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Eau potable: Vers la fin des soucis dans dix villes du Cameroun

La Cameroon Water Utilities Corporation vient de signer une convention fertile en espoirs avec CGC Overseas Construction

Normes, équipements et produits chinois
Les documents ont été paraphés le 28 mars 2011 par les représentants des deux structures. La convention parle précisément d’un renforcement de la distribution d’eau potable dans dix villes du Cameroun. Il s’agit de Kribi, Bamenda, Garoua, Bafoussam, Yabassi, Mbalmayo, Sangmélima, Garoua-Boulaï, Dschang et Maroua. Afin de résoudre de manière durable le problème d’alimentation, les deux parties ont convenu de réaliser les études de faisabilité de l’alimentation en eau potable de ces villes et produire les études préliminaires et le coût estimatif du projet dans les six mois qui suivront l’accord. Discuter et étudier ensemble la faisabilité du projet est l’autre point d’entente. On apprend dans ce sens que son montage épousera la même forme de coopération mise en place entre la CGCCOC et la CAMWATER pour le projet de renforcement et d’amélioration de l’alimentation en eau potable de la ville de Douala. Bien plus, les deux parties ont convenu que le projet adopte la technique, les normes, les équipements et les produits chinois, à condition qu’ils soient compatibles à l’environnement et aux nomes applicables au Cameroun et que les opportunités de financement soient finalisées de commun accord.

Station de traitement d’eau sur la Mefou
Concrètement, dans six mois, les dix villes susdites seront nettement mieux desservies. Ceci, grâce au rôle déterminant du directeur général de la CAMWATER. Une semaine avant, Basile Atangana Kouna a accompagné Dov Zerah, directeur général du groupe AFD en visite au Cameroun, pour la cérémonie d’inauguration des travaux de réhabilitation de la station de traitement d’eau sur la Mefou, une banlieue de Yaoundé. Ce projet, apprend-on, va porter la capacité de production d’eau à Yaoundé de 100.000 à 160.000 m3 par jour et va permettre à 500.000 personnes supplémentaires d’avoir accès à l’eau potable dans la capitale. D’après Basile Atangana Kouna, cette station n’est qu’un volet d’un vaste programme d’amélioration de la desserte qui touchera trois autres villes. A savoir, Edéa, Bertoua et Ngaoundéré. Globalement, l’extension du réseau est envisagée en vue d’atteindre 200.000m3/jour d’ici à 2013. A l’horizon 2018, un investissement de 400 milliards FCFA est prévu. « A ce jour, plus de la moitié de cette somme a déjà été mobilisée auprès des bailleurs de fonds et des partenaires au développement », révèle le DG de CAMWATER. Au total, plus de 70 localités du pays sont concernées par le programme décennal de CAMWATER. Pour les autres localités, un financement de la Dexia Banque de Belgique d’un montant d’environ 40 milliards FCFA permettra de procéder au renforcement des infrastructures d’une quarantaine de centres. Les localités de Ngomedzap, Tonga, Bikok, Tokombéré, Nanga Eboko, etc., font partie des 70 retenues. CAMWATER prévoit qu’à l’horizon 2015, 60% de Camerounais auront accès à l’eau potable. Au regard des investissements entrepris depuis quelques mois et qui, dans la plupart des cas, produisent déjà des fruits. A Douala par exemple, sur financement d’EximBank-Chine, CAMWATER a construit une usine d’eau potable sur le fleuve Moungo d’une capacité de production de 50.000 m3/jour. A terme, cette usine devra fournir 100.000 m3 d’eau supplémentaire par jour.

La convention parle d’un renforcement de la distribution d’eau potable dans dix villes du Cameroun
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