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Emploi : Pour la maîtrise des ressources au FNE

Les ministres des Finances et de l’Emploi et de la formation professionnelle en avaient décidé par arrêté conjoint.

Recouvrement de la taxe patronale de 1% pour le FNE
L’arrêté avait été signé depuis le 14 avril 2009. Ce n’est que le 10 Septembre dernier que la direction du FNE en a fait l’annonce. Cette taxe représente la contribution des entreprises à la promotion de l’emploi au Cameroun. Désormais le Fonds National de l’Emploi devrait en gérer la collecte et l’affectation. Pendant près de 20 ans, le Trésor public était chargé de son recouvrement, puis de son reversement au FNE. Un mandat qui a souvent été contesté. On reproche à cette manière de faire, des retards dans le reversement de la taxe patronale au FNE. Une situation qui a été souvent une limite pour une action efficace, dit-on au FNE. La preuve ? A moins de trois mois de la fin de l’exercice budgétaire 2009, le FNE n’a réalisé son budget arrêté en début d’exercice à 7,4 milliards de FCFA, qu’à 60% à cause, en partie, des retards observés dans la mise à disposition du FNE des fonds collectés par le Trésor public affirme Camille Moute a Bidias, le directeur général de cette structure.

Des objectifs plus maîtrisés
La nouvelle directive est d’une grande importance. Elle devrait permettre une meilleure maîtrise de cette ressource. Egalement escomptée, une collecte plus rapide permettant d’assurer de manière plus rapide les activités du FNE. 20 000 entreprises privées, publiques et parapubliques sont concernées. Selon le directeur général du FNE, des mails ont été déjà envoyés à près de 6000 entreprises concernées, pour les tenir informé de la nouvelle situation. Parallèlement, une campagne d’affichage est prévue dans les centres des Impôts. Grace à la redéfinition de son intervention dans la maitrise de ses ressources financières, le FNE devrait selon certains experts voir son budget presque tripler. Une conclusion que relativise Camille Moute à Bidias. Pour l’instant, nous ne connaissons pas quel sera l’impact de cette collecte sur les montants recouvrés. Au cas où il s’avère que nos ressources augmentent, forcément nous augmenterons aussi nos activités affirme-t-il.

Les jeunes, principaux bénéficiaires
Selon une enquête de l’institut de la statistique au Cameroun, le Cameroun connaît un taux officiel de chômage de 4,4%, 90% d’emplois crées dans le secteur informel. 70% d’entre eux touchent moins du salaire minimum (25000 FCFA). Crée en 1990, par le gouvernement le FNE d’après ses textes à pour but d’atténuer les effets néfastes du programme d’ajustements structurels dans ses conséquence sur l’emploi. Selon certains, cette entreprise ne remplirait pas sa mission générale, à savoir, la promotion de l’emploi sur l’ensemble du territoire.

Selon une enquête nationale sur l’emploi et le secteur informel, récemment publiée par le Cameroun, les jeunes seraient les plus touchés par le problème de l’emploi. Aujourd’hui les jeunes de moins de 17ans représentent la moitié de la population. Problème, l’offre ne suit pas. De plus en plus, le marché du travail se resserre, les offres de recrutements se font rares et inaccessibles même. Les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur en sont touchés. Un environnement économique. Le diplôme ne facilite plus nécessairement l’insertion professionnelle. Les jeunes se sentent exclus et préfèrent ainsi se rabattre dans le secteur informel. Avec ses nouvelles possibilités le FNE aura désormais peu d’excuses pour justifier ses résultats parfois très mitigés.

Camille Moute A Bidias, Directeur Général du FNE
Journalducameroun.com)/n
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