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Economie: l’attente du pape Benoit XVI sur fond de tensions sociales au Cameroun

Les autorités tentent de contenir les problèmes avec la carotte. Mais aussi avec le bâton

A la suite du Premier ministre, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss), Robert Nkili entouré de ses collègues des Postes et Télécommunications (Minpostel), Maigari Bello Bouba, des Faune et des Forêts (Minfof), Elvis Ngollè Ngollè, de l’eau et de l’Energie (Minee), Jean Bernard Sindeu, du secrétaire d’Etat à la Santé publique, Alim Hayatou et du secrétaire général du ministère de la Communication, Laurent Medjo Mintom ont réuni en fin de semaine dernière syndicats et patrons autour de la table. Et ils étaient tous là: Basile Atangana Kouna (Dg de Camwater), Driss Essaouabi (Dg de la Camerounaise des eaux -Cde-), David Nkoto Emane (Dg de Camtel), Jérémy Solè (directeur de l’Hôpital Laquintinie), Hugues François Onana (représentant du Dg de la Crtv), pour le patronat. André Jules Mousseni, zambo Amougou, Louis Sombès, Ntone Djiboti, Isaac Bissala des différentes centrales syndicales. Les débats auraient porté sur la situation sociale tendue dans les différentes structures dont ils sont employés et patrons. Ainsi dans le secteur de l’eau où le ministre de tutelle et le gouverneur du Littoral ont dû intervenir pour mettre fin au désordre (selon les termes de Basile Atangana Kouna), la situation, sans être totalement revenue à la normale, cesse d’être agitée. Les deux directeurs généraux en charge de la Camerounaise des eaux et de Camwater ont souligné que seuls cinquante employés au plus se sont livrés à ce qu’ils qualifient de troubles devant les locaux des deux entreprises. Pour l’un et l’autre, il n’y a pas eu de grève. Et Driss Essaoouabi et Basile Atangana Kouna de dire qu’ils ont normalisé la situation trouvée et qu’il n’existe pas de dette sociale aujourd’hui. M. Essaouabi a demandé de choisir entre l’extension du réseau et le règlement des arriérés éventuels aux 2200 employés de la Camerounaise des eaux.

Le ministre Nkili aurait suggéré aux deux directeurs généraux de trouver des solutions immédiates par la voie du dialogue. Parlant de Camtel, David Nkoto Emane reconnaît la légitimité des revendications du personnel de cette entreprise. Il demande au personnel avec qui il a élaboré un protocole d’accord au cours d’une réunion tenue dans ses services hier matin, d’être patient et surtout d’attendre que la visite du Pape se déroule dans d’excellentes conditions faute de quoi, les investissements y liées, passeront pour un gâchis énorme. Nous attendons une trentaine de chaînes de télévision et si nous ne leur apportons pas les prestations attendues, l’on peut imaginer les pertes, a-t-il souligné. Le Directeur général a relevé que Camtel qui est en cours de privatisation est tenu de tout faire sur fonds propres. Ce qui rend difficile sa gestion. En face, les employés ont réitéré leurs revendications en relevant leur bien-fondé. David Nkoto Emane a indiqué que certaines sont entrain de trouver des solutions; d’autres vont l’être, cependant une partie dépend du ministère des Finance.

Les employés de la Crtv attendant des améliorations
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La situation ainsi décrite révèle tout simplement le malaise général qui prévaut dans les sociétés camerounaises. Lorsqu’on prend le cas de l’office de télévision nationale, les plaintes en registrées proviennent du personnel contractuel qui se sont estimés lésés dans leurs revenus, conformément aux instructions du Président de la République qui prévoyaient une augmentation de salaire pour l’agent de la fonction publique. Là où précision n’avait pas été faite certains ont cru bien de se faire interprètes de la pensée de Paul Biya. Le représentant du directeur général de la Cameroon Radio And Television (Crtv), Hugues François Onana dans son exposé sur les ambiguïtés auxquelles fait face l’entreprise, aurait déduit que cette mesure d’amélioration du revenu, au centre des tensions sociales à la Crtv, ne s’applique pas véritablement aux personnels relevant du code du travail (personnel non fonctionnaire). Et si elle devait profiter à cette catégorie, elle augmenterait la masse salariale de 480 millions par an. Or, la masse salariale annuelle de la Crtv est déjà de l’ordre de 8 milliards de Fcfa. En guise de réponse, Robert Nkili a prescrit la mise en place d’un comité ad hoc pour élaborer une nouvelle grille salariale qui tienne compte de l’accord de rétablissement prévu par les textes internationaux en la matière.

Robert Nkili, ministre du Travail et de la Sécurité sociale
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