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Emprunt obligataire de l’état du Cameroun: La prorogation du délai de souscription de l’emprunt obligataire a surpris

Alexandre Maymat chef de file des banques associées explique

Inquiétudes des potentiels souscripteurs
En rallongeant la période de souscription de l’emprunt obligataire de 200milliards de FCFA à 5,6% net que l’état du Cameroun a lancé le 06 Décembre 2010, les organisateurs de ce projet ont jeté un froid sur l’opération qui semblait plutôt bien partie. La conséquence première est l’annonce par les autorités d’une nouvelle date de clôture fixée au 20 décembre prochain, d’ailleurs le ministre des finances (Minfi) a saisi la Commission des marchés financiers pour approuver la nouvelle échéance, certains experts ont même assimilé ce report à une impréparation manifeste qui est venue confirmer toutes les craintes observées avant le lancement des démarches. N’empêche le représentant du consortium des prestataires des services d’investissement (Psi) Alexandre Maymat se veut rassurant sur l’ensemble du processus.

Cette opération est un succès, c’est un succès d’abord parce que les informations que nous avons au titre des souscriptions qui sont déjà entre les mains de la Douala stock exchange (Dsx) et des promesses qui ont été faites par des investisseurs, le montant des 200 milliards devraient être atteints.
Alexandre Maymat

Bien plus Alexandre Maymat laisse entendre que’au fur et à mesure que la nouvelle échéance approche l’intérêt des potentiels souscripteurs va grandissant d’où le changement de date dix jours au départ c’étaient très court par rapport à ce que sont les références internationale en général pour un emprunt d’un tel montant les périodes de souscription sont plutôt de trois semaines. La seconde raison avancée par le chef de file des Psi pour expliquer cette situation est le gros travail de pédagogie qu’il y a eu à faire autour de l’opération Alexandre Maymat rappelle donc que c’est la première grosse opération faite par le Cameroun, c’est la première opération de cette envergure réalisée à la Dsx, il faut du temps pour expliquer, faire assimiler les mécanismes de sécurité, expliquer aux épargnants potentiels ce qu’ils vont gagner et comment ils vont récupérer leur argent, toute chose qui nécessite un peu de patience. Malgré cette assurance ce 15 décembre un constat se dégage le Cameroun n’aurait pas pu mobiliser les 200 milliards envisagés en terme chiffré la semaine dernière à Libreville j’ai annoncé un montant de 120 milliards, aujourd’hui dans les souscriptions réellement reçues on est dans les 150 milliards et nous avons des promesses qui devraient couvrir le reste avoue celui qui est par ailleurs le Directeur général de la Société générale de banque au Cameroun.

L’opération a connu d’énormes problèmes au démarrage
Dans ce jeu de sérénité affichée, les acteurs laissent croire que l’opération évolue normalement malgré le temps de mise en uvre assez court. Alexandre Maymat admet néanmoins que le démarrage n’était pas facile les premiers jours de souscriptions ont été des jours extrêmement pénibles car les premières souscriptions ont été faibles parce que les Psi ne disposaient pas encore de toutes les informations leur permettant d’appliquer toutes les procédures, aujourd’hui tout se passe bien. Le succès de cette opération est bien entendu conditionné par la mobilisation intégrale du montant sollicité.

l’autre chose qu’il faut savoir c’est que le report est aussi dû au fait que nous voulions permettre au maximum de souscripteurs potentiels de venir apporter leur contribution, deuxième point un certains nombre de souscripteurs particuliers parce qu’ils sont des filiales des multinationales ont besoin de plus de temps pour obtenir les accords de leur maison mère s’agissant des agréments.
Alexandre Maymat

Même si notre interlocuteur ne le dit le retard pris par la sensibilisation des investisseurs des autres pays de la sous région a quelque peu ralenti leur engagement, ce n’est qu’après le lancement des opérations de souscriptions que les autorités camerounaises se sont rendues au Congo et au Gabon pour demander aux probables investisseurs d’y mettre leur argent. L’emprunt du Cameroun est ouvert sur le marché de l’Afrique centrale, naturellement la majorité des souscripteurs viennent du Cameroun mais on peut observer des apports des autres pays, des sources affirment à ce sujet que 30% des fonds récoltés sont issues de ces pays là et Alexandre Maymat ne cache pas sa joie : je prends un exemple de la Société générale de banque de la Guinée équatoriale qui vient de faire une souscription de 5 milliards de FCFA. J’ai été très agréablement surpris par l’intérêt que les hommes d’affaires du Congo et du Gabon ont manifesté lors de la descente du Minfi dans ces deux pays. Tout compte fait, ce sera le 20 décembre 2010 qu’on pourra tirer les véritables leçons de cette initiative. On ne perd rien à attendre.

Alexandre Maymat, irecteur général de la Société générale de banque au Cameroun
Camereco.com)/n



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