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Ecrans Noirs: Une 14ème édition à grande valeur ajoutée

Les écrans noirs 2010 plus que par le passé ont attiré de nombreuses personnalités du monde du cinéma et aussi de la littérature

Ouverture et clôture très solennelles
Le ton du festival a été lancé dès le départ avec la projection en grande première du film document de la littéraire franco-camerounaise Calixte Beyala. Lors de la cérémonie de clôture, la réalisatrice Claire Denis, auteur du film « White Material » projeté pendant la soirée, a lancé un appel en faveur de la réouverture des salles de cinéma à Yaoundé où il n’en existe plus aucune. Une annonce fortement applaudie. Mais son film l’a moins été. De nombreuses personnes ont quitté la salle de projection avant la fin. Pourtant quelques-uns ont apprécié. C’est un très bon film, il parle de l’histoire d’une femme qui malgré la situation de guerre ne veut pas abandonner le fruit de son travail. Mais il y avait juste un problème de son, sinon je suis satisfaite a affirmé Marie Bonnel la sous-directrice de l’audiovisuel extérieur et des technologies de la communication au ministère français des Affaires étrangères. Le promoteur des Ecrans noirs, le réalisateur et producteur camerounais Bassek Ba Kohbio s’est dit « content » que l’événement ait pu aller jusqu’à son terme, et que quelques-unes des innovations (…) comme les films pour aveugles aient rencontré l’adhésion du public.

Shanel, Nirere, Arnold Antonin et Roger Cantin, tous présents
Le festival a aussi connu la présence de nombreux acteurs et réalisateurs venus assister au festival. La jeune et déjà célèbre Ruth Shanel Nirere du Rwanda était à Yaoundé pour la diffusion de son film «Le jour où Dieu est parti» du Belge Philippe Van Leue. Une fiction inspirée d’une histoire vraie. L’actrice s’est faite discrète à Yaoundé, son film ayant été découvert par le public camerounais lors de ce festival. Un film qui a pourtant déjà remporté quatre prix, dont deux attribués à Shanel pour la meilleure interprétation. Autres personnalités, Arnold Antonin le grand réalisateur haïtien. Très ouvert, il affirme avoir apprécié son premier séjour au Cameroun, où dit-il, il a découvert le «Ndolè» un légume qu’il a apprécié. Son film «Les amours du zombie» bien qu’apprécié, n’a pas été primé. Mais à Yaoundé, il était aussi venu présenter son documentaire « Haïti: Chronique d’une catastrophe annoncée». Une présence très importante, mais tout aussi discrète, était celle de Roger Cantin. Son film «Un cargo pour l’Afrique», nous plonge au c ur d’une immigration très rare pour ne pas être relevée. Un travailleur humanitaire canadien qui avait travaillé en afrique est retourné chez lui au canada après la survenance d’une guerre civile. Se sentant inutile et étranger il décide de planifier un retour en afrique, mais cette fois clandestinement. Je voulais que la societé canadienne se voit dans un miroir et juge la façon dont elle perçoit l’immigration, a avoué Roger Cantin.

Shanel Nirere actrice Rwandaise du film « Le jour où Dieu est parti »
Journalducameroun.com)/n

De nombreux travaux en marge du festival
Autres moment forts, la projection de documentaires à l’institut Goethe dans le cadre d’un partenariat entre des producteurs allemands et camerounais. Un film qui aura retenu l’attention est la production de Bettina Ehrardht, une réalisatrice allemande, qui a plongé le public dans l’univers très mystérieux et secret d’une ethnie béninoise adepte du Vaudou. «J’ai été initiée par la communauté et je voulais partager mon expérience avec le public, voilà pourquoi je recommande aux gens de voir le documentaire a déclaré l’Allemande au cours d’une conférence de presse. Macta Sylla intervenant dans le cadre d’une rencontre de travail entre les membres de l’Association des producteurs des télévisions privées d’Afrique a invité les autorités en charge de la culture en afrique à mieux s’investir dans la culture et donc le cinéma. Il a milité pour la mise sur pied d’un cadre clair et précis de gestion du secteur audiovisuel. Boris Zakowsky, intervenant pour la chaine française Canal France International, a annoncé les journées de la télévision africaine qui auront lieu en février 2011 à Ouagadougou, en marge du festival (FESPACO). Le festival a aussi été un grand moment d’échange entre les littéraires et les cinéastes. Pendant deux jours, un colloque animé par l’écrivain franco camerounais Gaston Kelman a permis de dégager les contours du cinéma africain de demain.

Bassek Ba Kohbio (profil gauche) et Gaston Kelman (face)
Journalducameroun.com)/n
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