Emmanuel Gustave Samnick : Je tourne la page de Mutations

Founding flatter de Mutations et de la Smc, celui qui était jusqu’à il y a quelques jours Dp du magazine Ndamba a décidé de quitter le groupe de presse

Un matin de septembre 1990. Au sortir de la grande réunion de rentrée de ce qui était encore l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information (Essti), nous nous retrouvons dans la salle de classe N°1, tout juste derrière l’escalier qui mène, en haut, à la bibliothèque et, en bas, aux différents studios professionnels. Un regard suffit pour que nous nous installions, tous les deux, au fond droit de la classe, devant la même table de deux. Nous avons gardé le même endroit (même en changeant de classe pour la 2e et la 3e années) jusqu’à notre sortie de l’école en juillet 1993. Prenant la même direction, celle du ministère de la Communication, à la même Direction des Observatoires et de la Réglementation, devant le même chef de service qui nous a appris à préparer des notes de service, et qui officie toujours avec le même aplomb et la même autorité au ministère des Relations extérieures… Les deux trajectoires professionnelles ne se sont jamais quittées, en dehors de notre expérience personnelle vécue à la Crtv (Fm 94 et poste national) entre 1994 et mai 1996. Entre temps, Emmanuel Gustave Samnick et l’auteur de ces lignes, mais aussi quelques autres de la même promotion comme Lambert Fotso ou Jean Robert Onana, avaient déjà préparé, à peine sortis de l’école, un projet de création d’un journal sportif dont le lancement effectif allait se heurter à la dure loi du milieu.

Ils se retrouveront en première ligne dans l’élaboration et le lancement de l’hebdomadaire Génération de feu Vianney Ombe Ndzana, avant de démissionner en groupe six mois plus loin, pour incompatibilité d’humeur avec le promoteur. Egs (comme l’appellent ses intimes) et moi-même allions nous retrouver à l’animation des journaux Dikalo et Challenge Hebdo, tout fraîchement rachetés par le Groupe Fadil et tous les deux dirigés par Tjade Eoné. Avant la longue et lente maturation du projet Mutations, de décembre 1995 à juillet 1996, en compagnie des Haman Mana, Alphonse Soh, Félix Cyriaque Ebolé Bola, Mireille Bisseck, Emmanuel Mbede, Serge Alain Godong (quoique ce dernier était un étudiant en stage dans un journal en création).
Bientôt 20 ans de journalisme «de terrain» où Gustave Samnick (qui aime à rappeler qu’il a fait une formation de journaliste radio avant de faire carrière dans la presse écrite, par un heureux concours de circonstances qu’il ne regrette manifestement pas), aura certes connu toutes les rubriques et toutes les promotions, mais sera resté toujours viscéralement attaché à la rubrique «Sports» où, finalement, il aura recueilli l’essentiel de ses lauriers professionnels. Jusqu’à la reconnaissance de ses pairs à travers le poste de président de l’Association des journalistes sportifs du Cameroun (Ajsc).

A ce jour, il n’est pas peu fier, dans ce couloir particulièrement difficile, d’être l’un des rares journalistes camerounais à avoir couvert toutes les coupes d’Afrique des nations de football depuis celle de 1998 au Burkina Faso (7 au total à ce jour), mais aussi toutes les coupes du monde de la même discipline et durant la même période, exception faite de celle de France 98 où un problème d’erreur sur l’accréditation de dernière minute l’empêcha de faire le voyage de l’Hexagone. Il est donc devenu, aux plans national et international, un interlocuteur de premier choix, un expert reconnu qui a tout autant pris part aux quatre derniers congrès mondiaux de la presse sportive.
Parcours naturellement mérité pour un personnage qui n’a pas sa langue dans la poche, mais qui s’est toujours caractérisé par une extrême rigueur professionnelleâ€,: coups de gueule aux conférences de rédaction comme aux réunions stratégiques de concertation avec pour conséquence de montrer l’exemple, de ne jamais se laisser prendre à défaut. Ainsi est-ilâ€,: aussi intransigeant dans le boulot que dégagé lors des soirées mondaines. Emmanuel Gustave Samnick le dit lui-même dans les lignes qui suiventâ€,: il ressentait depuis quelques mois comme un mélange de lassitude et de frustration, de se rendre compte qu’on n’arrivait pas à accompagner un projet éditorial en lequel il tenait tant. S’il part du groupe le c ur léger comme il l’avoue, il n’y a aucun doute qu’il saura rebondir ailleurs. Comme dans le football où ses coéquipiers l’appellent Luis Figo, il faut encore s’attendre à ses laisser surprendre par un coup franc malin. Et ce sera du «Sax» tout craché.

Emmanuel Samnick quitte Ndamba
Emmanuel Gustave Samnick)/n


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