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Egypte: sept jihadistes présumés tués, 15 militaires morts ou blessés

Sept jihadistes présumés ont été « éliminés » et 15 militaires ont été tués ou blessés dans une attaque « terroriste » contre un checkpoint dans le Nord-Sinaï égyptien, a annoncé samedi l’armée qui mène une offensive contre le groupe Etat islamique (EI) dans cette région.

L’Egypte, confrontée à une multiplication d’attaques de groupes extrémistes, a lancé l’année dernière une vaste campagne baptisée « Sinaï 2018 » pour déloger l’EI de la péninsule et « nettoyer » le pays du « terrorisme ».

Des jihadistes présumés ont attaqué un checkpoint dans cette péninsule de l’est du pays et les forces de sécurité ont riposté, conduisant à « un échange de tirs », a indiqué le porte-parole de l’armée, Tamer el-Refai, dans un communiqué.

« Un officier et 14 (soldats) ont été tués ou blessés », a-t-il ajouté, sans détailler.

Une source sécuritaire et des sources médicales ont rapporté à l’AFP que 11 membres des forces de sécurité avaient été tués et quatre blessés. L’attaque a eu lieu au sud d’Al-Arich, capitale du gouvernorat du Nord-Sinaï, selon la source sécuritaire.

« Sept takfiris (extrémistes sunnites) ont été éliminés lors de l’accrochage », a précisé M. el-Refai.

Les forces de sécurité ont assuré qu’elles continuaient à « traquer les éléments terroristes (en fuite) ».

Les autorités égyptiennes annoncent régulièrement la mort de jihadistes présumés dans des opérations. Mais les annonces de pertes importantes dans les rangs des forces de sécurité restent très rares.

Depuis la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi, des centaines de soldats et de policiers sont morts dans des attaques de groupes extrémistes.

Les civils sont également la cible d’attaques, notamment la communauté chrétienne copte orthodoxe. L’opération « Sinaï 2018 » avait été lancée le 9 février 2018 sur ordre du président Abdel Fattah al-Sissi, après un attentat qui avait fait plus de 300 morts dans une mosquée dans le Nord-Sinaï.

Au total, plus d’une trentaine de soldats et plus de 550 jihadistes présumés sont morts depuis le lancement en février 2018 de « Sinaï 2018 », selon l’armée. Aucun chiffre de source indépendante n’est disponible.

La presse n’est pas autorisée à se rendre librement dans le Nord-Sinaï mais l’armée organise de rares visites destinées aux médias étrangers.

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