. Le 14 décembre dernier le gouvernement à travers le ministère de l’énergie et de l’eau, a signé un contrat de service pour l’étude et la réalisation d’une usine de traitement d’eau potable d’une capacité nominale de 300 000 m3/j et d’une conduite de transport de 1800 mm de diamètre sur 56 kilomètres environ de BATCHENGA à YAOUNDE y compris toutes les installations annexes. La question de l’eau est presque devenue un aléa dans la ville de Yaoundé. Les autorités reconnaissent que le déficit en eau potable est de 60 000 mètre cubes par jour. Une situation qui pour beaucoup relève d’un paradoxe inexpliqué. Pour de nombreux observateurs, c’est parfois le défaut de volonté et de réalisme politique, ou alors une mauvaise gouvernance qui font problème. Au mois de février 2010 dernier, la Camerounaise des eaux (CDE) la société filiale de l’ONEP marocaine en charge de la distribution de l’eau depuis 2008 a initié une visite de presse à la station de production d’Akomnyada (vers Mbalmayo). L’objectif, faire constater par les journalistes la baisse du régime du fleuve Nyong et les limites des capacités de la station.

Selon les statistiques, le Cameroun et le Congo Démocratique possèdent le premier potentiel hydrographique de l’Afrique avec 52 % d’eau de surface. La FAO a situé les capacités d’eau de surface du Cameroun à 275 milliards de mètre cube d’eau et 15 milliards de mètre cube d’eau forale. En 2007, le Cameroun n’avait utilisé qu’un milliard pour tous ses besoins en eau. Sur le volet des infrastructures, la CAMWATER par la voix de Basile Atangana Kouna son directeur général, avait annoncé des investissements dans presque 70 localités du pays: Une étude technique menée par le partenaire stratégique Cde est en cours pour proposer une solution à court terme pour stabiliser l’alimentation en eau de Yaoundé où la situation est particulièrement préoccupante. Les travaux consisteront à augmenter de 50 000 m3 environ, la production de l’usine d’Akomnyada, à travers une autre source que celle du Nyong, dont le niveau actuel est très bas, avait-t-il affirmé à l’occasion d’une conférence de presse. A sa création, la CAMWATER possédait une enveloppe de 260 milliards de francs CFA. Au total ce sont près de 800 milliards de francs CFA d’accord de financement obtenus par les autorités camerounaises pour l’amélioration de l’accès à l’eau potable. Plusieurs experts doutent de l’efficacité des solutions envisagés.

Ce nouveau financement a pour objectif principal d’étendre les travaux d’infrastructures initiés dans le cadre de la réalisation dudit projet et de prolonger les travaux d’urgence concernant l’approvisionnement en eau potable à Yaoundé en saison sèche
http://www.eau47.fr)/n


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