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Emeutes de Sangmélima: des ressortissants du Noun annoncent une marche pour le 23 octobre

Emeutes à Sangmélima (c) Droits réservés

La marche qui devrait se tenir à Yaoundé est en soutien aux sinistrés des violences de Sangmélima qui ont perdu leurs commerces et autres biens.

Le rendez-vous est pris pour le 23 octobre prochain à Yaoundé. Le Collectif des ressortissants du Noun pour la lutte contre le tribalisme et la xénophobie entend organiser une marche publique pour soutenir «les fils du Noun (région de l’Ouest) résidant à Sangmélima […] qui ont été victimes de la barbarie des autochtones de cette localité. Ils ont vu leurs biens pillés, boutiques et magasins détruits, propos haineux, tribaux et xénophobes prononcés à leur endroit.»

Evoquant de pareils évènements survenus en 2004 à Lomié (région de l’Est), où plusieurs d’entre eux avaient été obligés de quitter la ville pour «avoir majoritairement voté pour un parti d’opposition» et le contexte dans lesquels les évènements de Sangmélima arrivent: cinq jours après la tenue du Grand dialogue national, les membres du Collectif veulent dénoncer les injustices subies par les Bamoun.

Le Collectif a saisi le 15 octobre dernier, le sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé II afin de déclarer cette marche dont l’itinéraire va du Palais polyvalent des sports-Ecole de police, avec pour point de chute le Carrefour sous-préfecture Tsinga.

Ibrahim Mbombo Njoya, sultan des Bamoun a offert 1 million Fcfa pour dédommager ceux qui ont perdu leurs biens suite aux émeutes de Sangmelima, dans la région du Sud.

Des actes de violence ont été enregistrés à Sangmélima, la semaine dernière. La mort d’un conducteur de moto taxi a conduit à des représailles des indigènes de la localité. Ce qui a vite dérapé en des affrontements interethniques. Des allogènes majoritairement des ressortissants du Noun, ont vu leurs magasins détruits.

 

 



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