Politique › Institutionnel

Elecam : Les délégués régionaux sont connus

La liste des représentants locaux de l’organe en charge des élections a été rendu publique

Une liste sujette à caution
La publication de la liste des représentants régionaux d’ELECAM, l’organe en charge de la supervision des élections au Cameroun soulève déjà une réelle polémique dans les milieux politiques au Cameroun. Cette fois encore, c’est la qualité des membres choisis qui posent problème. Quatre parmi eux sont des professeurs des lycées et collèges et un a pour qualité essentielle d’être titulaire d’une licence en mathématiques. Pour les observateurs ce n’est ni plus ni moins que le point de départ de la fraude sur d’éventuelles prochaines élections. Ils sont nombreux à suggérer qu’il aurait été préférable que l’état recrute pour des compétences avérés en matière de gestion des élections. Autre remarque, le nom du délégué pour la région de l’extrême nord n’apparaît pas, surement un oubli.

Une impression de déjà-vu
Cette avancée de la direction générale d’ELECAM vient s’ajouter à celle qu’elle a connu le 1er octobre dernier, avec l’installation des personnels nommés. Un personnel auquel on a reproché une forte appartenance au ministère de l’administration territoriale, surtout au sein de la division des affaires administratives et financières. Ndamou André, administrateur civil principal en est le chef. L’administrateur civil Souleymane Garga, lui aussi ancien du MINATD sera en charge de la cellule des affaires administratives. Madame Owoundi Marie Thérèse, administrateur civil principal, ancienne directrice des affaires administratives et financières à la Cameroon Radio and Télévision (Crtv), et ancienne haut responsable au Minatd revient à Elecam comme chef de cellule par intérim à la cellule des affaires financières de la division des affaires administratives et financières.

Des soupçons de préparation de fraude
Les observateurs estiment qu’en confiant le c ur de l’institution à d’anciens fonctionnaires de l’administration territoriale, l’administration favorable au RDPC veut par là même conserver une grande marge de man uvre sur les décisions qu’ELECAM sera appelé à prendre. La mise en place d’un organe électoral indépendant a longtemps focalisé le débat politique au Cameroun. L’opposition, à tort ou à raison a longtemps dénoncé la partialité de l’administration, surtout l’action des sous-préfets accusés de manipulations sur les listes électorales et de falsification des procès verbaux consignant les dépouillements des élections.

Des attentes déçues
En instituant ELECAM, l’état camerounais a voulu répondre aux préoccupations d’une opposition qui, appuyée par la communauté internationale, revendiquait une plus grande impartialité dans la gestion des élections au Cameroun. Si théoriquement l’institution a des compétences élargies dans le domaine, on relève tout de même que dans les faits l’institution est jeune et inexpérimentée, et surtout, elle est appelée à gérer pour une première fois des élections présidentielles. Ajoutée à ça le rapport étroit entre les membres d’Elecam et le parti au pouvoir (RDPC).

Samuel Fonkam Azu’u, président d’Elecam
Journalducameroun.com)/n
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