Culture › Musique

Eddy Berty: Hier à l’arrière, aujourd’hui au devant !

Choriste réputée, la jeune chanteuse vient de sortir son premier album solo. Album présenté à la presse ce mardi 15 février à Douala

Une minute de silence. C’est par cet acte de c ur qu’Eddy Berty a tenue à ouvrir la conférence de presse qu’elle a donnée ce mardi 15 février 2011 au Cabaret H à Akwa, Douala. Une minute de silence en la mémoire de tous les artistes disparus et qui ont, de près ou de loin, contribué à la réalisation de son album, le tout premier de sa carrière. L’album est en effet la résultante de treize années passées à chanter aux côtés des autres, moins encore, derrière eux. Eddy Berty a fait ses armes aux ch urs, tant des grands que des plus grands. Elle accompagne entre autres Manu Dibango lors de ses passages au Cameroun, Ekambi Brillant, Henry Njoh, Nono Flavie, pour ne citer que quelques uns et avoir une idée de la réputation qui est sienne.

Le temps d’apprendre
Dans les rues de Douala, vous l’apercevrez toujours avec sa guitare au dos, et pourtant on ne sait pas trop à quel moment elle la joue. Mais Essombi Dissake Berthe de son vrai nom a pris le temps d’apprendre et de grandir. Sous l’aille entre autres de Jimmy Eitel à l’orchestre national, la jeune femme perfectionne son chant, sa technique et au fil de nombreuses scènes, titille diverses influences musicales. De ces influences, elle en a fait « Mon Jazz à moi », son propre style. Un style qu’elle travaille depuis trois ans en compagnie de son groupe, le Mouayé zik, et que l’on retrouve dans cet album. « Tuwé », ainsi se nomme-t-il. Douze titres à travers lesquels la chanteuse expose sa vision de la musique et surtout les maux qui minent la société camerounaise. L’opus s’ouvre sur « J’attendrai », un appel à la prudence face à la dévastatrice pandémie du Sida. S’enchainent « Tuwé », la pauvreté, « Jesus is my life » pour glorifier et remercier Dieu « qui me procure tant de bonheur dans ma vie » confie-t-elle, mais aussi « Ewandè », « Nen lambo », « Identité pour tous », « Onguèlè timba » qu’elle a d’ailleurs servie en live aux journalistes lors de la conférence de presse. Dans cette chanson dédiée aux frères de la diaspora, « je leur demande de songer à retourner au pays, eux qui passent le temps à nous envoyer leurs photos à la Tour Eifel et disent que c’est trop dur là bas. Qu’ils rentrent donc au pays», déclare avec ironie ce bout de femme aux dread locks façon Bob Marley, à la voix fine et rocailleuse à la fois.

Pochette de l’album TUWE
Journalducameroun.com)/n

100% camerounais
Pour ce premier projet discographique, Eddy s’est entouré des artistes de sa génération. « La nouvelle vague qui est entrain de redonner du souffle à la musique camerounaise » pour parler comme le manager Bob Ndedi. Arthur Manga, Haoussa Drums, Alain Oyono entre autres. L’album est sorti chez New World production, une structure présente au Cameroun depuis cinq ans et qui a eu le temps de suivre le parcours de plusieurs jeunes talents dont Eddy Berty. Un plan de suivi de l’artiste a déjà été établi sur les cinq prochaines années a laissé entendre le manager, et un plan de promo sera lancé dès ce vendredi 18 février sur tout le Cameroun. Voila qui peut donner de l’espoir à cet album qui somme toute est promu à un bel avenir.

Eddy Berthy en live à la conférence de presse
Journalducameroun.com)/n

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