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Elecam : nouveau débat sur les conditions de travail des employés

Enow Abraham Egbe, lors de la session extraordinaire du conseil électoral d'Elecam (c) journalducameroun.com

Le conseil électoral et le directeur général des élections s’affrontent sur la question du traitement réservé aux employés dudit organe.

Le conseil électoral d’Elections Cameroon (Elecam) a tenu ce jour une réunion extraordinaire dont l’ordre du jour portait sur le fonctionnement de l’organe en charge des élections. Au terme de cette session à laquelle n’a pas pris part le directeur général des élections Abdoulaye Babale, les membres du conseil électoral ont « admis à l’unanimité » que des faits préalablement reprochés au directeur général des élections, étaient constitutifs « de fautes lourdes, conformément aux dispositions de l’article 25 alinéa 2 du code électoral ».

Dans le communiqué rendu publique à la fin de cette assemblée, le conseil électoral affirme que selon « des rapports des descentes de ses membres dans les démembrement territoriaux et au sein de la diaspora », un climat « délétère » marqué par « la démotivation généralisée des personnels d’Elecam à la veille des échéances électorales » avait été observé. On reproche notamment au directeur général une « gestion opaque et calamiteuse des ressources humaines et financière d’Elecam », ce qui impacterait sur l’image de l’organisation.

Le conseil électoral vient ainsi remettre au gout du jour le débat sur le traitement réservé aux employés d’Elecam. La question a fait les choux gras de la presse tout au long de la semaine, depuis qu’un quotidien local a annoncé en date du 16 mai, que le personnel de cette institution aurait écrit à Paul Biya pour exprimer un mal-être.

Ledit journal a indiqué que les griefs soulevés par les employés porteraient entre autres sur le gel des avancements depuis bientôt 04 ans (pour la quasi-totalité du personnel) ; le non-paiement des arriérés des avancements datant de 05 ans ; l’absence de protection sociale due au non reversement des cotisations à la Cnps depuis 03 ans, la détérioration sans cesse croissante des conditions de vie et de travail, l’absence de logistique pour les descentes sur le terrain. Des plaintes cependant non confirmées par les employés rencontrés par journalducameroun.com.

Le 22 mai dernier, le directeur général des élections, s’est exprimé sur le sujet lors d’un séminaire organisé par Elecam dans la ville de Douala. Face aux employés, Abdoulaye Babale a affirmé que sa direction a mis tout en œuvre pour résoudre les problèmes sus-évoqués. Il a annoncé avoir réussi le redressement des situations créées par les lenteurs administratives, notamment en ce qui concerne le cumul des arriérés de la CNPS et celui des effets financiers des avancements et des reclassements du personnel.

« Il était connu de tous que depuis le démarrage des activités d’Elections Cameroon jusqu’en 2015, la stratégie managériale de l’époque, n’avait pas accordé à ces domaines sensibles, toute la priorité qu’ils méritaient. Grâce à l’ingéniosité des responsables de la DAAF, il a été possible non seulement d’atteindre le niveau de paiement exigé par la CNPS mais aussi le règlement des 3/4 des arriérés du personnel pour les avancements et les reclassements, tandis que la dernière tranche sera réglée au cours du mois de juin 2018« , a-t-il assuré.

Des propos qui viennent remettre en question les accusations portées par le conseil électoral. Qui des deux protagonistes opposés dans cette affaire aura le fin mot de l’histoire? Dans tous les cas de figure, c’est le président de la République Paul Biya, seule personnalité ayant la capacité de démettre Abdoulaye Babale de ses fonctions, qui aura le dernier mot.

 

 



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