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Emplois au Cameroun: Le gouvernement fixe des orientations pour les offres

Le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle a signé une note qui invite les acteurs des offres d’emplois à plus de transparence

Le gouvernement camerounais envisage de porter une attention plus grande à la gestion des offres d’emploi. Ces dernier temps, le ministre Zacharie Perevet en charge de l’emploi et de la formation professionnelle intervient dans les médias pour expliquer le sens d’une circulaire signée par lui en début d’année, relative à la gestion des recrutements dans les organisations présentes au Cameroun.

Il m’a été donné de constater que la plupart des chefs d’entreprises publiques ou privées, ainsi que les promoteurs des organismes de placement tant publics que privés ne publient pas à travers les canaux légaux de communication les informations relatives aux postes vacants au sein de leurs structures ou aux offres d’emploi dont ils sont connaissance.
Zacharie Perevet, ministre de l’emploi et de la formation professionnelle

Selon lui, cette absence de publication va à l’encontre de la prescription du président de la république, qui invite à gérer les recrutements sur la base de l’égalité des chances. La note ministérielle instruit ainsi aux personnes concernées à plus de transparence et d’objectivité dans les processus de recrutement. Dans le même temps il indique les offres devraient se faire dans des délais suffisants pour permettre un examen sérieux des dossiers, soit 45 jours au moins.

Je vous invite dorénavant à bien vouloir publier vos offres d’emplois à travers les canaux légaux de communications que sont la CRTV radio et télévision, Cameroon-tribune, et le cas échéant la presse écrite privée et audio visuelle pour une large diffusion.
Zacharie Perevet, ministre de l’emploi et de la formation professionnelle

Le népotisme et le clientélisme dans les recrutements des entreprises n’est pas une cause, mais un effet. Il résulte d’une conjonction de facteurs, dans lesquelles on retrouve la pauvreté, la pseudo solidarité africaine, qui veut que lorsqu’on a une position, on soit obligé d’abord d’aider les « siens ». L’exemple commence dans de nombreuses administrations publiques. Lorsqu’on entre dans un ministère, on peut aisément savoir de quelle partie du pays est originaire le ministre, rien qu’en regardant ses collaborateurs dont la présence dépend de lui. A Yaoundé où se trouvent la majorité des entreprises à capitaux publics, le clientélisme et le clanisme sont les plus répandus. On est rarement informé sur les offres d’emplois. L’autre facteur de mauvaise gestion des recrutements est parfois celui de l’incompétence ou l’ignorance des responsables des ressources humaines. Les personnes qui en ont la responsabilité n’intègrent pas parfois que leurs actions doivent intervenir dans le cadre d’une stratégie d’ensemble avec pour objectif la croissance et la création des richesses. Du coup on recrute très facilement un membre de la famille ou du clan ou même du groupe spirituel pour des raisons très subjectives. Certaines autres entreprises suivent au moins la démarche logique et légale, mais en amont, elles pipent les dés. Leurs proches sont toujours favorisés. La structure des employeurs camerounais est de plusieurs ordres. Il y a les entreprises étrangères, ensuite l’Etat (public et parapublic) et enfin les entreprises familiales. Le ministre Perevet aura donc fort à faire car le recrutement au Cameroun est aussi un instrument politique très puissant.

Zacharie Perevet, ministre camerounais de l’emploi et de la formation professionnelle
237online.com)/n
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