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Emploi: Des structures pour résorber le chômage des jeunes au Cameroun

Les ministères de l’Emploi et de la Jeunesse ont mis sur pieds plusieurs programmes qui favorisent l’auto emploi des jeunes

Projet d’insertion socio-économique des jeunes par la création des micros entreprises de fabrication du matériel sportif (Pifmas)

Le programme d’appui à la jeunesse rurale et urbaine (Pajer-u), le projet d’insertion socio-économique des jeunes par la création des micros entreprises de fabrication du matériel sportif (Pifmas). Ce sont là quelques uns des programmes mis sur pied par les ministères de la Jeunesse et celui de l’Emploi et de la Formation Professionnelle pour combattre le chômage en milieu jeune. La célébration le 11 février prochain de la 43ème édition de la fête nationale de la jeunesse a donné l’opportunité à plusieurs jeunes camerounais de se faire une meilleure idée de ces programmes, mais surtout d’appréhender les opportunités qu’ils offrent. C’était dans le cadre de causeries éducatives, des tables rondes et autres évènements notamment la semaine de l’emploi.

Crée en 2007, le Pifmas se propose d’assurer l’insertion socio-économique des jeunes des villes et des bidonvilles du Cameroun par la fabrication et la vente du matériel sportif. De façon plus spécifique, il est question au cours de la phase pilote de trois ans (2007-2009) d’accompagner administrativement l’initiative jeune ; d’identifier et d’appuyer les groupes de jeunes dans le processus d’insertion ; de former les groupes de jeunes en technique de fabrication du matériel sportif et en gestion administrative et financière ; d’installer au profit des groupes les plus aptes une ligne de crédit et les appuyer en marketing ; de fabriquer et de commercialiser les produits à l’ échelle nationale et internationale. Pour bénéficier des financements du projet, les jeunes postulant en groupe ou individuellement, doivent s’inscrire auprès des responsables du projet, ou auprès des antennes provinciales du projet logées dans les délégations régionales du ministère de la jeunesse.

Elèves du collège de la Retraite, Yaoundé
Journalducameroun.com)/n

Programme d’appui à la jeunesse rurale et urbaine (Pajer-u)

Quant au programme d’appui à la jeunesse rurale et urbaine (Pajer-U), il entend accompagner le jeune en emploi et en auto-emploi aussi bien en zone rurale qu’en zone urbaine en respectant les équilibres statistiques de la population jeune. Une tranche de la population qui était estimée en 2006 à 1.515.216 personnes, soit 09,8% de la population totale du Cameroun. La phase pilote du Pajer-U lancée en 2007 et qui doit prendre fin en 2009, a pour objectif général de promouvoir l’insertion socio-économique des jeunes camerounais non scolarisés et déscolarisés âgés de 15 à 30 ans par le biais d’une mobilisation sociale et d’un encadrement technique et financier, en vue d’en faire le moteur véritable du développement de la nation. De façon plus spécifique, il est question de mobiliser pendant cette période 5.000 jeunes par le développement de leur compétences dans la création des entreprises véritables, et les accompagner aussi bien en emploi qu’en auto emploi ; de mobiliser des lignes de financements et identifier des structures de financements pour la création effective, en trois années, de 125 juniors entreprises et de 1500 micro activités par les jeunes dans les dix régions ; de proposer un mécanisme de financement spécifique et d’accompagnement en emploi et en auto emploi pour jeunes entrepreneurs. Pour bénéficier du Pajer-U, les jeunes postulants doivent s’inscrire auprès des responsables du programme indépendamment de leur niveau scolaire. Les conditions particulières de sélections sont précisées lors de chaque appel à candidatures.

Il y a lieu de préciser que le Pajer-U ainsi que le Pifmas ont bénéficié d’un appui financier du gouvernement pour la première phase (2007-2009). Le premier a bénéficié d’une enveloppe de 12 milliards de Francs Cfa, tandis que le second a reçu 650 millions de Francs CFA. D’autres programmes tel que le Panej et le Fonij ont reçu respectivement 165 milliards de Fcfa et 6 millions dans le cadre du programme gouvernemental de résorption du chômage en milieu jeune. Ces fonds de financement des projets sont remboursables après un certains moment défini par le programme.

Fonds national de l’emploi
Les projets sus-cités faut-il le préciser viennent appuyer l’action du fonds national de l’emploi (Fne), dans le cadre de l’emploi des jeunes. Depuis sa création en 1999, le fne à employer des milliers de jeunes. Dans sa stratégie, le Fne appui l’auto-création et la création des micros projets. Ce qui consiste à l’accueil et l’évaluation du candidat, à l’assistance au montage de son plan d’affaire, à l’évaluation de ce projet par le comité de crédit, à la formation, au financement et à l’installation du dit projet, et au suivi plus encadrement du candidat. En bonne place aussi le programme emploi diplômé (Ped), qui a pour but de faciliter l’insertion des jeunes diplômés et pérenniser l’entreprise. C’est un programme de stage pré-emploi basé sur le partage des frais d’indemnités (50%) par le Fne et l’entreprise. Le fne donne également l’opportunité aux entreprises de recruter des camerounais de l’étranger à travers le programme d’appui au retour des immigrés camerounais (Paric). Installé dans les villes de Yaoundé, Douala, Bertoua, Ebolowa, Maroua, et Limbé, le Fne organise des séminaires de formation dans ses locaux et ce sont les gens qui y assistent qui ont beaucoup plus d’opportunité d’avoir un travail.

Elèves du collège de la Retraite, Yaoundé
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