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Elections du 30 septembre et visite du Président Paul Biya au Vatican: Le Point de presse du Mincom

L’intégralité du propos liminaire d’Issa Tchiroma Bakary lors de la rencontre d’hier avec la presse

|b Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de la Communication,

Monsieur l’Inspecteur Général,

Messieurs les Conseillers Techniques, Madame, Messieurs les Inspecteurs,

Madame, Messieurs les Directeurs et Chefs de Divisions,

Chers Collaboratrices, Chers Collaborateurs, Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Chers invités,

Mesdames, Messieurs, ]

Au terme de notre échange du 13 septembre 2013, à l’occasion de l’ouverture de la campagne électorale en vue du double scrutin du 30 septembre dernier, nous avions pris l’engagement d’ uvrer, chacun en ce qui le concerne, pour le bon déroulement de l’élection des Députés à l’Assemblée Nationale et des Conseillers Municipaux, qui vient de s’achever.

Aujourd’hui que tous les résultats sont désormais officiellement connus, et que les différentes phases de prise de fonction sont en cours d’exécution, il m’a paru opportun d’organiser cette rencontre, afin que tous ensemble nous puissions dresser le bilan de cette double consultation électorale et dégager les perspectives qui en découlent à court, moyen et long termes.

Ce point constituera la première articulation de notre échange.

En second lieu, je vous propose de revenir sur l’importante visite officielle que le Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA vient d’effectuer auprès au Vatican; une visite pleine de significations et de symboles.

Mais avant toute chose, permettez-moi de vous souhaiter une chaleureuse bienvenue dans cette Salle de conférences de mon Département ministériel, et de vous exprimer ma gratitude et ma reconnaissance pour la spontanéité avec laquelle vous avez bien voulu répondre à mon invitation, malgré vos nombreuses occupations et contraintes professionnelles.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Au moment où tous les regards sont désormais tournés vers les nouveaux élus de la Nation que sont les Députés à l’Assemblée Nationale et les Conseillers Municipaux, ceux-là même à qui le peuple camerounais a confié, pour les cinq (05) prochaines années, d’une part, la gestion des affaires incombant à la Représentation Nationale, et d’autre part, celle relevant des collectivités territoriales décentralisées actuellement opérationnelles,

Nous pouvons convenir tous ensemble que l’élection du 30 septembre 2013 s’est déroulée dans le calme, la sérénité et la transparence. Nous conviendrons également que cette heureuse issue est avant tout à mettre à l’actif du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA.

Vous vous souvenez en effet que, dans son mes¬sage de fin d’année à la Nation le 31 décembre 2011, le Chef de l’Etat, Son Excellence Paul BIYA, avait solennellement pris l’engagement, devant le peuple camerounais tout entier, pour une évolution positive et durable de notre système électoral. Se référant à cette occasion à l’élection présidentielle du 09 octobre 2011, le Président de la République s’exprimait en ces termes, et je le cite «Je saisis cette occasion pour réaffirmer que les dysfonctionnements qui ont été constatés et qui, de toute façon, n’étaient pas de nature à remettre en cause les résultats de la consultation, seront corrigés avant les prochaines échéances électorales», fin de citation.

Cette volonté déclarée de modernisation de notre système électoral et partant, de parfaire le jeu politique dans notre pays, s’est d’abord traduite par la mise en chantier, puis l’aboutissement du processus d’élaboration d’un code électoral unique.

La loi portant promulgation de ce code électoral a été publiée le 19 avril 2012.

Cette importante réforme, longtemps souhaitée par les différents acteurs politiques, les leaders des organisations de la société civile, ainsi que les représentants de la communauté internationale, s’est faite avec leur participation et leur implication effective.

Prenant le pas de cette avancée significative, le Chef de l’Etat a ensuite pris l’option de faire procéder à la refonte totale du fichier électoral, en lieu et place d’une simple révision dudit fichier, qui n’aurait pas permis une remise en état des données relatives aux électeurs déjà présents sur les listes.

Afin d’optimiser cette opération déjà fort audacieuse, le Président de la République a, quelques temps après, prescrit l’introduction de la biométrie, pour accroître l’impératif de sécurisation des opérations d’enrôlement des électeurs, d’édition, puis de mise à disposition des cartes électorales à leurs légitimes propriétaires.

Cette innovation permettait également d’assurer une meilleure traçabilité de l’appartenance des cartes d’électeurs et de vérification de leur adéquation à l’inscription sur les listes électorales au moment du vote.

À tous ces différents niveaux, les acteurs poli¬tiques, la société civile et la communauté internationale vont une fois encore apporter une contribution significative.

Elections Cameroon, à qui il revient statutaire¬ment la charge de l’organisation et de la gestion du processus électoral et référendaire du Cameroun, a le mérite d’avoir mené de bout en bout ce processus, avec, comme cela est prévu par les textes en vigueur, l’accompagnement des administrations publiques concernées.

À la date de clôture des inscriptions sur les listes électorales, le nouveau fichier électoral comptait très exactement 5 millions 481 mille 226 électeurs.

Il est à noter qu’ELECAM sera parvenue à ce chiffre que l’on peut qualifier de record, sur une période d’à peine sept (07) mois.

Passé cette phase pré-électorale, la convocation du corps électoral en vue de l’élection du 30 septembre 2013 est intervenue le 02 juillet 2013, à la suite du décret présidentiel n°2013/220.

Répondant à cette convocation du Chef de l’Etat de par ses prérogatives constitutionnelles, toute la classe politique nationale s’est mobilisée pour prendre part aux deux compétitions électorales annoncées.

La publication des candidatures par ELECAM a donné lieu, comme cela est prévu en cas de besoin par le code électoral, à un abondant contentieux déféré selon le cas, devant la Chambre Administrative de la Cour Suprême pour l’élection des Conseillers Municipaux, et devant’ la Cour Suprême siégeant comme Conseil Constitutionnel pour l’élection des Députés à l’Assemblée Nationale.

Dans le cadre du contentieux pré-électoral qui s’est ouvert du fait des contestations des uns et des autres à la suite de la publication des listes des candidats par ELECAM, 76 recours ont été constitués pour les législatives, et 267 pour les municipales, soit 343 recours au total.

Sur les 76 recours formés dans le cadre de l’élection des députés à l’Assemblée Nationale, sept (07) ont donné lieu à une décision favorable aux requérants, 20 ont fait l’objet de désistement de la part des requérants, et 49 ont été rejetés.

En ce qui concerne les municipales, 30 recours ont fait l’objet d’une suite favorable à la demande des requérants.

Comme vous avez pu le constater par vous-mêmes, la Cour Suprême siégeant comme Conseil Constitutionnel, compétente pour connaître du contentieux relatif aux législatives, et la Chambre administrative de la Cour Suprême, habilitée à connaître du contentieux lié aux municipales, ont, en toute impartialité, rendu des décisions indifféremment favorables ou défavorables aux différentes parties prenantes, en l’occurrence ELECAM, le parti au pouvoir et les autres partis politiques.

Au terme de ce contentieux pré-électoral, 29 partis politiques étaient retenus pour prendre part à l’élection des Députés à l’Assemblée Nationale, et 32 pour celle des Conseillers Municipaux. Cette situation a donc permis à l’évidence de se rendre compte de l’engouement suscité par les dernières élections législatives et municipales au sein de la classe politique camerounaise.

C’était là, une preuve irréfutable, s’il en fallait encore, que cette classe politique avait choisi de faire confiance à notre système électoral et de parier en faveur d’un bel avenir pour notre démocratie.

Le contentieux étant ainsi vidé, la campagne électorale pouvait démarrer. Elle a été ouverte, conformément à la loi électorale, le dimanche 15 septembre 2013, et s’est achevée le dimanche 29 septembre 2013 à minuit.

Aucun incident majeur n’a été noté au cours de cette campagne.

Au contraire, on a assisté à une saine compétition qui s’est déroulée dans le respect des lois et règlements de la République, ainsi que de nos valeurs fondamentales à savoir, la paix et la solidarité nationale.

S’agissant des médias et de leurs modalités d’intervention dans la campagne électorale, mon Département ministériel a pris un ensemble de textes réglementaires, afin de garantir aux partis politiques en compétition, un accès libre, gratuit et équitable aux médias, et de donner la possibilité aux nombreux candidats en lice de s’exprimer et de toucher le maximum de potentiels électeurs. Je me réjouis de ce que toute la classe médiatique nationale se soit prêtée avec engagement, opiniâtreté et surtout avec professionnalisme, à cet exercice qui était loin d’être gagné d’avance.

Je vous présente donc mes sincères et chaleureuses félicitations à cet effet.

S’agissant des opérations de vote en elles-mêmes, se sont déroulées sur l’ensemble du territoire national dans 22 mille 540 bureaux de vote.

À une ou deux exceptions près (qui, du reste, ont été rapidement corrigées), le matériel électoral et toutes les autres commodités de vote ont été rendus disponibles en temps opportun par ELECAM, appuyé en cela par les administrations publiques concernées.

Les populations se sont, quant à elles, rendues massivement aux urnes, à preuve, le taux de participation particulièrement élevé, de l’ordre de 77% qui aura sanctionné le terme de cette élection.

Elles l’ont fait dans l’ordre, la discipline, le civisme, la responsabilité et la loyauté.

Le mérite de la réussite de ce scrutin leur revient également.

La communauté internationale, présente à travers les nombreuses missions d’observateurs, dépêchées dans notre pays pour la circonstance, ne s’y est donc pas trompée au regard du satisfecit général que lesdites missions ont attribué à l’organisation des élections.

La phase qui a suivi les opérations de vote, c’est-à-dire celle du dépouillement, des décomptes, puis de la proclamation des résultats, s’est elle aussi déroulée avec satisfaction.

Une fois le contentieux post-électoral vidé, la Cour Suprême siégeant comme Conseil Constitutionnel a procédé à la proclamation officielle des résultats au cours d’une audience solennelle en chambres réunies.

Au terme de ces résultats, les 180 sièges à pourvoir à l’Assemblée Nationale sont répartis ainsi qu’il suit:

– RDPC: 148 sièges; -SDF: 18 sièges; – UNDP : 05 sièges; – UDC : 04 sièges; – UPC : 03 sièges; -MDR:0l siège; -MRC :01 siège.

Au total, sept (07) formations politiques siégeront donc au sein de notre Assemblée Nationale pour les cinq (05) prochaines années, au prorata des suffrages qu’elles auront récoltés au cours de la consultation électorale du 30 septembre dernier.

Pour ce qui est de l’élection des Conseillers Municipaux, qui a connu la participation de 35 partis politiques, et en attendant le contentieux électoral éventuel qui sera vidé ultérieurement, la répartition des sièges remportés dans les 360 communes par les différentes formations politiques,se présente comme suit:

– RDPC: 305 communes;

-SDF: 21 communes;

– UNDP: 15 communes;

– UPC: 07 communes;

– UDC: 05 communes;

– MDR: 04 communes;

– UFP: 01 commune;

– PAP: 01 commune;

– IJMS: 01 commune.

Rendu au terme de ces deux scrutins, il convient de souligner, et avec force pour s’en féliciter, d’une part, la célérité des Commissions communales de supervision et de la Cour Suprême siégeant comme Conseil Constitutionnel, dans la proclamation des résultats des différentes élections ; d’autre part, l’entrée en scène de nouveaux partis dans notre espace politique; et enfin, la montée en puissance des femmes, tant à l’Assemblée Nationale que dans les exécutifs communaux.

En effet, sur les 180 Députes que compte notre Assemblée Nationale, 56 femmes vont y siéger, soit un pourcentage de 31,12% contre 13,88% lors de la dernière législature.

Cette diversification des acteurs et des actrices de notre champ politique témoigne de l’esprit d’ouverture et de la maturité de notre démocratie.

Mesdames, Messieurs les journalistes,

Chers invités,

Mesdames, Messieurs;

Comme vous pouvez le constater, la moisson de ce double scrutin aura donc été fort abondante, au regard des résultats-auxquels il aura abouti.

C’est la preuve, s’il en était encore besoin, que le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, a réussi le pari de la maturation de notre processus démocratique.

En effet, le double scrutin du 30 septembre der¬nier marque indubitablement un tournant décisif dans la consolidation de notre démocratie et son évolution vers un maximum de perfection.

Aujourd’hui, la maturité de cette démocratie don¬ne raison au Président de la République, Son Excellence Paul BIYA qui, pas à pas et inlassable¬ment, a su construire avec tact et méthode, ce processus démocratique.

C’est aussi la preuve que l’ensemble de notre classe politique s’est approprié les idéaux et principes prônés par le Chef de l’État, en dépit des différentes obédiences idéologiques et des appartenances politiques.

Le fait pour tous les acteurs politiques engagés ou non dans cette compétition électorale d’avoir, pour la première fois, accepté tous ensemble le verdict issu des urnes, renforce encore plus cette conviction; celle-là même que le Chef de l’État exprimait à la sortie de son bureau de vote le 30 septembre dernier, lorsqu’il louait les avancées de la démocratie camerounaise, la sérénité et l’engagement ayant caractérisé

la campagne électorale, avant d’inviter toutes les parties prenantes à accepter le verdict des urnes.

À présent que cette étape est achevée, de nouveaux enjeux vont s’ouvrir pour les échéances politiques à venir. Le temps qui s’écoulera d’ici à ces échéances permettra aux uns et aux autres de poursuivre notre quête commune, pour la consolidation de nos institutions et une fiabilité plus ac¬crue du jeu démocratique dans notre pays.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Comme je vous l’annonçais au début de mon propos, le second point à l’ordre du jour de notre échéance porte sur la visite officielle que le Chef de l’Etat a effectuée au Vatican du 16 au 21 octobre 2013.

À son arrivée le 16 octobre à Rome, le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, accompagné de son épouse, la Première Dame, Madame Chantal BIYA, a été accueilli au bas de la passerelle par le Représentant de Sa Sainteté le Pape François, le Nonce Apostolique, Monseigneur Francisco CANALINI et le Représentant du Gouvernement italien.

C’est le 18 octobre 2013 qu’a eu lieu le tête-à-tête entre le Pape François et le Président de la Ré¬publique au Palais Apostolique ; entretien qualifié de cordial selon le bulletin rendu public au terme de ce tête-à-tête par le Bureau de presse, ainsi que l’ensemble des organes de communication du Vatican.

Au cours de leur entretien, les deux (02) dirigeants ont relevé l’excellence des relations qui unissent les deux États depuis 1961, date de l’établissement des relations diplomatiques entre le Saint Siège et le Cameroun.

Au plan bilatéral, les deux Chefs d’État ont déci¬dé de renforcer la coopération entre leurs deux pays par la signature d’un Accord-cadre sur le statut de l’Église catholique au Cameroun.

Le Président Paul BIYA et le Pape François ont également parlé du climat de liberté qui pré¬vaut dans notre pays, notamment en matière de liberté religieuse, d’ cuménisme, et d’une manière générale, d’harmonie et d’entente entre les différentes religions.

Le Président de la République a salué l’importance de la contribution de l’Eglise catholique au développement du Cameroun, en ce qui concerne particulièrement les domaines de la santé, de l’éducation, de la paix et de la démocratie.

Au plan international, le Pape et le chef de l’Etat ont passé en revue la situation mondiale, avec un accent particulier sur les conflits armés qui déchirent l’Afrique à l’heure actuelle.

Il s’en est dégagé une convergence de vues sur la méthode et les stratégies idoines à adopter dans l’optique de la résolution de ces conflits, à savoir la concertation, le dialogue et la négociation.

Au sujet de la lutte contre la pauvreté, les deux (02) Hommes d’État se sont mis d’accord pour une mondialisation 4 la solidarité et de la fraternité, au contraire de la tendance à l’indifférence qui, malheureusement semble prévaloir dans les relations économiques internationales.

Au terme de leur entretien, le Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA, a invité le Pape François à se rendre en visite officielle au Cameroun, invitation qui a été acceptée.

Il s’en est suivi une séance d’échanges de cadeaux: de la part du Couple présidentiel, une statue de la Vierge à l’Enfant, une statue de saint François d’Assise et deux (02) chasubles avec étoles brodées à la main par les Révérendes s urs de la congrégation de Marie à Mvolyé.


Quant au Pape François, il a offert au Chef de l’État une médaille de son pontificat.

Le tête-à-tête du Président de la République avec le Pape a été suivi par une séance de travail avec le Secrétaire aux Relations avec les États, qui est le ministre des Affaires étrangères du Vatican, en la personne de Monseigneur Dominique MANBERTI, en l’absence du Secrétaire d’État, c’est-à-dire le Premier Ministre, en état de convalescence.

Tout au long de cette visite officielle, la Diaspora camerounaise a réservé un accueil des plus populaires et des plus chaleureux au Couple présidentiel, ainsi qu’à la délégation qui les y accompagnait.

Il s’est agi d’une visite couronnée de succès et qui est venu redorer l’ image de liberté pays à travers le monde, dans la mesure où, comme on le sait, le Pape est l’une des personnalités les plus écoutées, les plus informées et les plus consultées au monde.

Sur environ 180 États avec lequel le Vatican entretient des relations diplomatiques à travers le monde, 83 disposent d’Ambassadeurs résidant à Rome, dont 11 pays africains.

Le Cameroun y jouit d’une forte réputation de tolérance et de coexistence pacifique entre les cultures et les religions. De l’ensemble des pays africains, notre pays compte parmi les rares avoir reçu plusieurs fois les Chefs d’État du Vatican, qui sont aussi Chefs de l’Église catholique romaine.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Voilà donc l’essentiel de ce que je souhaitais avoir à échanger avec vous sur chacun des deux (02) points inscrits à l’ordre du jour de cette conférence de presse.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Le couple présidentiel à Rome
prc.cm)/n
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