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Elections présidentielles au Cameroun: Formation des spécialistes dans l’Adamaoua

50 jeunes observateurs ont été formés pendant 30 jours

C’est mardi 31 août que le rideau a été tiré sur 30 jours de formation initiés par le Centre International de Formation Appliquée en Démocratie, Développement, Ethique et Gouvernance (CIFADDEG).
Cinquante jeunes de la région de l’Adamaoua viennent de subir les épreuves de fin de formation à l’observation, à l’administration et à la gestion des élections malgré le doute et les incertitudes qui n’ont cessé de planer non seulement sur son effectivité, mais aussi et surtout sur la date du démarrage proprement dit de cette formation. En réalité, quand le Cifaddeg avait annoncé le recrutement de 25 000  »spécialistes des élections » avec un chiffre d’affaires prévisionnel pour l’organisation de ce concours qui s’élevait à un demi-milliard de francs CFA, beaucoup avaient vu en cela une forme d’arnaque, surtout que les frais de formation s’élèvent à 20 000 francs CFA par candidat. Certes le concours est lancé par le ministère de l’emploi et de la formation professionnelle mais la vigilance devait être de mise. Seuls les plus téméraires y ont cru et sont en train de se faire former par cette structure actuellement à travers le pays. Comme objectifs visés, outiller les différents participants aux techniques nécessaires à la gestion et à l’observation des élections selon les règles au Cameroun.

Selon Monsieur Mba Hyacinthe, Directeur Général de CIFADDEG, sa structure peut aujourd’hui se targuer d’être sur la bonne voie pour atteindre son objectif, celui de former plus de 25 000 spécialistes des élections à l’horizon 2015. Pour cette première phase de formation, plus de 5 000 jeunes camerounais ont été formés à travers le triangle national. En tant qu’institut de formation, le CIFADDEG permet aux demandeurs d’emplois d’acquérir des aptitudes professionnelles. Le CIFADDEG offre le savoir faire, c’est-à-dire que nous avons des objectifs purement et simplement académiques et non politiques déclare le Directeur du CIFADDEG, M. Mba Hyacinthe. Au terme de la formation, ce sont des candidats mieux outillés et bien armés pour contribuer au fonctionnement efficace des structures et organismes uvrant dans le secteur des élections, des droits de l’Homme, de la Démocratie, de l’Ethique et du développement. Ces 5000 jeunes qui viennent d’être formés à travers le pays sont désormais à même de mieux conduire les institutions démocratiques tant sur le plan national qu’international. Ils peuvent par exemple postuler à des emplois dans des institutions comme Elections Cameroon (ELECAM), la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) et les autres programmes des organisations internationales comme l’Union Européenne qui a un programme de mobilisation des observateurs internationaux, la Francophonie, le Commonwealth etc.

2011 étant une année électorale au Cameroun, la question qui se pose actuellement est celle de savoir si ces structures sont en mesure d’absorber tous les jeunes formés qui seront disponibles au terme de ce processus? Le doute est permis. Elecam vient, par exemple, de procéder à un vaste recrutement dans ses structures déconcentrées. Cela fait autant de postes non disponibles. Ils attendent d’être jugés au pied du mur.

Image d’illustration
Lepoint.fr)/n


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