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Emploi des jeunes au Cameroun: Peut-être le bout du tunnel?

Le gouvernement a signé des conventions avec des partenaires privés pour accroître la formation des jeunes

En procédant le 13 février 2009 à Douala à la signature des conventions avec trois organisations patronales, le ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Zacharie Perevet a affirmé que, la formation professionnelle est considérée dans la nouvelle vision du gouvernement comme une stratégie principale de l’accès à l’emploi. La convention signée avec le groupement inter patronal du Cameroun (Gicam), la chambre de commerce, de l’industrie des mines et de l’artisanat (Ccima), et le syndicat patronal des industries de l’hôtellerie et du tourisme (Spiht) doit permettre au gouvernement du Cameroun de mieux encadrer les jeunes, par l’harmonisation des différentes actions de formation professionnelle.

Plus concrètement, il est question pour les pouvoirs publics d’accueillir à l’horizon 2015, au moins 150.000 jeunes issus de l’enseignement primaire, du secondaire et de l’enseignement supérieur, ainsi que des travailleurs en cours d’emploi. Ceux-ci recevront en formation initiale et continue des compétences centrées sur le métier dans le but d’accroître la productivité de la main d’ uvre nationale, mais aussi, de lutter contre le chômage des jeunes et le sous-emploi.

le taux de sous-emploi au niveau national est passé de 76% à 69% en deux ans.
Rapport sur le chômage

La situation du chômage est d’ailleurs assez préoccupante avec des chiffres qui font frémir. En 2007, près de 3.000.000 de jeunes étaient en situation d’emploi inadéquat avec notamment 1.000.000 au chômage et 2.000.000 en situation de sous-emploi. Au cours de la même période, la troisième enquête camerounaise menée auprès des manages a révélé que le taux de chômage des jeunes était inférieur à 10% au plan national, dont 20% à Douala et 21% à Yaoundé. Dans le même sillage, le taux de sous-emploi au niveau national est passé de 76% à 69% en deux ans. Les mêmes sources précisent par ailleurs que l’essentiel des actifs, soit 90% s’insèrent dans l’informel où la productivité, et la rémunération du travail sont faibles, toute chose qui contribue à aggraver la pauvreté au sein des ménages camerounais.


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