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Emprunt obligataire: Le Tchad se lance sur le marché financier

L’opération est baptisée «Emprunt Etat Tchadien 6% net 2011-2016» elle vise la mobilisation de 100 milliards de Fcfa

Financer l’investissement et la dette intérieure
Après le Gabon en 2007 et le Cameroun en 2010, la République du Tchad est le troisième pays en Afrique centrale a lancé un emprunt obligataire sur le marché sous régional, et pour mieux convaincre les éventuels investisseurs de cette zone une délégation d’experts financiers conduite par le ministre tchadien des finances et du budget a entrepris de parcourir quatre des cinq pays choisis, notamment le Gabon, le Congo Brazza, la République centrafricaine et le Cameroun. Une tournée qui s’est achevée ici à Douala ce Jeudi où était prévu le lancement solennel de cette opération, cette étape a surtout consisté à présenter les contours de l’emprunt. De cette présentation justement on retiendra que le nom de baptême est intitulé «Emprunt Etat Tchadien 6% net 2011-2016». Selon la note d’information ledit emprunt a pour but de financer les projets d’investissements public indispensables pour le développement du Tchad et apurer la dette intérieur

Les caractéristiques de l’opération
Dans les détails le montant global sollicité est de 100 milliards de Fcfa, ce qui correspond à une émission de 10 millions d’obligations donc le prix de la souscription est de 10 000 Fcfa pour un taux d’intérêt net estimé à 6%, la période de souscription s’étant va du 24 mai au 23 juin 2011, les titres cet emprunt seront cotés à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac) et les personnes physiques et morales sont concernées qu’elles soient de la Cemac ou non. Aujourd’hui nous sommes le troisième pays à lancer un emprunt obligataire dans la sous région, nous constatons aussi que la Banque centrale qui doit lancer son emprunt ne l’a pas encore fait, ça veut dire que nous continuons à prendre du retard alors que 10 ou 15 années sont déjà passées du coté de la zone Uemoa ou cette pratique est monnaie courante et le principal mode de financement des économies a regretté le ministre tchadien des finances et du budget Gata Ngoulou. S’agissant des mécanismes et sureté de remboursement, il est prévu l’ouverture d’un compte de domiciliation de l’Etat du Tchad dans les livres de la BEAC destiné à recevoir par le biais d’une lettre d’instruction irrévocable, le paiement des impôts sur les sociétés dus à chaque trimestre civil, par ailleurs l’ouverture d’un compte séquestre destiné exclusivement au remboursement dans les comptes d’Ecobank est prévu. Pour cette cérémonie de lancement le ministre tchadien des finances et du budget s’est fait accompagné par son homologue camerounais Titti pierre lui-même ministre délégué auprès du ministre des finances chargé du budget, son constat est le suivant : je ne vais pas vous faire l’insulte de vous rappeler que nous sommes des états ou beaucoup de choses sont encore à faire, nos états ont donc un grand intérêt à jeter les bases d’un développement durable et l’emprunt obligataire est une excellente réponse à cette préoccupation.


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Cmf – Cosumaf bataille rangée
Au centre de cet emprunt d’aucun n’ont pas manqué de susurrer sur le conflit latent entre les deux bourses sous régionale notamment la Douala stock exchange (Dsx) au Cameroun et la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale, une bataille qui s’exprime aussi au niveau des deux régulateurs, à ce sujet chef Théodore Edjangue le président de la Commission des marchés financiers (Cmf) relativise l’essentiel compte tenu de la nouveauté de ce genre d’opération dans nos pays c’est la protection des épargnants et des investisseurs en valeur mobilière, un jeu de mots partagé par Alexandre Gandou le président de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) nous ne voulons pas faire dans la langue de bois, réellement entre la Cmf et la Cosumaf les rapports sont cordiaux, néanmoins nous sommes l’autorité de régulation du marché de l’Afrique centrale, nous avons hérité des prérogatives de la puissance publique de ces états pour accomplir toutes les missions qui sont dévolues à tout régulateur. Seulement pour rendre le présent emprunt opérationnel au Cameroun, en plus de l’autorisation de la Cosumaf l’état du Tchad a sollicité celle de la Cmf, façon peut être de rappeler que le Cameroun c’est le Cameroun.

Des projets de développement à réaliser
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